Effet domino provenant de Tunisie ou conséquence inéluctable d’un management politico-économique catastrophique depuis un demi-siècle, d’Alger au Caire en passant par Sanaa et Amman, le monde arabe dans sa quasi-globalité est, depuis le début de l’année, frappé par une vague de protestations qui font la une des médias internationaux. En Egypte, depuis le 25 janvier, des milliers de personnes, défiant les forces de l’ordre, défilent dans les rues du Caire, d’Alexandrie, de Suez et d’ailleurs appelant à la résignation du président Hosni Moubarak. Il est incontestable que la peur qui tétanisait les populations arabes à aujourd’hui disparu.
Il est tout autant indéniable que le vent de liberté insufflé de Tunisie redessinera la politique de la région dans son ensemble. Pour autant, est-ce vraiment l’avènement de réels changements politiques et la fin des régimes autocratiques régnant sans partage sur les pays de la région depuis plus de 50 ans ? Rien n’est moins sur et il est peut être prématuré de parler d’instauration de la démocratie au sud de la Méditerranée ? Quelles que soient leurs portées historiques, les événements de Tunisie peuvent toutefois être trompeurs à l’échelle régionale. Malgré de fortes similarités, les spécificités politiques nationales existent. Et il serait prudent d’attendre de voir quel virage va prendre le processus démocratique dans ce pays dans quelques semaines. Pour l’heure, les violentes manifestations qui ont lieu en Egypte ainsi que le limogeage du gouvernement, ne sont pas nécessairement des signes d’ouvertures politiques profondes. Les systèmes politiques en place dans la région sont bien trop complexes, sophistiqués et interdépendants pour laisser penser autrement.
Dès leurs indépendances, les gouvernants arabes ont, afin de construire et consolider ces Etats naissants, non seulement centralisées leurs pouvoirs, mais ont toujours su comment neutraliser, faire taire ou instrumentaliser les contestations et dissensions internes. Les dirigeants de la région sont avec le temps devenus maîtres dans l’art de préserver leurs intérêts économiques et de garder le pouvoir entre leurs mains. Et malgré des périodes tumultueuses, les régimes arabes ont, jusqu’à présent, démontré qu’ils avaient la force et les facultés pour durer.
En chassant Ben Ali, la population tunisienne signifiait son exaspération de cette politique d’humiliation, d’arrogance et de privations des libertés. Elle montrait aussi que le facteur de la peur avait disparu. Il est néanmoins trop tôt pour pronostiquer l’instauration d’une démocratie durable au pays du jasmin. Et les élections qui vont avoir lieu au printemps prochain seront cruciales pour l’avenir des tunisiens et de leur pays. Les ingrédients socio-politico-économiques étant similaires, ce qui se passe en Egypte, au Yémen, en Algérie et un peu partout au sud de la Méditerranée ressemble étroitement aux émeutes et manifestations qui ont eu lieu en Tunisie.
Malgré de proches analogies avec ce pays, une dissemblance qui a son importance, apparaît toutefois. En analysant la situation, il ne faut pas perdre de vue et minimiser le système dictatorial et hautement répressif qui sévissait en Tunisie. En Algérie, au Maroc, en Egypte ou en Jordanie, ce sont, néanmoins des systèmes autoritaires qui sont en place et qui ‘tolèrent’ une certaine marche de manœuvre sociale et politique. Ces spécificités nationales invitent donc à penser que malgré tous ce que nous voyons actuellement, de simples réformes de façades et manœuvres politiques peuvent encore sauver les régimes et les systèmes en place afin de leur permettre un certain statu quo, même temporaire.
En Egypte, où la situation est la plus dure depuis les manifestations de Tunisie, la population est certes déterminée à faire tomber Moubarak. Et il est fort probable qu’elle obtienne gain de cause dans ses revendications et que le Raïs démissionne avant même les élections présidentielles prévues pour septembre prochain. Cependant, dans l’éventualité même où Moubarak âgé de 83 ans devait se résigner à quitter le pouvoir, cela ne signifierait pas forcément que la démocratie verrait le jour en 2011 au pays du Nil. Certains signes ne trompent pas et les dernières décisions prisent par l’actuel président égyptien en font partie. L’armée a été déployée dans tous les grands axes des villes du Caire, d’Alexandrie ou Suez avec comme consignes claires de parer à d’éventuels débordements que le régime ne saurait tolérer.
