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Aung San Suu Kyi déchue du prix Elie Wiesel pour son inaction coupable envers les Rohingyas

L’inertie coupable de Aung San Suu Kyi, la nobelisée de la paix dont le masque est tombé, devant l’horreur du génocide perpétré contre les Rohingyas, est une immense source de désillusion pour tous ceux qui lui tressaient des lauriers et lui prêtaient une capacité d’empathie très au-dessus de la moyenne.

Hier portée au pinacle, l’ancienne dissidente birmane, rentrée depuis dans le rang, a perdu de son pouvoir de fascination exercé sur la communauté internationale, longtemps frappée de cécité à son égard. Elle est désormais pointée du doigt pour son silence assourdissant qui a définitivement brisé le mythe.

Le Musée de de l’Holocauste de Washington ne déroulera plus le tapis rouge devant la Conseillère spéciale de la Birmanie et porte-parole de la présidence et, en signe de sa plus vive désapprobation, vient de lui retirer le prix « Elie Wiesel » dont elle fut la première lauréate en 2012.

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Déchue de son rang d’icône de la lutte contre la dictature birmane et contre toutes les tyrannies, Aung San Suu Kyi n’est plus couverte d’éloges pour son « action  courageuse », mais essuie un feu nourri de critiques pour avoir trahi ceux qui s’inclinaient devant son combat titanesque et sacrificiel en faveur de la liberté et de la dignité humaine.

« Nous avions espéré que vous – en tant que personne saluée pour votre engagement en faveur de la dignité humaine et les droits de l’homme universels – fassiez quelque chose pour condamner et stopper la brutale campagne militaire, et exprimiez votre solidarité avec la population rohingya », s’est justifiée la direction du Musée de Washington.

Et de poursuivre, en s’en désolant : « Mais la Ligue nationale pour la démocratie, sous votre direction, a au contraire refusé de coopérer avec les enquêteurs des Nations unies (et) propagé une rhétorique de haine à l’encontre de la communauté rohingya ».

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Escomptant encore un sursaut de conscience de sa part, le Musée de l’Holocauste de Washington, dans une ultime tentative, a exhorté la septuagénaire birmane à user de son « autorité morale pour répondre à cette situation ».

 

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