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Arabie saoudite : une vague d’arrestations sans précédent dans les allées du pouvoir

Nouvel homme fort de l’Arabie saoudite à tout juste 32 ans, le prince réformateur Mohammed Bin Salman se sent l’âme du « Monsieur Propre » du royaume avec une autorité qui ne tremble pas devant les puissants, comme l’illustre l’impressionnante vague d’arrestations opérée dans les allées du pouvoir.

Pas moins de onze princes et des dizaines de ministres, dont quatre en exercice, ont été pris samedi dans les mailles du filet de l’anti-corruption, au cours d’une vaste purge en tout point stupéfiante, parmi lesquels le richissime prince Walid Ben Talal, neveu du roi Salman et principal actionnaire de la société d’investissement Kingdom Holding, n’a bénéficié d’aucun privilège, ni immunité.

Renforcée par la promulgation d’un décret royal instituant un comité anti-corruption, la poigne de fer de Mohammed Bin Salman, l’actuel ministre de la Défense qui lorgne le trône pour en être l’héritier tout désigné, a frappé un grand coup en faisant choir de sa forteresse dorée le nabab saoudien dont la fortune personnelle est estimée à 33 milliards de dollars.

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L’objectif de ce comité est de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position », a indiqué l’agence de presse officielle de la monarchie wahhabite, à l’heure où le prince Walid ben Talal, connu pour avoir les moyens de ses petites folies hors de prix (une limousine incrustée de diamants, entre autres…), vient de racheter la moitié de la participation de Crédit Agricole (16,2 %) dans la banque saoudienne Sausi Fransi.

Parallèlement à ce coup de filet sans précédent en Arabie saoudite, le prince Miteb ben Abdallah a été relevé de ses fonctions de ministre de la Garde nationale. Le ministre de l’Economie, Adel Fakieh, a également été remplacé par un ancien pilote dans l’armée de l’air et ex-directeur général des opérations au Moyen-Orient de la banque HSBC.

Quant à ceux qui douteraient encore de la réelle intransigeance avec laquelle cette loi s’appliquera aux plus nantis et omnipotents des Saoudiens, Cheikh Saoud Al Mojeb, le procureur général du royaume et membre de ce nouveau Conseil des sages anti-corruption, s’est engagé formellement à ce que « Les suspects se voient accorder les mêmes droits et le même traitement que n’importe quel autre citoyen ».

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