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Des centaines de Saoudiens ont assisté au premier Festival de Jazz du royaume

Il y avait du groove dans l’air à Riyad, jeudi soir dernier, alors que le tout premier Festival de Jazz du royaume wahhabite donnait le « la » à une ouverture culturelle et artistique sans précédent, s’inscrivant, en rythme, dans le vaste plan de réformes « Vision 2030 ».

Plus de 2 000 personnes, dont des centaines de Saoudiens, se sont pressées vers la scène musicale dressée à l’extérieur de l’hôtel Intercontinental pour assister, voire même vibrer au son du Groovz Jazz Festival, l’événement du week-end en Arabie saoudite qui a déjà fait date.

Comblés au-delà de leurs espérances, les organisateurs de la première édition d’un Festival réussi, qui a trouvé son public et sera le prélude à une longue série d’autres, ont observé avec satisfaction que leurs concitoyens, femmes et hommes, écoutaient avec un plaisir manifeste les prestations de groupes venus du Royaume-Uni, des Etats-Unis et du Moyen-Orient.

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Il n’était pas rare de les voir se balancer en cadence et ils furent nombreux à entonner en chœur le refrain de « Hôtel California » des Eagles, encouragés en cela par le chanteur libanais Chady Nashef.

« Je suis tellement heureux de me lever ce matin pour me produire devant mes compatriotes !», s’est exclamé le local de l’étape, le musicien Saleh Zaid, membre du groupe Min Riyadh, qui attendait le grand jour avec impatience.

Son enthousiasme était partagé par d’éminentes personnalités saoudiennes qui, sans l’ombre d’une note discordante, ont approuvé à l’unisson la tenue de ce Festival unique en son genre dont certains espèrent qu’il fera des petits.

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« C’est une chance rare de se rencontrer », s’est félicitée la femme d’affaires très en vue, Rana Al-Mohammed, tandis qu’un habitant de Riyad, visiblement enchanté de sa soirée, louait la volonté réformatrice affichée par le tout-puissant prince héritier Mohammed bin Salman, qui se concrétise chaque jour davantage. « Ce festival montre que nos dirigeants veulent que l’Arabie saoudite s’ouvre à la modernité et à d’autres cultures », s’est réjoui Salem al-Ahmed.

Et ce n’est que le début des réjouissances, puisque les autorités saoudiennes prévoient de consacrer 64 milliards de dollars au développement des activités culturelles et de divertissements dans tout le royaume, mais aussi d’investir dans de nouvelles installations impressionnantes, à la pointe de la technologie, telles qu’un opéra majestueux.

« Nous construisons déjà l’infrastructure », a confié au Guardian le chef de l’Autorité générale de l’audiovisuel, Ahmad bin Aqeel al-Khatib, en indiquant avec une pointe de fierté : « Si Dieu le veut, vous verrez un véritable changement d’ici à 2020 ».

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