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Algérie : un scandale de vidéos pornographiques et de parties fines entre gens de la haute société

Terre musulmane aux formidables potentialités humaines et naturelles, pays de cocagne où foisonnent les disparités criantes,  l’Algérie, c’est tout cela à la fois, sous l’emprise d’une main de fer politique qui croit toujours jouer sur du velours, sauf quand le parfum du scandale flotte soudainement sur l’élite du pays, et empeste l’hypocrisie d’une caste toute-puissante. A quelques semaines d'une mascarade électorale (les législatives du 10 mai), son vernis brillant semble se craqueler de toutes parts.

Un Français, Jean-Michel Baroche, et cinq Algériens, issus de la bonne société, dont une femme, sont suspectés d’être les principaux protagonistes d’une entreprise libidineuse de vidéos pornographiques et de création de lieux de débauche, impliquant des jeunes filles mineures. Tous viennent d’être écroués par le parquet de Annaba, à 600 km à l’est d’Alger, et sont passibles d’au moins 10 ans de prison, selon un avocat du barreau d’Alger.

Comme un air de déjà vu, mais que l’on pensait inexportable de l’autre côté de la méditerranée, c’est un casting trié sur le volet qui tirait les ficelles de cette sale affaire, dans les eaux troubles de la dépravation lucrative, mêlant au total une trentaine d’individus. Au cœur de ce réseau entre gens de bonne compagnie, insoupçonnables et intouchables, figurent un imam, qui a marié M. Baroche à deux de ses recrues, un vice- président de l’Assemblée populaire communale d’Annaba affilié au Front de libération nationale, un médecin généraliste, un gynécologue et une fonctionnaire de la préfecture. Rien que du beau linge ! 

Le seul national de l’étape, et cerveau du gang, Jean-Michel Baroche, 55 ans, n’était pas novice en matière  de prostitution. Installé depuis mars 2011 à Annaba pour y faire fructifier son savoir-faire, il était à la tête d’une agence de mannequins «Glamour Arabian Talent». La couverture idéale qui lui a permis de recruter un vrai cheptel : une quinzaine de mineures propulsées devant sa caméra, lors de parties fines organisées chez lui. Jean-Michel Baroche, à la fois hôte et réalisateur, filmait les ébats, avant de transmettre les vidéos à une société de production de films pornographiques en France.

Pour compléter un bien glauque tableau, ce dernier a fait subir un avortement à l’une des ses recrues avec l’aide d’un gynécologue exerçant à Annaba, dixit des sources proches de l'enquête.

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