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Algérie: un citoyen interné en psychiatrie pour avoir diffamé Bouteflika

En Algérie, le gouvernement semble avoir mis en place de nouvelles méthodes répressives,  comme le recours à l'internement psychiatrique. Le quotidien El Watan rapporte le cas  de Cherif Ouchen  qui a été  soumis en octobre 2009 à un traitement dans un hôpital psychiatrique pour avoir diffamé le président de la République. 

Le citoyen Cherif Ouchen fait de nouveau l’objet d’un internement, cette fois à l’hôpital psychiatrique de Blida et pour la même raison. La seule différence est que cette fois il n’y a pas eu de jugement. Ouchen, 53 ans et père de 5 enfants, a été interpellé chez lui par des gendarmes le 6 novembre 2011. Il a été transféré à Aïn M’lila, ensuite à Constantine avant d’atterrir à Blida. Sa famille n’a eu de ses nouvelles qu’au bout de quelques jours. Il ne sait pas pourquoi il est gardé dans cet établissement, son fils, Massinissa, affirme qu’il ne souffre d’aucune maladie psychiatrique. «C’est depuis le 9 novembre que je suis interné en cure libre. On refuse de me libérer prétendant attendre les ordres du DRS. Je suis interné et torturé moralement pour avoir juste revendiqué le droit à une vie humaine, mon épouse, mes 5 enfants et moi. Nous vivons comme des SDF».

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