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De plus en plus de femmes saoudiennes fument la chicha

L'interdiction pour raisons de santé, formulée par le ministère de la Santé, de fumer la chicha dans les cafés et autres lieux publics n'empêche pas les femmes saoudiennes de se réunir dans des appartements pour passer outre, en fumant le narguilé, considéré comme une mode. Ce phénomène, qui touche de plus en plus de femmes âgées entre 30 et 40 ans, et notamment celles qui sont mariées, inquiète sérieusement le gouvernement saoudien. Suleiman Al-Sahbi, le porte-parole d'une association anti-tabac, a révélé que le taux de tabagisme chez les femmes saoudiennes avait augmenté de 8% depuis le début de l'année 2014.
 
La grande majorité des  femmes saoudiennes qui fument le narguilé vivent dans des grandes villes (Riyad, Djeddah et Alkhobar).  Fumer le narguilé est, certes, une tradition au Moyen-Orient, mais pour le Dr. Mouna Al-Shawwaf, chef du département de psychiatrie à l'hôpital du Roi Fahd à Djeddah, et expert international auprès de l'ONU dans le traitement de la toxicomanie, le fait de voir de plus en plus de femmes saoudiennes fumer la chicha s'explique également par une volonté de s'émanciper de la domination masculine dans un pays réputé pour ses mœurs conservatrices. 
 
 

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