Si les premières images de télévision ont montré des militaires entrain de sympathiser avec les manifestants, nous avons aussi pu voir d’autres manifestants neutraliser un véhicule blindé et récupérer les armes des militaires ainsi qu’un autre véhicule foncer dans la foule et renverser des manifestants sur son passage. Des tirs à balles réelles ont également été entendus et des hélicoptères et avions de chasse survolent la capitale. Et si l’armée a jusqu’à présent fait montre de retenue, contrairement à l’armée tunisienne, elle n’hésitera pas à utiliser la force afin de ramener le calme mais plus encore, prendre les rênes du pays si la situation devenait incontrôlable. Les dernières confrontations entre les manifestants et les pro-Moubarak risquent d’ailleurs, si elles ne cessent pas, de précipiter l’intervention des militaires.
La création d’un poste de vice-président, qui était resté vacant depuis l’accession à la présidence de l’actuel président Moubarak en 1981 n’incite aussi guère à l’optimisme. Il ne faut en effet pas perdre de vue que l’homme désigné pour ce poste, Omar Suleiman, est non seulement l’ancien chef des services secrets égyptiens (mukhabarat) mais est en outre beaucoup apprécié à Washington et Tel-Aviv. Pareillement, la nomination d’un nouveau Premier Ministre en la personne d’Ahmed Shafik, un ancien commandant de l’armée de l’air, ainsi que de Mahmoud Wagdy - un autre homme du sérail militaire- au poste de ministre de l’intérieur, n’invite pas, encore une fois, à un grand optimisme mais plutôt à penser que du coté du Caire, on souhaite fermement la continuité du système en place. En outre, l’énorme rôle, même déclinant, qu’à l’armée dans la politique, mais surtout au sein de l’économie égyptienne –tout comme l’armée en Algérie- laisse à penser que l’avènement d’une réelle démocratie n’est pas pour bientôt.
L’armée a avec le temps réussi à contrôler de gros pans de l’économie nationale, allant du secteur de l’immobilier, à l’huile, l’industrie pétrolière, la métallurgie ou la construction. Il est peu probable donc qu’a partir du moment où ses privilèges économiques ne sont pas mis en cause, l’armée n’intervienne pas, d’une manière ou d’une autre, pour le statu quo.
Ces mouvements internes ressemblent donc plus à des changements cosmétiques qu’à une authentique fin de régime. En outre, l’intervention plutôt timide de la Maison Blanche qui invite Moubarak à entamer une transition démocratique en ordre ainsi que des réformes générales sans en spécifier la teneur profonde est un signe supplémentaire qu’outre-atlantique, les responsables américains ne sont pas prêts d’accepter un changement fondamental de régime. Les termes mesurés provenant de Washington signifient plutôt que malgré la magnitude des manifestations, l’administration américaine ne désire pas lâcher Moubarak, ou tout du moins son système politique autocratique, mais stable.
En outre, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton déclarait dimanche que les Etats-Unis ne souhaitaient pas que le remplacement de ce régime soit l’occasion pour d’autres de prendre en otage la démocratie et mettre par la même un terme aux aspirations démocratiques du peuple égyptien. Une formule à peine voilée dirigée sans équivoque vers le parti des frères musulmans. Une subtilité que le ministre des affaires étrangères britannique William Hague ne s’est pas embarrassé de prendre lorsque qu’il déclare que nous [les occidentaux] serions vigilants et inquiets dans l’éventualité d’un gouvernement extrémiste.
