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Cameroun: un village converti à l’Islam a revu son jugement sur deux soeurs siamoises

Considérées au départ comme un mauvais présage, les sœurs siamoises, Shevoboh et Pheinbom, aux prénoms prédestinés «nous acceptons de tout cœur l’œuvre de Dieu», ont contribué, une fois opérées, au rayonnement de l’Islam dans un petit village du nord-ouest camerounais, suscitant des conversions en nombre.

Le 5 févier 2007, dans un petit centre de santé de Babanki Tungo, Ngong James Akumbu et Emerencia ont eu deux petites filles, Shevoboh et Pheinbom, dont la particularité physique, extrêmement rare, en a fait des pestiférées.

Leur village a vu, en effet, cette naissance d’un très mauvais œil, les deux bébés étant perçus comme une malédiction par la localité camerounaise. Leur mère, Emerencia Nyumale, confiait alors sa souffrance : Les gens qui me voyaient les porter partaient en courant et je me sentais si coupable, si seule»,se lamentait-elle.

Les habitants de Babanki sont allés encore plus loin en suggérant de «tuer ces enfants ou les jeter dans la rivière» a précisé Rebecca Taba, une chrétienne catholique qui s’est convertie à l’lslam.

Le centre médical n’étant pas assez équipé pour prendre en charge les sœurs siamoises et tenter une opération très délicate, un appel a été lancé sur Internet auquel le roi d’Arabie saoudite a décidé de répondre.

Reliées à la cage thoracique, à l’abdomen et aux hanches, Shevoboh et Pheinbomont ont subi une opération très lourde, pendant plus de 15 heures, avant d’être enfin séparées. Après cette intervention réussie,  le regard des habitants camerounais a commencé à changer et une nouvelle vie, plus radieuse, s’offrait aux jumelles. Ces dernières s’apprêtent d’ailleurs à retourner incessamment sous peu en Arabie Saoudite pour y recevoir des prothèses.

L’opération n’a pas été bénéfique que pour les deux fillettes, elle a aussi produit un effet salutaire sur les mentalités. Ainsi, à l’arrivée de l’équipe médicale saoudienne, l’ensemble des villageois camerounais, dont le chef du village en personne, ont été particulièrement sensibilisés au message de l’islam, et se sont convertis en masse. Ngong James Akumbu, le géniteur des jumelles, appelé aujourd’hui “Abdallah Wagf”, a déclaré : «Nous étions affectés positivement par les prières de ces musulmans. Avant et pendant l’opération, ils nous ont réconfortés. A la fin c’était un succès total, j’ai cru à leur Dieu, et j’ai décidé ensemble avec ma femme de changer de religion. Aujourd’hui nous sommes des musulmans par conviction, personne ne nous a obligés».

En mai dernier, un centre islamique a été inauguré dans le village par l’ambassadeur d’Arabie Saoudite. Un projet entièrement financé par le Royaume d’Arabie, composé d’une mosquée, d’une crèche, d’une école primaire et d’un dispensaire. L’enseignante de l’école primaire a avoué : “Avant l’ouverture de l’école, je n’avais pas de travail», ajoutant “Les sœurs camerounaises sont passées du statut de «cadeau de Satan» à celui de bénédiction“.

Alors que dans nos médias, Islam rime presque toujours avec «terrorisme», Babanki Tungo est un exemple édifiant de l’existence d’autres synonymes plus positifs et sereins que ceux qui sont véhiculés à dessein, à l’image de ce petit village camerounais où, grâce à l’islam, travail, paix et joie sont désormais au rendez-vous.

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