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Felixia Yeap, l’ex-playmate de Playboy, est « née à nouveau » grâce à l’islam

Felixia Yeap, de son vrai nom chinois Chin Yee cher à son cœur, c’est la fabuleuse histoire de la renaissance à la vie de la première playmate malaisienne de Playboy, sous le voile libérateur de certaines chaînes aliénantes, qui a de quoi ébranler les certitudes de toutes celles et ceux qui s’évertuent à mesurer l’émancipation de la femme à la longueur d’une jupe ou plutôt d’une mini-jupe, et à ce qu’elle porte sur la tête davantage qu’aux neurones qui en font une tête bien pleine…

Dans sa vie antérieure, l’ex-reine de beauté et première dauphine de Miss Monde en 2006 était tellement libérée qu’elle s’enfermait volontiers dans l’éternel rôle de la femme objet de tous les fantasmes, un rôle vieux comme le monde et terriblement réducteur, où l’on cherche vainement la puissance émancipatrice vantée par un sexisme occidental qui ne dit pas son nom.

Après une volte-face à 180 degrés, signe d’une prise de conscience fulgurante, Felixia Yeap avait amorcé en 2012 un début de métamorphose en prenant la pose ou en défilant sur les podiums revêtue d’un hijab, en sa qualité de nouvelle égérie d’une marque de vêtements islamiques. Une transformation qui lui a valu les railleries blessantes et critiques acerbes de son entourage mais aussi de ses fans, plus habitués à la voir exhiber ses formes à tous les regards qu’à les dissimuler de leur concupiscence. Plus de 148 000 d’entre eux s'étaient alors déchaînés sur sa page Facebook, qualifiant sa démarche de « coup de marketing » grossier, tandis que d’autres clamaient à qui voulait l’entendre qu’elle cherchait à s’unir à un nabab du Golfe.

Deux ans plus tard, la jeune femme, qui a brisé net tous les stéréotypes en brisant sa propre aliénation, n’a pas fléchi ni devant les quolibets, ni devant les insultes, même si parfois elle se sentait "écrasée et vaincue", choisissant le jour symbolique de son anniversaire pour confier publiquement être "née à nouveau". C’est en effet vendredi dernier, jour de ses 28 ans, que Felixia Yeap a révélé au monde sa conversion à l’islam, au terme d’un cheminement intime de plus de sept mois, au cours duquel elle s’est plongée dans le Coran et s’est imprégnée de ses préceptes.

Sur la route sinueuse et jalonnée de ressentiments haineux qui l’a menée vers une proximité éclairée avec le Très-Haut, seule sa mère aimante s’est tenue à ses côtés, acceptant son inclination du cœur en lui donnant sa bénédiction, imperméable à l’intolérance et à la méchanceté humaines qui n'ont cessé de jeter l’opprobre sur sa fille, trahissant un racisme anti-musulman primaire.

"Mon nom chinois signifie la tranquillité et l'élégance et je souhaite le conserver",  a déclaré celle qui n'est connue du grand public que sous son nom de scène. "Aujourd'hui, ce n'est pas seulement mon anniversaire, mais c’est aussi le jour où je suis née à nouveau. Le jour où je reviens enfin, après 28 ans, à la maison", a-t-elle ajouté en rendant un vibrant hommage à sa maman, son plus grand soutien, consciente que nombre de convertis n’ont pas eu la même chance qu’elle, contraints de choisir entre deux maux, le moindre : soit subir le désaveu de leur famille après avoir dévoilé leur conversion, soit taire leur nouvelle identité de musulmans à leurs proches.

"Dès que j’ai arboré le hijab dans le cadre de mon contrat avec la marque de vêtements islamiques, je me suis sentie profondément musulmane, et ma quête de sens a démarré ce jour-là. J’ai dû surmonter beaucoup d’épreuves et d’affronts avant de prononcer la Shahada", a-t-elle souligné, en lançant un regard affectueux et reconnaissant à sa mère souriante, les deux femmes étant unies par un amour filial indestructible, dont la haine de l’altérité, aussi implacable soit-elle, ne viendra jamais à bout.

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