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Hayat Sindi, ou l’irrésistible ascension d’une brillante scientifique saoudienne

Véritable pionnière à qui aucun plafond de verre ne semble résister, la brillante scientifique saoudienne Hayat Sindi poursuit son irrésistible ascension vers le sommet, sa quête d’innovation et d’excellence ayant aboli tous les obstacles sur sa route, même ceux réputés insurmontables, pour se hisser dans des enceintes prestigieuses.

Sa passion pour la science et la biotechnologie lui a fait franchir allègrement les frontières jusqu'au Royaume-Uni, où elle est arrivée adolescente, enthousiaste et ambitieuse, bien que ne maîtrisant pas les rudiments de la langue de Shakespeare. Un détail pour la prometteuse chercheuse en provenance d'Arabie saoudite, qui s’est familiarisée en un éclair avec les idiomes « so british », sa scolarité et carrière étant très vite jalonnées de succès, tandis que ses inventions furent saluées par ses pairs du monde entier.

La talentueuse Hayat Sindi a aussi le don d’enchaîner les titres de gloire, et après avoir été la première femme scientifique saoudienne à être promue ambassadrice de bonne volonté au sein de l’Unesco, celle-ci vient d’entrer dans les annales politiques de son pays en faisant partie des 30 premières femmes nommées à l’Assemblée consultative, le Conseil de la Choura, afin de siéger dans le temple consultatif officiel régenté par le roi Abdullah, parmi les 150 membres qui le composent.

Mais cette haute distinction qui couronne le parcours sans faute de celle qui fut classée par l’influent hebdomadaire américain Newsweek comme l'une des 150 femmes qui marquèrent le monde de leur empreinte en 2012, ne l’étourdit pas au point de reléguer au second plan son programme de bourses pour faire émerger une nouvelle génération d’inventeurs et d’entrepreneurs au Moyen-Orient.

Toute l’énergie de Hayat Sindi est aujourd’hui concentrée sur le développement de l’entreprenariat scientifique, un concept novateur comme elle seule pouvait le concevoir et le parachever. "Nous devons célébrer les cerveaux", a-t-elle coutume de dire, ajoutant "Nous avons beaucoup d’émissions de divertissements, de musiques, Arab Idol et tant d’autres, aussi est-il grand temps de célébrer les cerveaux à la télévision !".

"Au Moyen-Orient, les gens sont fatigués d'entendre que nous n'avons pas d’inventeurs", fait-elle remarquer, avant de souligner : "Ce qui est basé sur la science et la technologie effraie, parce que les gens ne veulent pas toucher à cet investissement, ils veulent toucher quelque chose qu'ils comprennent. La science et la technologie ont été si longtemps éloignées de nos préoccupations", insiste-elle, tout en se disant convaincue de la pertinence de sa recherche de nouveaux talents en la matière. Hayat Sindi, la femme savante aux multiples casquettes, continue d'innover et de défricher le terrain, même là où le rigorisme religieux est en vigueur, en détectant les têtes bien pleines et génies en herbe de demain.

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