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8 jours pour faire libérer Salah Hamouri !

Réuni.e.s vendredi 16 février 2018 à Ivry-sur-Seine lors de la « Nuit de la Liberté », c’est plus de 500 personnes, avocat.e.s, élu.e.s, journalistes, intellectuel.le.s, militant.e.s des droits de l’Homme, responsables associatifs, citoyen.ne.s, qui se sont tenues aux côtés de la famille de Salah Hamouri, jeune avocat franco-palestinien, pour exiger sa libération à 10 jours de la fin écrite de sa période de détention administrative par les autorités israéliennes.

Arrêté dans la nuit du 23 août 2017 à son domicile de Jérusalem-Est et retenu sans la moindre preuve en détention administrative pour 6 mois, sur ordre d’Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la Défense, Salah Hamouri est une victime d’un arbitraire absolu de l’Etat d’Israël. En s’attaquant à un avocat, membre de l’association humanitaire « Adameer », qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit, qui luttent contre l’occupation.

Depuis 6 mois, des milliers de personnes de tous horizons ont tenu à exprimer leur soutien à la famille de Salah Hamouri.

Lors de soirées de soutien, à l’occasion de vœux lors d’assemblées délibérantes de plus de 50 collectivités territoriales, via des questions aux médias jusqu’au sein de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Plus de 1600 élu.e.s se sont engagé.e.s dont trois candidats à l’élection Présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Philippe Poutou. De nombreuses personnalités françaises et étrangères se sont jointes au mouvement telles que Noam Chomsky, Ken Loach, Angela Davis, Roger Waters, Brian EnoChristiane Hessel, Vald, Ernest Pignon-Ernest, Michel Warschawsky, Ilan Pappé, Jean Ziegler, Abou Diaby, Robert Guediguian, Michael Mansfield QC ou Susan George.

Le Président français s’est lui aussi positionné contre la détention administrative illégale de Salah Hamouri et a demandé sa libération à Benjamin Netanyahou le 10 décembre dernier, sans résultat.

L’ordre de détention administrative porte les dates du 29 août au 28 février. Il est exclu que l’arbitraire se poursuive encore après cette date. Il nous reste donc aujourd’hui 10 jours pour réclamer plus fortement encore la libération de Salah Hamouri, au plus tard le 28 février 2018 prochain.

Comme le déclarait Elsa Lefort, épouse de Salah et porte-parole du comité de soutien, vendredi soir : « Notre mobilisation doit s’accentuer pendant ces deux dernières semaines. Il est impensable que la diplomatie française n’obtienne pas la libération de notre concitoyen, comme elle a pu par le passé obtenir celle d’autres Français.e.s incarcéré.e.s arbitrairement de par le monde. Si sa détention était renouvelée ce serait dramatique pour Salah et ses proches, mais ce serait également un véritable affront fait à la France. ».

Il en va de l’honneur de la diplomatie française, du respect des droits humains les plus élémentaires et du respect du droit international que notre pays doit défendre sans trembler.

Le Comité de soutien à Salah Hamouri.

Nous vous proposons de voir ou revoir, l’intervention de Elsa Lefort dans l’Esprit d’Actu, en septembre 2017.

Entretien avec Elsa Lefort, épouse de Salah HamouriAu programme de l'Esprit d'actu, un entretien avec Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, l’avocat franco-palestinien de nouveau victime de l’arbitraire israélien, et porte-parole de son Comité de soutien. Face à l’injustice criante qui s’abat à nouveau sur son mari et père de son petit garçon, c’est une femme, digne et courageuse, qui se bat sans relâche pour exiger sa libération, depuis son arrestation le 23 août dernier et sa récente condamnation à 6 mois de détention administrative, renouvelables à l’infini, sans qu’aucune charge ne pèse sur lui et sans avoir droit au moindre procès.Dans cet entretien, Elsa Lefort déplore vivement l'absence de mobilisation des médias hexagonaux et des autorités françaises qui semblent totalement indifférents à l'incarcération scandaleuse de Salah Hamouri.

Publié par Oumma.com sur mardi 26 septembre 2017

6 commentaires

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  1. -Gilad Shalit a été fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris le 16 décembre 2008
    -Le 21 juin 2010, plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris, au Trocadéro, en faveur de la libération de Gilad Shalit sur le Parvis des droits de l’homme
    – le Premier ministre, François Fillon, rappelle que la France a « quatre Français encore détenus » en incorporant à la liste le Franco-Israélien Gilad Shalit
    – Nicolas Sarkozy, apporte son soutien à une manifestation organisée à Jérusalem en faveur de Gilad Shalit en faisant lire une déclaration à un membre de l’ambassade de France : « Gilad n’est pas un prisonnier de guerre, car les prisonniers de guerre ont des droits
    -le ministre des affaires étrangères français, Michèle Alliot-Marie rend visite au père de Gilad Shalit qui déclare que « détenir un otage sans le laisser rencontrer des représentants de la Croix-Rouge, c’est un crime de guerre »
    Le 17 juin 2011, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy demandent dans une déclaration commune la libération de Gilad Shalit

    – Salah hamouri prenez un bon vinyle de dalida et écoutez ” Parole… Parole …Parole”

    La patrie des droits de l’homme se réveillera peut-être un jour de son coma pour défendre le courageux et digne Salah !

    • Je soutiens entièrement Salah Hamouri , et j’exige sa libération. A la famille je voudrais apporter mon soutien moral et mon admiration. Martine Smal Quélennec

  2. Israel est un Etat belliqueux et maléfique créé artificiellement par ceux-la même qui ont toujours persécuté et “shoisé” les juifs, primo pour se donner bonne conscience et deuzio pour déstabiliser et fragiliser les Etats de la régions.

  3. « Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour l’unité arabe. En réalité, il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. » – Zuheir Mohsen, dirigeant de l’OLP, interview donnée au journal néerlandais Trouw, mars 1977.
    chercher l’erreur

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