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Alger : 10 000 couffins distribués sur les marchés pour préserver l’environnement

Finis les sacs en plastique qui nuisent à l’environnement et à la santé des citoyens, et place à nouveau aux couffins traditionnels du bon vieux temps, infiniment moins toxiques !  Ainsi en a décidé la ministre algérienne de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin dernier.

Après avoir tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises sur la source de pollution et l’extrême nocivité que représente l’utilisation excessive de sacs en plastique dans les achats courants (évaluée à plus de 5.5 milliards par an en Algérie, contre 500 milliards à l’échelle planétaire), Fatma Zeraouti a lancé une grande opération de distribution gratuite de « paniers » sur certains marchés d’Alger. Son but ? Provoquer un déclic salutaire auprès de ses concitoyens, susceptible d’aboutir à un changement des comportements devenu impérieux.

« Les sachets en plastique représentent un danger pour la santé du  consommateur et pour notre environnement », a-t-elle répété avec insistance tout au long de cette action de sensibilisation qui, en proposant aux consommateurs de troquer les sacs nocifs contre plus de 10 000 couffins sans risque, renouant de surcroît avec l’esprit des marchés d’antan, aspirait à éveiller les consciences sur l’un des sujets de préoccupation majeurs du XXIème siècle.

Une action qu’elle envisage d’élargir à toutes les régions du pays, en mobilisant les forces vives de l’Algérie. La préservation de l’environnement a un coût mais n’a pas de prix, et elle ne peut plus attendre.

Pour impulser une vraie dynamique, l’opération des « couffins » à Alger s’est déroulée en présence de nombreux artistes, parlementaires, mais aussi de représentants de la société civile, auxquels des scouts musulmans se sont joints en tant que porte-drapeaux de belles valeurs. Gageons qu’ils se seront chargés de rappeler aux habitués des étals des marchés l’importance, en islam, de se comporter en intendants méticuleux de la nature sur terre.

14 commentaires

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  1. Je suis aller en Algérie mon pays d’origine. J’ai vue des choses choquante, des détritus à même le sol ,dans la ville même. Il y à dès choses à faires pour le bien des algériens.ceci dit ces un beau pays et les gents sont admirables ! Dans leur accueille. A plus inchallah !

  2. C’est très bien ,ce serait bien si on pouvait faire ça dans le monde entier, comme ça on arrêterait de jeter les plastiques ,les pauvres poissons se nourrit de plastique .
    sur toutes les mers sont remplis de plastique c’est vraiment malheureux .
    Nous subirons les conséquences ,préservons tous ensemble l’environnement c’est aussi se préserver sa santé .

  3. Reedouane, l’environnement est aussi une préoccupation pour les Algériens. Ils peuvent commencer par le plus simple et après ils pourront se plaindre pour autres choses.

    • Bonjour
      L’interdiction des sacs plastiques ne pourra être bénéfique que si tous les pays l’adoptent. Le Maroc a interdit les sacs plastiques depuis plus d’un an mais cela n’empêche pas les courants de rejeter sur les plages des tas d’objets en plastique.

      • Les dégâts sont quand même largement minimisé et plus facile à nettoyer s’il ne s’agit plus que des plages aux abords du pays.
        et avec l’Algérie ça aurait fait deux pays qui montrent l’exemple c’est quand même pas rien.

    • Mohamed: encore une fois, je ne pense pas que la préoccupation des algériens soit l’environnement, mais plutôt celle de la ministre…c’est une manière de détourner les yeux sur les problèmes “mineurs”.
      Votre raisonnement est surprenant…quand on construit une maison, on commence rarement par les finitions!

  4. Mme la ministre est trop gentille! A sa place j’aurais tout simplement fait interdire l’utilisation du sachet plastique sans offrir quoi que ce soit en retour à ceux qui sont les pollueurs qui jettent leur sachet polluant sans vergogne dans la nature…
    De tte maniere ça ne fonctionnera pas. Je ne vois pas les nouvelles midinette algérienne se balader avec un couffin de vieille dame comme elles l’appellent sûrement déjà, et encore moins les hommes…

  5. Je pense que les algériens ont en ce moment des soucis beaucoup plus importants que l’environnement comme le prix de la viande et des denrées, l’état déplorable des hôpitaux, l’eau courante quelques heures par jour, les coupures d’électricité, et j’en passe et des meilleurs mais bon ils devraient être contents, ils vont avoir une belle mosquée à 5 milliards d’euros.

    • Une mosquée qui concours à être la plus grande, et qui deviendra vite obsolète. 5 milliards en fumée pour que d’autres mosquées se vident… c’est tout le paradoxe algérien.

      • Critique facile. Je vis à Alger et je vois que les mosquées sont combles, les fidèles priant souvent en leur dehors. La mosquée a coûté 1 milliard. Vous pensez que les mosquées et les cathédrales du monde entier, y compris celles du Moyen-âge, coutaient quelques centimes ? Quant aux autres projets possibles non réalisés, y compris les hôpitaux, la faute ne revient pas aux responsables politiques du pays, qui dans les années 2000 et 2010 étaient disposés à tout financer, le pays ayant les ressources pour cela, mais aux responsables du système mafieux de santé. Preuve en est, par ailleurs, leur refus systématique de laisser les grands groupes hospitaliers étrangers investir dans ce secteur.

        • Il va falloir que tu revoies tes sources akhi parce que 1 milliard c’était le budget initial et il y a longtemps qu’on l’a dépassé. D’autre part, tu oublies les rétro-commissions car on est en Algérie, c’est quand même une coutume.
          De quel “système de santé” tu parles? Le “système mafieux” c’est surtout le gouvernement, non?

          • Un “système maffieux” de santé qui serait repoussé grâce à des grands groupes internationaux ? ? Mais Abbou, institutionnaliser la recherche du profit dans la santé serait tomber de Charybde en Scylla ! La lutte contre la corruption dans le service public est difficile, certes, mais comment pouvez-vous imaginer que “le privé” y échappe ? Au contraire, la maffia pourrait y prospérer d’autant plus que le choix des pathologies et des clients serait officiellement accepté.

        • Une seule grande mosquée pour régler le problème des mosquées de toute la wilaya qui débordent? C’est une plaisanterie?
          Vous savez pertinemment que le seul objectif de cette mosquée et de concourir au luxe et à la hauteur, sinon c’est plein de mosquées à taille humaine qu’on verrait ériger un peu partout, ou des mosquées existante qu’on verrait s’agrandir.
          Quant aux mosquées exorbitante du reste du monde ce n’est tout simplement pas le sujet mais bien entendu le commentaire sera le même.
          Vous avez raison de rappeler par exemple le problème des hôpitaux et des coûts des frais de santé pour les algériens, mais dire que ce n’est pas du fait du gouvernement c’est se mentir à soi même. Il n’y a que le gouvernement pour régler le problème de la corruption puisqu’elle commence par lui même et le reste s’enchaîne. Si le gouvernement ne veut pas de cette enchaînement de corruption maladif, il n’a qu’à se pencher sérieusement sur l’élaboration de projet hospitalier et faire en sorte que ça fonctionne, c’est pas plus compliqué que ça.

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