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Ecosse : une conférence sur l’islam, placée sous le signe de l’espoir

Ils étaient plus de 800, musulmans et non-musulmans, en provenance d'Edimbourg, Glasgow et Dundee à s’être pressés, dimanche, à la conférence organisée par des associations musulmanes dans la capitale écossaise, attirés par une thématique qui sonnait comme une belle promesse : « Conférence espoir, l’islam n’est pas ce que vous pensez ».

Conforté par le succès de cette grande première, Zahid Ali, le porte-parole du groupe à l’origine de la manifestation, a pu mesurer combien  le désir de dissiper les noirs préjugés, semeurs de troubles, de peurs et de divisions, est une aspiration profonde et très fédératrice, capable de transcender tous les clivages.

Ouverte au plus grand nombre, de toutes confessions et sensibilités, dans l’enceinte du palais des congrès d’Edimbourg, la conférence a été conçue comme un vaste espace social, favorisant l’entre-connaissance et la convivialité des échanges entre des concitoyens dont les routes ne se croisent pas dans la vie quotidienne, ou si rarement. Et quand bien même emprunteraient-ils parfois les mêmes chemins, la banalisation des clichés anti-musulmans les ferait très vite bifurquer vers une autre voie…

"Nous voulions offrir un espace social, un lieu familial, pour les personnes de toutes les religions, afin qu'elles se rencontrent et qu'elles dialoguent en toute liberté", a expliqué Zahid Ali au quotidien The Scotsman, ce dernier se félicitant de l’intérêt suscité par les interventions d’experts de haut vol et de grands témoins, parmi lesquels figuraient Yvonne Ridley, la célèbre journaliste de la BBC, convertie à l’islam après avoir été détenue par les Talibans, Yusuf Estes, ex-musicien et producteur de musique américain qui a également embrassé l’islam,  et Kamal El Mekki, entre autres.

"L'islam, une religion de paix et d'espoir", "L'islam mal compris: le rôle des médias", ou encore "Les femmes opprimées dans l'Islam", les sujets dits sensibles et suscitant des débats invariablement passionnels, où seule la déraison l’emporte, ont été abordés objectivement, sereinement et de manière constructive.

"D'un côté, nous avons été pris en otage par des fondamentalistes radicaux et de l'autre côté nous sommes pris pour cible par des gens qui pensent que tous les musulmans sont des extrémistes", a renchéri Zahid Ali, alors que l’événement était encensé par le ministre de la Justice, Kenny MacAskill en personne. Présent à l’inauguration, cette grande figure de la politique écossaise n’a pas tari d’éloges au sujet de la nécessité de telles rencontres entre musulmans et non-musulmans pour déconstruire les clichés pernicieux,  préjudiciables à tous.

Elle s’annonçait très prometteuse, la conférence porteuse d’espoir sur l’islam, cette grande religion inconnue, a rempli sa mission salutaire et s’est installée durablement au pays des légendes ancestrales et des mythes celtiques.

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