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Dans une Tunisie au bord du gouffre, l’évasion fiscale se porte bien

Alors que la Tunisie, en pleine crise financière, s’apprête à recevoir l’aval définitif du Fonds monétaire international pour un financement de 1,9 milliard de dollars, la question de l’évasion fiscale des grandes fortunes du pays refait surface. Comme beaucoup d’exilés fiscaux, certains hommes d’affaires tunisiens se tournent vers Chypre.

Entre 2017 et 2019, plus de 2 500 personnalités du monde entier, y compris des criminels, des fraudeurs fiscaux, des escrocs, des fugitifs et des personnes corrompues, ont reçu des “passeports en or” de la république de Chypre, indique le site d’investigation tunisien Al-Qatiba. “Au passage, la partie européenne de l’île chypriote a empoché, depuis 2013, pas moins de 8 milliards de dollars d’‘argent sale’.”

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Al-Qatiba s’intéresse tout particulièrement au système mis en place par Taïeb Bayahi, l’un des plus importants hommes d’affaires tunisiens, pour “tisser un réseau d’entreprises aux objectifs suspects entre Chypre, la France et un certain nombre d’autres pays de manière à l’épargner de tout soupçon d’infractions ou de crimes pouvant tomber sous le coup de la Loi antiterroriste et de prévention du blanchiment d’argent”.

Un cas emblématique

Directeur de l’Institut arabe des chefs d’entreprise depuis cinq ans, Taïeb Bayahi, 58 ans, a dû attendre trois ans avant de pouvoir bénéficier de la nationalité chypriote, “cheval de Troie” pour ses desseins. Entre 2017 et 2018, l’homme d’affaires et sa famille obtiennent enfin le graal, qui leur permettra par la suite de bénéficier de plusieurs avantages fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne comme ailleurs.

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