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DSK, le nanti qui roule sur l’or, dans le collimateur de la presse

Si la presse française, qui tire à boulets rouges sur Dominique Strauss-Kahn et son train de vie dispendieux, après qu’une photo l’ait pris sur le vif montant dans une porsche, optait pour un autre exutoire que l’écrit, nul doute qu’elle lui enverrait en pleine face des mocassins de luxe, à 5 000 euros la paire (pas moins !), en signe de sa plus vive réprobation !

Le Président du FMI avait réussi à esquiver le jet de chaussures qui l’avait pris pour cible en Turquie, mais le grand bourgeois de la gauche caviar aura beaucoup plus de mal à se sortir de ce faux-pas franco-français, qui écorne irrémédiablement son improbable image d’élu providentiel, proche du peuple, ou plutôt de la plèbe…

Si le parti socialiste mise sur l’incarnation de la gauche nantie et dorée pour fédérer sa base, alors indéniablement Strauss-Kahn est son meilleur atout, à l’image de l’article de France-Soir qui épingle celui qui mène grand train, entre son six-pièces dans le XVIe arrondissement, le 240 m2 place des Vosges, la maison de 380 m2 à Washington, ou encore le riad douillet de Marrakech.

DSK s’est offert les services du tailleur d’Obama“, affirme France-Soir, en ajoutant que le patron du FMI aurait commandé trois costumes sur mesure chez Georges de Paris, les prix pratiqués allant de “7.000” à “35.000” dollars. L’Express digère mal la pilule également, et fustige dans ses colonnes un mondain qui roule sur l’or, dont l’opulence s’évalue à l’aune des « collections d’oeuvres d’art dont a hérité son épouse Anne Sinclair », ou du coût faramineux de la cuisine de leur somptueuse villa de Washington estimée à “125.000 euros”, une bagatelle…

Le Parisien/Aujourd’hui en France se focalise, pour sa part, sur la « Firme » qui phosphore autour de lui pour redorer son blason, et le parer de toutes les vertus. Une “dream team” de communicants, tous issus de l’agence de communication Euro RSCG, dont “le style fait grincer rue de Solférino“.

La presse étrangère, quant à elle, s’en donne à cœur joie, faisant des gorges chaudes d’un drôle de présidentiable qui joue les divas, quand ce n’est pas l’arlésienne, ménageant l’insoutenable suspense sur sa participation ou non aux primaires de son camp. The Guardian se fait railleur en évoquant un “Porschegate“, tandis que le belge De Standaard s’interroge : “un socialiste dans une Porsche, est-ce possible ?“, la meilleure chute revenant à la marque allemande Porsche qui n’a pas résisté à ironiser dans des encarts publicitaires : “Porsche ne fait pas de politique, mais de belles mécaniques“.

Dominique Strauss-Kahn, l’homme qui, quand il se rase le matin, ne pense pas à l’avenir de la France mais à ce « qu’il pourrait faire pour Israël », aura au moins à son actif un résultat : contribuer efficacement à jeter l’électorat ouvrier dans les bras de Marine Le Pen !

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