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La Palestine célèbre l’obtention de son nouveau statut onusien

Tirs d'armes automatiques en l'air, feux d'artifice et embrassades, c’est dans l'euphorie communicative que la nouvelle stature internationale conférée à la Palestine par l’ONU a été accueillie par la rue palestinienne.

La foule rassemblée à Ramallah, devant le siège de l’Autorité Palestinienne, a laissé éclater sa joie à l’annonce de l’accession de la Palestine au rang d’Etat observateur, un petit pas dans la cour des grands, mais une indéniable victoire diplomatique acquise à une majorité confortable, sans être pour autant écrasante, de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.

«Allah Akbar (Dieu est le plus grand)», ont entonné en choeur des milliers de Palestiniens, célébrant un vote historique dans la liesse populaire, sans se projeter dans un avenir déjà assombri par les représailles financières américaines et israéliennes qui menacent, et par cette petite phrase d’Hillary Clinton qui a refroidi l'atmosphère : «ce vote est contre-productif», a-t-elle lancé, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU Susan Rice enfonçant le clou : «La résolution malheureuse et contre-productive d’aujourd’hui met encore plus d’obstacles sur le chemin vers la paix, et c’est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre».

Le président palestinien Mahmoud Abbas avait invité jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU à signer «l'acte de naissance» d’un Etat palestinien en lui octroyant le statut d’Etat observateur à l’ONU. «L’Assemblée générale est invitée aujourd’hui à produire un acte de naissance de l’Etat de Palestine dans sa réalité», a-t-il déclaré devant les 193 pays membres avant le vote.

La «dernière chance de sauver la solution à deux Etats»

Il a affirmé que ce vote constituait la «dernière chance de sauver la solution à deux Etats» (Israël et un Etat palestinien) et promis de«tenter de ranimer les négociations» de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans.

Il a rappelé que ce jour marquait le 65ème anniversaire du vote par l’ONU d’une résolution en 1947 sur le partage de la Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe, ce qui «est devenu l’acte de naissance d’Israël». «65 ans plus tard jour pour jour (..) l’Assemblée générale est confrontée à un devoir moral (..), à un devoir historique qu’elle doit remplir sans délai» dans le but de «préserver les chances de paix», a-t-il lancé.


 

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