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La fête du Mawlid 1442 : Appel à mettre en valeur les aspects les plus structurants de l’œuvre du prophète Muhammad (PBSL) et de son message de Paix, d’Amour et de Miséricorde

 Mohammed MOUSSAOUI, président du CFCM

Le mois hégirien de la naissance du prophète Muhammad, Paix et Salut soient sur Lui (PBSL), débute ce dimanche 18 octobre 2020. La fête du Mawlid, commémorant cette naissance, correspond cette année à la nuit du 28 au 29 octobre 2020. À cette occasion, je présente à l’ensemble des musulmans de France mes vœux les plus chers de santé, de bonheur et de prospérité.

La célébration de cette fête par des lectures coraniques, des chants, des prières et des méditations sur l’œuvre de notre prophète (PBSL), est aussi l’occasion de transmettre à nos enfants les valeurs authentiques du message prophétique.

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À cette occasion, je réitère mon appel aux imams et enseignants pour opérer une révision profonde dans l’enseignement de la vie du prophète Muhammad (PBSL), afin de mettre en valeur les aspects les plus représentatifs et les plus structurants de son oeuvre et de son message de Paix, d’Amour et de Miséricorde.

L’actualité tragique qu’a connue notre pays avec l’assassinat lâche et abject du professeur d’Histoire Samuel Paty, m’oblige à dire solennellement que l’évocation des caricatures dites « de Mahomet » pour justifier un crime ignoble, est une insulte à la mémoire du prophète et à son message. Face à cela, nous devons réaffirmer avec force que rien, absolument rien, ne saurait justifier l’assassinat d’un Homme.

Face aux dites « caricatures de Mahomet », j’appelle les musulmans de France et d’ailleurs à suivre l’exemple de notre prophète (PBSL) et à cesser de répondre ou de réagir à ce type d’expression.

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Le prophète a toujours ignoré les provocations de cette nature : la tradition rapporte, en effet, qu’au passage du prophète Muhammad (PBSL) devant une foule, certains ont crié « Ô Mudammam » (mot arabe signifiant laid et détestable). Le prophète continua son chemin sans réagir. Certains de ses compagnons ont voulu attirer son attention sur ces cris, il se contenta alors de leur dire : « ils s’adressent à « Moudammam », moi, je m’appelle Muhammad ».

Et à ceux qui souhaitent faire de la caricature un moyen de moquer les religions et leurs symboles, je leur rappelle qu’entre la liberté d’expression et la volonté d’offenser, il y a le devoir de responsabilité et de fraternité.

Parallèlement, les musulmans doivent accepter la critique de la religion musulmane et ses fondements, dans le cadre d’un débat intellectuel et philosophique libre. Le Saint Coran a lui même relaté ce type de débats, en citant fidèlement les arguments des contradicteurs et en répondant aux critiques sans jamais appeler à violenter ceux qui les émettent.

La sagesse est de répondre par des arguments et, en même temps, de rejeter et condamner la violence.

Je réitère mon appel aux fidèles et aux responsables musulmans à la plus grande vigilance dans le contexte sanitaire actuel, et face à la menace terroriste. En concertation avec les pouvoirs publics locaux, les mesures nécessaires à la sécurisation des rencontres et des manifestations spirituelles de cette fête devront être mises en place.

En cette occasion bénie, j’élève des prières vers Allah pour la paix, la sécurité et la prospérité de notre pays, et pour davantage de solidarité, de fraternité et de concorde entre tous nos concitoyens.

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Paris, le 18 octobre 2020
Mohammed MOUSSAOUI
président du CFCM

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