in

En Turquie, le quotidien studieux des futures « gardiennes du Coran »

Entre deux cours de religion, des jeunes filles en tenue islamique jouent à la marelle, chantent, échangent des confidences et font du manège. Des moments de détente bien né­cessaires face à la lourde responsabilité qui leur incombe. Scolarisées loin de leurs familles dans des internats coraniques, ces jeunes Turques ont entrepris d’apprendre par cœur et de réciter les 6 236 versets en arabe du Coran, dont elles ambitionnent de devenir les « gardiennes » (hafiz). Agées de 8 à 17 ans, elles vont consacrer trois ou quatre années de leur vie pour atteindre cet objectif.

Répétition, mémorisation, psal­modies vont occuper l’essentiel de leurs journées, depuis 5 heures du matin, pour la première prière, jusqu’à 21 heures. « Un exercice qui demande discipline, dévotion et concen­tration », explique Sabiha Çimen, qui a saisi les images des futures « gardiennes » du Coran ­pendant leurs loisirs. Les internats qu’elle a visités, dans cinq villes d’Anatolie, ne se laissent pas faci­lement pénétrer par les pho­tographes. Mais Sabiha Çimen, 35 ans, y a ses entrées.

Publicité

Emotion lors de l’examen final

Les internats coraniques pour filles n’ont pas de secrets pour cette native d’Istanbul. « Quand j’avais 12 ans, j’ai étudié pendant trois ans dans une école coranique avec ma sœur jumelle, raconte-t-elle. C’est un cercle étroit, un milieu que je connais bien, car mes sœurs aînées aussi sont des hafiz. » En montrant « les moments de rêves et de hardiesse » de ces jeunes élèves, leur complicité, la photographe espère contribuer à mieux faire connaître la culture islamique, ­ « souvent mal comprise dans les pays occidentaux ».

Le Monde

Publicité
Publicité

Laisser un commentaire

Chargement…

0

Le Bahreïn, le « Wall-Street » de la finance islamique

Régionales et Départementales : l’UDMF adresse 28 148 MERCIS à ses électeurs