L’influence de l’Egypte dans la région est bien trop importante aux yeux de ses alliés pour laisser le régime de ce pays s’écrouler aussi rapidement sans une certaine période de transition. La stabilité de la région et les intérêts politico-économiques américains en dépendent. Et même si les Américains étaient prêts à accepter un changement en Egypte, les alternatives sont bien minces. Même Mohamed Al Baradei, n’est pas une figure d’opposition crédible aux yeux des occidentaux pour pouvoir le sponsoriser. L’ancien chef de l’IAEA et lauréat du prix Nobel de la paix en 2005 est en effet perçu comme trop proche des frères musulmans. Et sa position mesurée vis-à-vis du gouvernement d’Iran et de son programme nucléaire civil lorsqu’il était à la tête de l’agence internationale d’énergie atomique renforce la position de ceux qui pensent qu’il n’est pas l’homme de la situation en Egypte aujourd’hui. A cause de son absence prolongée à l’étranger, il ne fait d’ailleurs pas l’unanimité au sein de son pays.
Sa popularité actuelle n’est rien d’autre qu’un choix tactique du fait d’absence de figure politique. D’ailleurs, afin de sortir de cette crise et de se débarrasser de Hosni Moubarak, les frères musulmans sont, après avoir misé sur Al Baradei, maintenant prêts à accepter un militaire apprécié à Washington, en la personne de Sami Enan comme successeur à Moubarak.
En Algérie, même si la population continuera de sortir dans les rues afin de manifester leur colère pendant longtemps encore, les gouvernants de ce pays jouissent, grâce à la rente pétrolière et à l’absence même de taxes qui les rendraient redevables, d’une marge de manœuvre qui leur permet d’acheter ne serait-ce que provisoirement une paix sociale. En outre, la population est pour la grande majorité encore traumatisée par dix longues années de violence et n’est pour l’heure sûrement pas prête ni encline à entamer un nouveau combat avec l’Etat. Et la présence d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) dans la région est un précieux argument pour les militaires auprès des européens et américains, pour ne pas entamer une ouverture politique pareille à celle de 1988.
L’autorité du roi Mohamed VI ne souffre elle, d’aucune ambiguïté au Maroc. La population, malgré les difficultés de la vie au quotidien, est trop timorée, voire sclérosée pour tenter de quelconques revendications auprès du Makhzen. Et les partis d’oppositions, islamistes inclus, sont trop attachés à l’union du pays et au calme qui y règne pour réellement jouer leur rôle d’opposants au pouvoir avec le risque de créer une fitna (division) au sein de la population.
Tous ces évènements poussent les gouvernements arabes à plus de vigilance afin d’éviter toutes répercussions chez eux. Au Maroc, malgré le calme apparent, plusieurs troupes militaires habituellement basées au Sahara occidental ont été rappelés en renfort au nord du pays pour parer à d’éventuelles manifestations. En Jordanie, le gouvernement essai par tous les moyens de prévenir un effet domino en augmentant les salaires et les pensions de retraites mais en réduisant aussi les prix des produits de première nécessité. La seule réelle opposition de ce pays, toutes classes sociales confondues, que sont les islamistes, ont à ce jour, évité toute confrontation avec le roi. Malgré tout, dans l’éventualité de manifestations, le roi Abdallah n’hésitera pas afin de renforcer sa position et son trône, d’utiliser la force sur les manifestants mais plus pernicieusement, employer la règle machiavélique de diviser pour mieux régner entre les jordaniens de souches et les palestiniens qui forment plus de 60% de la population totale du pays. De Rabat à Alger, mais aussi dans les pays du Mashreq, les dirigeants vont donc tenter de contenir les contestations en utilisant plus de force, de coercition et plus subtilement, de manœuvres politiques. Ce serait en effet sous-estimer la faculté d’adaptation des régimes en place que de croire qu’ils vont tous s’écrouler comme un vulgaire château de cartes. Malgré les coups reçus, l’autocratie libérale a prouvé qu’elle pouvait durer bien plus longtemps que l’on pourrait l’imaginer. L’acrobatie politique teintée d’un fin mélange de pluralisme, d’élections contrôlées et de répressions sélectives téléguidées n’est pas seulement une stratégie de survie adoptée par ces régimes autoritaires. Elle est aussi et surtout un type de système politique dont les institutions, les règles et la logique défient tout modèle linéaire de démocratisation.
