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L’Arabie saoudite menace les Pays-Bas de sanctions suite à la grave offense de Geert Wilders

La litanie des propos islamophobes proférés par Geert Wilders, le tribun fielleux du populisme néerlandais, a provoqué le courroux royal en Arabie saoudite après que l’une de ses flèches empoisonnées ait outragé l’un des cinq piliers de l’islam et devise du royaume : « Il n’y a de Dieu qu’Allah et Muhammad est le messager d’Allah ».

Rien ne réfrène les ardeurs provocatrices du leader du PVV, l’un des proches alliés de Marine Le Pen au sein de la coalition des eurosceptiques partis à la conquête de cette Europe si détestée, et fidèle à sa stratégie gagnante de la diabolisation, ce dernier a poussé le bouchon de l’offense jusqu’à insulter la Terre Sainte, et au-delà les musulmans du monde entier, en brandissant fièrement sur des autocollants reproduisant l’étendard saoudien et imprimés en nombre : "l'Islam est un mensonge, un criminel Muhammad, le Coran est poison." 

Alors que l’indignation est à son comble au sommet de la monarchie wahhabite, l’heure n’est pas aux échanges épistolaires pour exiger de l’infâme chef de file de l'extrême droite néerlandaise qu’il feigne la contrition, mais plutôt aux représailles économiques à l’encontre de sa nation, pénalisée pour laisser prospérer un redoutable semeur de haine sur le terreau du nationalisme et des préjugés anti-musulmans.

Le porte-parole du ministère néerlandais des Affaires étrangères, Friso Wijnen, n’a pas fait mystère du vif ressentiment qui anime les autorités saoudiennes, indiquant, samedi, en conférence de presse : "Nous avons des informations selon lesquelles l'Arabie saoudite envisage des mesures commerciales contre les Pays-Bas". Une annonce corroborée par le site d’Arab News qui précisait au même moment que "les entreprises néerlandaises ne figureront plus dans les projets locaux du royaume, et que le nombre de visas délivrés pour les hommes d'affaires néerlandais seraient revus à la baisse."

Après avoir pris ses distances avec Geert Wilders, le gouvernement néerlandais serait bien avisé de franchir un pas supplémentaire en le mettant une fois pour toutes au ban de la société, ce que la justice, mal inspirée, s'était refusée à faire en 2011, préférant le laver des accusations « d’incitation à la haine », à la consternation de la communauté musulmane des Pays-Bas, son bouc émissaire tout désigné.

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