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Des associations musulmanes organisent des soupes populaires pour les plus nécessiteux des Américains

C’est devenu un rituel mensuel vers lequel se presse l’Amérique des laissés-pour-compte et des sans-voix, le vendre vide et en grande détresse, qui, grâce à la solidarité et l’entraide musulmanes, ont l’assurance de bénéficier de repas consistants et chauds dans une ambiance fraternelle qui, elle, réchauffe le cœur.

Ils sont des milliers de nécessiteux à se bousculer, tous les mois, aux soupes populaires organisées par des associations caritatives musulmanes, des mosquées et des centres islamiques, dans les quartiers des centres-villes du New Jersey et de Pennsylvanie. Devant des tables dressées sur les trottoirs, où sont disposés du pain, de l’eau, des fruits, et des bols fumants de soupe, les traits émaciés par la faim et la souffrance s’estompent le temps de profiter pleinement du moment.

A la pâle lueur de la misère comptabilisée et en recrudescence dans un pays que l’on croyait immunisé contre la paupérisation de sa population – en 2011,  46,2 millions de personnes, soit près de 15 % de la population américaine, vivaient dans la pauvreté, selon le Bureau du recensement des États-Unis, tandis que 17,9 millions de ménages étaient en insécurité alimentaire – on mesure mieux l’apport précieux que constitue cette main tendue musulmane vers les plus démunis et vulnérables des Américains.

"Nous répondons à un immense besoin, et nous ne pouvions pas rester sans agir, nous souhaitions plus que tout  venir en aide au plus grand nombre. En tant que musulmans, nous remercions Allah pour cette opportunité et Al-hamdulillaah, nous entamons notre troisième année de distribution de soupe populaire. Si les gens nous posent des questions sur l'Islam, alors nous leur fournissons oralement des explications facilement compréhensibles", a déclaré Aliza Haniff, l’une des responsables du programme « Soup Kitchen » mis en œuvre par l’Association nationale islamique (NIA) qui gère une mosquée à Newark, dans le New Jersey.

Depuis trois ans, cette association collabore étroitement avec l’organisme d’aide sociale Hunger Relief (AMHR), dont la vocation est de coordonner la collecte et la distribution de victuailles. Des partenariats pérennes établis avec des grandes surfaces et des entreprises locales lui permettent de recevoir les produits alimentaires de première nécessité, tandis que les mosquées, les centres islamiques et les groupes de services sociaux se chargent de les distribuer à travers des banques alimentaires et des soupes populaires.

Nourrissant la grande ambition d’éradiquer le fléau de la faim qui frappe en plein cœur la première puissance mondiale, avec son long cortèges de victimes, AMHR espère essaimer dans les centres-villes de la côte Est. "Nous souhaitons développer les partenariats avec les mosquées, les centres islamiques afin d'intensifier le programme des soupes populaires. Nous envisageons de créer un groupe de travail bénévole dédié afin de combattre la faim, en multipliant les soupes populaires, en mettant sur pied des semaines de sensibilisation à la faim, et en augmentant le nombre de repas livrés à domicile ainsi que les banques alimentaires", a indiqué l’organisation sur son site.

Tout un programme, serait-on tenté de dire, ou quand des musulmans comblent le vide cruel laissé par l’Etat américain, agissant urgemment et concrètement là où le gouvernement brille par son absence et son impéritie, préférant d'autres théâtres d'opérations extérieurs très coûteux.

 

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