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La mairie d’Amiens se rebiffe contre Giesbert, l’affreux sans-gêne du Point

Pourquoi diable s’encombrer de la vertueuse probité intellectuelle, une qualité qui  ne court pas les rues et se fait rare dans les salles de rédaction, quand on fait partie de la vénérable éditocratie de droite, obsédée par le péril vert et sa rentabilité, et que l'on a choisi, comme Le Point, de forcer le trait en décrivant l’invasion de « Cet islam sans gêne » ?

Sa tête pensante, Franz Olivier-Giesbert, s’en est d’ailleurs allègrement délesté en épinglant, dans son éditorial au vitriol, la reddition de la ville d’Amiens devant l’islam galopant. Ou du moins ce que ses divagations journalistiques ont pris comme telle, d'autant plus qu'Amiens est aux mains des socialistes…

Mais à trop vouloir caricaturer l’islam pour mieux le diaboliser, le patron du Point s’est pris les pieds dans ses jugements à l’emporte-pièce, décelant dans l’appellation de la manifestation de fin d’année « Parfums d’hiver», sans aucune référence à Noël, l’imaginaire capitulation de la municipalité Amiennoise devant le diktat musulman.

Stupeur et émoi dans la capitale de Picardie à la lecture de cet article sarcastique signé FOG, qui a pris ses hallucinations islamophobes pour la réalité. Critiquant les «pleutres que nous sommes», permettant à l'islam de gagner sans effort «le terrain qu'on lui cède», ce dernier s’en est pris à la mairie d’Amiens : «C’est ainsi, chose comique, que les notables d’Amiens en sont venus à débaptiser le traditionnel marché de Noël, ô le vilain mot, pour l’appeler marché d’Hiver, ce qui est quand même infiniment plus joli ».

Dans un courrier publié par le Courrier Picard, la directrice de la communication de la mairie d'Amiens, Annick Carbonnier, s’est insurgée contre cette «spéculation hasardeuse», et a explicité ce qui a présidé au choix du nom «Parfums d’hiver» : si le marché de Noël a été rebaptisé «Parfums d'Hiver» en 2008, ce n'est certainement pas pour complaire par avance aux sans-gêne de l'islam picard, mais pour«se démarquer de tous les marchés de Noël qui foisonnent désormais dans les villes et villages», peut-on lire dans le quotidien régional.

Cette missive de clarification, non sans ironie, attend que FOG, dans un sursaut d’éthique, rétablisse la vérité lors de la prochaine parution de son magazine. Une vérité dont il a largement dévié pour répandre des approximations délétères, témoignant d’une désinvolture insolente qui est à l’image de son numéro sur l’islam : affreusement sans gêne !

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