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Huit britanniques musulmans roulent vers La Mecque à vélo, au cours d’un “Hajj Ride” pour la Syrie

Ils sont partis de Londres, le 14 juillet, la fleur au fusil et le cœur en bandoulière, huit citoyens britanniques de confession musulmane ont décidé de repousser leurs propres limites, au cours d’un périple long de six semaines qui n’aura rien d’une promenade de santé mais dont l’objectif suprême constitue une prodigieuse source d’émulation : rallier la Terre Sainte à vélo, afin d’accomplir le pèlerinage de toute une vie.

Désireux de faire revivre l’esprit du Hajj dont ils déplorent qu’il « n’existe plus », ces huit fidèles, parmi lesquels trois sont originaires du Bangladesh, quatre du Pakistan et le dernier et non des moindres, Abdul Wahid, celui sans qui le Hajj Ride n’aurait jamais vu le jour, est un Anglais converti à l’islam depuis onze ans, se sont fixés un défi de taille, à l’aune du grand voyage spirituel auquel ils aspirent tant : récolter 1 million d’Euros pour l’aide médicale en Syrie.

Roulant à fond, chaque jour que Dieu fait, sans s’économiser ni s’écouter, sous les couleurs de l’organisme de bienfaisance « Human Aid », ces cyclistes amateurs, qui portent haut les valeurs du cinquième pilier de l’islam, cheminent depuis plus de trois semaines, à travers notamment la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche…, sur une route jalonnée d’obstacles, mais aussi parsemée d’agréables surprises et de belles rencontres.

Une fois parvenus en Egypte, après avoir embarqué à bord d’un ferry à Venise qui les conduira en Grèce, pays qu’ils sillonneront, sans changer de braquet, et d’où ils s’envoleront vers Alexandrie, avant de rejoindre Hurghada, ils prendront à nouveau un ferry pour se rendre à Yanbu, leur première ville étape en Arabie saoudite.

Grand instigateur de cette traversée à vélo inédite qui représente un véritable exploit sportif pour ces huit coureurs inexpérimentés, derrière lesquels bat le cœur de pèlerins en quête d’une purification de l’âme, Abdul Wahid désire ardemment renouer avec la tradition musulmane du « voyage spirituel » dont il regrette qu’elle soit tombée en désuétude.

« L’esprit du Hajj a été perdu. Auparavant, les gens voyageaient pendant la moitié d’une année, voire une année entière pour se rendre à La Mecque. C’est avant tout un voyage spirituel et c’est une chance pour nous de tisser des liens avec des musulmans du monde entier », a-t-il déclaré à Al-Arabiya, en espérant pouvoir insuffler cet état d’esprit auprès de la jeune génération, comme s’il s’agissait d’un souffle nouveau.

Tout au long du parcours, Abdul Wahid, entouré de son équipe de choc dont Saifullah Mansser, un imam officiant à Northampton et cycliste occasionnel, est impressionnant de volonté, déploiera des trésors d’énergie pour sensibiliser l’opinion au caractère d’urgence que revêt l’aide humanitaire en Syrie, tout en se faisant le porte-drapeau de l’humanisme et de la noblesse de l’islam.

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