En sus de la réluctance et refus des leaders arabes d’entamer de profondes réformes politiques dans leur pays respectif, les intérêts géostratégiques qui culminent dans cette région du monde ont aussi créé des alliances avec les européens, les américains ainsi qu’Israël qui ont grandement façonné la politique actuelle des dirigeants de cette région. Les questions liées à l’approvisionnement en énergie, l’immigration illégale, le terrorisme international et la fantasmagorique peur de l’Islam et des islamistes risquent donc de peser encore longtemps dans la balance des occidentaux pour qu’ils puissent souhaiter et sincèrement encourager un authentique processus démocratique arabe dans son ensemble. Il est aussi difficile de penser qu’une démocratisation des Etats arabes soit bien vue du côté de Tel-Aviv. Est-il vraiment dans l’intérêt d’Israël d’avoir des leaders démocratiquement élus et redevables de leur populations, comme partenaires pour les négociations de paix ?
Pour rappel, c’est avec des gouvernements égyptiens et jordaniens autocrates et autoritaires, prêts à faire toutes les concessions en échanges d’aides militaires et économiques, que la paix a été signé. In fine, les puissances extérieures préfèreront finalement et pendant longtemps encore, traiter avec des États, certes autoritaires, mais stables et fiables. Et se contenteront de réformes à doses homéopathiques, d’altérations cosmétiques, de la part des régimes autocratiques du sud de la Mare Nostrum. La pérennité de ces régimes, ou de leurs clones, est assurée pour longtemps encore. Les évènements en Egypte et ailleurs pourraient tout au plus aboutir à des périodes de transitions dont on ne connaît pas aujourd’hui ni les conditions, ni la durée.
Cependant, l’appel des Etats-Unis et des européens pour une transition démocratique en Egypte et par ricochet dans la région, probablement arrive trop tard. Des décennies de support aux régimes dictatoriaux et autocratiques n’a pas permis la formation et l’émergence de partis d’oppositions politiques murs, et surtout crédibles aux yeux des occidentaux. Et c’est précisément par ce qu’ils en ont conscience aujourd’hui, que les chancelleries occidentales sont particulièrement effrayées de voir les Islamistes ressortir grandement vainqueur en Egypte et par la suite, dans la région entière. Car les Islamistes sont aujourd’hui la seule et unique force d’opposition crédible, viable et organisée dans ces pays du sud de la Méditerranée. Il est grand temps de leurs laisser la possibilité de gouverner et de s’affronter aux réalités et logiques politico-économiques séculières de la gouvernance d’un Etat.




Commentaires
Car les Islamistes sont aujourd’hui la seule et unique force d’opposition crédible, viable et organisée dans ces pays du sud de la Méditerranée. Il est grand temps de leurs laisser la possibilité de gouverner et de s’affronter aux réalités et logiques politico-économiques séculières de la gouvernance d’un Etat.
L’ennui, c’est qu’en Iran, 32 ans plus tard, ils sont toujours là. Tout est bien trop contrôlé en Iran pour que l’apparition d’une vraie opposition soit possible, sans violence et répression des "Gardiens de la Révolution". Le pouvoir cherche à intimider, depuis le début de janvier 2011, même si c’est pour des crimes divers, nous en sommes à une moyenne de 2 exécutions par jour. "Le peuple doit toujours avoir peur" disait Staline, fin connaisseur de la dicture.
Mais peut-être qu’avec les nouveaux moyens de communiquer, dont toutes les dictures se méfient, la jeunesse iranienne se révoltera à nouveau comme en juin 2009 (plus de 200 morts).
Si la jeunesse iranienne parvenait à se débarrasser de sa théocratie, l’onde de choc au moyen-orient serait immense.
Sermon du vendredi place Tahrir au Caire :
"Cette révolution n’a pas d’objectifs idéologiques ou religieux"
"L’ennui, c’est qu’en Iran, 32 ans plus tard, ils sont toujours là."
