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Algérie : quelques pistes pour un changement pacifique du régime

L’ Algérie vient de vivre des moments exceptionnels de sa jeune histoire de Nation indépendante. En un mouvement, autant espéré qu’inattendu, les Algériennes et les Algériens se sont exprimés avec une ampleur et une détermination qui étonnent le monde entier.
En un référendum à ciel ouvert, ils se sont prononcés, sans ambiguïté, contre le 5ème mandat et pour un changement pacifique du régime en faveur d’une démocratie moderne.
Aujourd’hui, 10 mars, nous sommes dans la situation où le Peuple souverain, a prononcé ses décisions. Le régime politique s’est, symboliquement, effondré, la Constitution, triturée et maltraitée par le pouvoir lui-même, est devenue caduque. La légitimité populaire a été retirée aux institutions.
Si ce qui reste de ce régime s’entête à refuser la sentence populaire, les risques d’une déflagration pourraient tout emporter.
Jil Jadid, dont les positions ont été limpides depuis sa création, avec sa proximité constante avec le peuple et son engagement déterminé à « aider le régime à s’en aller », est aujourd’hui interpellé avec force, par les événements.
Jil Jadid a contribué, sans conteste, à la prise de conscience populaire, à la mobilisation citoyenne et à l’affranchissement de la peur. Fidèle à sa devise, « le devoir d’agir », Jil Jadid s’impliquera dans la recherche d’un dénouement favorable à cette exceptionnelle ferveur populaire pour l’instauration d’un véritable Etat de droit.
Jil Jadid refusera et dénoncera toute tentative de détournement de la volonté populaire et agira exclusivement et avec honneur, dans l’optique de faire aboutir les exigences citoyennes.
Pour organiser cette remise du pouvoir au peuple, Jil Jadid propose le processus suivant :
1/ A travers une « lettre présidentielle », le Président reconnait son inaptitude à gouverner et annule les élections présidentielles d’avril 2019.
Il charge une personnalité consensuelle ou un comité, d’engager immédiatement des consultations avec la classe politique, les syndicats, la société civile et des personnalités nationales,
– Pour la mise en place d’un « Forum National », dont les membres seront bénévoles,
– Et pour former un gouvernement neutre, non partisan, dont la durée et les missions seront également négociées (entre 6 et 12 mois).
2/ La Constitution actuelle est suspendue dans la définition des attributions politiques, l’Assemblée Populaire Nationale, le Conseil de la Nation et le Conseil Constitutionnel sont dissous par le Président de la République.
3/ « Le Forum National » désignera par consensus, une personnalité ou un comité, pour assurer les fonctions de Chef de l’Etat pour la continuité de l’Etat.
4/ Le Chef de l’Etat (ou l’Instance Présidentielle) ainsi que les membres du gouvernement, s’engageront à ne pas se présenter aux élections présidentielles.
5/ Le Président de la République se retire définitivement dès l’extinction de son mandat, le 26 Avril 2019.
6/ Le gouvernement, dont les membres devront accomplir la feuille de route négociée, s’attellera, en collaboration avec les partis politiques, dans le cadre du Forum National, à préparer les conditions d’une véritable élection dans un délai raisonnable (12 mois).
– Avec la mise en place d’une commission indépendante de l’administration et dont la composante sera négociée,
– La refonte de la loi électorale,
– L’ouverture des médias.
7/ Dès l’élection du nouveau Président de la République, engager un processus constituant pour une Loi fondamentale consensuelle, couronné par un Référendum.
8/ L’organisation des élections législatives et mise en place des Institutions prévues par la nouvelle Constitution.
Le Président
Soufiane Djilali

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