John Ashby, 32 ans, a plaidé coupable devant la cour de Birmingham, une grande ville située dans les Midlands de l’Ouest en Angleterre (Royaume-Uni), pour viol, vol, strangulation et agression aggravée par la religion. Il avait ciblé une femme sikhe en octobre dernier, pensant à tort qu’elle était musulmane, et l’a suivie jusque chez elle à Walsall. Le sikhisme est une religion monothéiste née au XVe siècle dans le Pendjab (région aujourd’hui partagée entre l’Inde et le Pakistan). Les sikhs croient en un Dieu unique et prônent des valeurs d’égalité, de justice et de solidarité. Les hommes sikhs portent souvent un turban et ne coupent pas leurs cheveux, ce qui peut parfois les exposer à des confusions ou à des discriminations.
Lors de l’agression, l’homme a proféré de nombreuses insultes islamophobes et racistes, visant la victime en raison de sa religion supposée. L’attaque s’est déroulée au domicile de la victime, où il s’est introduit avant de commettre les faits. La victime a décrit une scène particulièrement violente : menacée avec un objet, frappée, puis étranglée, elle a été contrainte d’obéir à son agresseur. Malgré ses cris, celui-ci a poursuivi son agression, dans ce que le tribunal a qualifié d’épreuve « terrifiante ». Des éléments de preuve, dont des images de caméra portée par la police, ont été présentés au tribunal et décrits comme « bouleversants ». Ils témoignent de l’état de choc de la victime immédiatement après les faits.
Initialement, l’accusé avait nié les charges avant de changer de version en pleine audience, environ une heure après le début de la présentation des preuves. Ce revirement a conduit à un plaidoyer de culpabilité sur l’ensemble des chefs d’accusation. Le juge a souligné la dangerosité de l’individu, insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une attaque préméditée contre une inconnue, motivée par une hostilité religieuse. La sentence doit être prononcée prochainement, avec la possibilité d’une peine de prison à vie. Cette affaire met en lumière les dangers des préjugés et de la haine religieuse, qui peuvent conduire à des violences extrêmes contre des personnes innocentes. Elle révèle aussi une confusion fréquente entre différentes communautés religieuses, comme ici entre sikhs et musulmans. Cette confusion s’ancre dans une vision profondément réductrice et stéréotypée : chez certains individus animés par l’islamophobie, toute personne dont l’apparence, les vêtements ou les signes culturels ne correspondent pas à leur propre norme de ce que devrait être l’Occident est immédiatement perçue comme une menace.



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