Comme le sont Khadafi, le roi de Jordanie, le Roi du Maroc, le Président Yéménite, le Président Moubarak, comme l’était Ben ALi, comem l’était le Shah d’Iran, comme l’est le Roi en Arabie Saoudite, comme le sont tous les dictateurs d’Afique, comme l’est le pouvoir en Algérie et ne parlons pas du Président Ouzbéque (tortionnaire à ses heures perdues) en gros comme le sont tous ceux que l’occident soutient contre la volonté des peuples.
Mais cela ne vous interpelle pas n’est ce pas ?
Parce que ceux là servent vos interets au prix du sang de leurs populations !
"Si la jeunesse iranienne parvenait à se débarrasser de sa théocratie, l’onde de choc au moyen-orient serait immense." Pour qui ? Pour vous ? Pour Israel ? Pour la mainmise sur le pétrole ? Pour une base arrière afin de frapper plus fort l’irak ?
PS : Pouvez vous nous rappeler qui a soutenu, financé et alimenté l’arrivée au pouvoir de Khomény ?
Aujourd’hui ce pouvoir ne convient plus aux interets de ceux qui les ont hissé au pouvoir, Comme cela fut le cas avec Saddam Hussein alors créeons le chaos !
Amazone, vous généralisez un peu vite en disant : "... les dictateurs d’Afrique... en gros comme le sont tous ceux que l’occident soutient contre la volonté des peuples"
Les pays soutiennent ce qui va dans leurs intérêts, c’est vrai partout. Si leurs gouvernements ne le feraient pas, ils ne feraient pas leur boulot. Et souvent les intérêts politiques ne sont que la conséquences des intérêts économiques.
En l’occurrence, il y a un soutien en Afrique beaucoup moins voyant, mais bien plus conséquent à terme, c’est celui de la Chine. Sur ce site, on ressasse en permanence son humeur contre le sionisme, l’occident, les USA, l’Europe etc., on ne voit pas que le centre de gravité du monde a changé et que par pans entiers, l’Afrique se vend aux chinois. Le tout sans politique, sans discours, sans droits de l’homme, avec pour seul objectif garantir à terme les ressources naturelles pour... la Chine.
Dans les pays que vous citez, il y a des dirigeants qui sont à la tête de fortunes colossales, et qui préfèrent acheter des palaces à Paris, des armes sophistiquées, des baignoires en or pour leur Boeing privé, au lieu d’investir à long terme pour les peuples de la zone, notamment dans la valorisation fondamentale et durable des sols pour faire faces aux futurs enjeux alimentaires de la zone.
Et cet argent qui entre à flots par le bien du gaz et du pétrole est payé par les pays consommateurs, par vous et moi entre autres.
Ma conviction est que tant qu’il n’y aura pas une vraie et importante classe moyenne, il n’y aura d’alternative que de changer de système dictatorial. Et la classe moyenne n’émerge que grâce au développement économique et donc à une politique volontariste des dirigeants. Il peut y avoir des "autocrates" éclairés, mais ils sont rares, et la plupart se contentent d’engraisser scandaleusement leurs comptes et ceux de leurs proches.
Ma conviction est que l’avenir ne se bâtit pas sur de sempiternelles récriminations qui nous font passer à côté des vrais enjeux. Il y au moins une bonne raison à cela : on ne peut pas refaire le passé, ni même le présent, on n’investit que sur l’avenir.
http://www.youtube.com/watch ?v=SqvSZZLW3b8&feature=player_detailpage
Super clip,regardez !
A Question mark : "En l’occurrence, il y a un soutien en Afrique beaucoup moins voyant, mais bien plus conséquent à terme, c’est celui de la Chine. Sur ce site, on ressasse en permanence son humeur contre le sionisme, l’occident, les USA, l’Europe etc., on ne voit pas que le centre de gravité du monde a changé et que par pans entiers, l’Afrique se vend aux chinois."
Oui, ce que vous dites est totalement vrai, mais la Chine est une dictature elle ne se targue pas d’être le pays des droits de l’homme et ne parle jamais de démocratie.
Cela a le mérite d’être clair et précis.
On ne peut pas d’un côté critiquer l’Iran pour les violations des droits de l’homme qui y sont commises et de l’autre soutenir des dictateurs qui violent allégrement ces droits de l’homme !
On ne peut pas critiquer la Chine sur les violations des droits élémentaires au Tibet et soutenir israel quand il bombarde des civils à Gaza avec des armes non conventionelles !
On ne peut pas dénoncer des fraudes lors d’élections en côte d’ivoire et couvrir les fraudes massives en Egypte !
On ne peut pas critiquer la réélection du Président en Iran à un taux de 62 % et fermer les yeux sur les réélections de Ben Ali ou Moubarak aux taux de 90 % !
N’avez vous pas l’impression que tout cela est complétement contradictoire ?
Et puisque vous avez raison quand vous écrivez "...on n’investit que sur l’avenir." Il va donc falloir dans un avenir plus ou moins proche que l’occident soit cohérent dans ses outrages, sinon il risque de perdre toute crédibilité déjà bien entamé avec les bombardements en direct sur des civils à Gaza, les guerres en Irak, en Afghanistan, le camp de Guantanamo, les tortures à Abou Graib et le silence assourdissant par rapport à Gaza ce nouveau camp de concentration à ciel ouvert !
"Mais cela ne vous interpelle pas n’est ce pas ?"
Non amazone, en effet. Des gens comme vous luttent contre toute évolution d’un monde replié sur un livre.
"Parce que ceux là servent vos interets au prix du sang de leurs populations !"
Belle et noble déclaration, mais je n’ai aucun intérêt dans cette histoire et je n’ai rien fait. Les Français non plus.
Pourriez-vous vous calmer ? Ou souhaitez-vous carrément une nouvelle dictature, islamique celle-là : (parlez franchement), qui ne fera que retarder l’évolution universelle et inévitable des sociétés traditionnelles ?
Bonjour à tous, Il est grand temps d’être plus pragmatique et parler concrètement Développement/Progrès/Projets/ Modèles réalisables/ Travail et Economie. Ce dont a besoin le monde arabe ! Ou sont nos experts pour nos présenter les meilleures stratégies et modèles de développement du MA et les mettre en application ! C’est sûr "Libertés et démocratie" sont les préalables et indispensables ! Mais, et après ! Si pour retomber dans le cochemard de la decennie noire de l’Algérie, Non merci ! Il nous faut d’abord des voies de sortie prévisibles et réalisables et des leaders pour conduire et appliquer ! Rares sont des études sérieuses présentées ici sur ce site et applicables au monde arabe (ou des liens vers des sites). Il serait peut être temps de réflechir à ca, temps qu’il est encore temps ! mais urgement. salam.
A Anonyme sceptique :
Je vois que vous n’avez comme arguments pour réfuter mes dires, que l’insulte et les préjugés habituels à savoir que tous ceux qui pointent votre hypocrisie sont soit des islamistes en puissance, soit des islamogauchistes !Tous ceux qui se battent contre des dictateurs sanguinaires dans les pays musulmans sont pour des etats islamistes...il y a une autre voix que refuser de voir, car elle ne vous arrange pas, c’est celle de la démocratie et c’est vers celle qu’enprunteront trés trés bientôt les peuples musulmans souvenez vous en.
C’est vous qui semblez trés énervé, lorsque l’on vous met en face de vos contradictions et que l’on vous présente le miroir dans lequel se refléte le vrai visage de ceux qui nous chantent les louanges de la démocratie à géométrie variable.
Il est vraiment pas beau ce visage de l’hypocrisie que vous soutenez et il ne fait pas honneur à vos ancêtres qui ont donnés leur vies pour la démocratie !
J’ai trés sincèrement honte pour vous Anomyme Septique que vous puissiez renier ces valeurs qui vous permettent aujourd’hui de vivre libre !
Les fréres musulmans, sont une force d’opposition organisé, ayant un programme fiable. Bien qu’ils furent les cibles principales du régime en torture et en arrestations arbitraire, ces derniers disent ne pas se présenter aux élections. Ce sont des idéalistes, non des électoralistes.
Dans les dernières informations, on apprend que les USA sont en train de négocier la transition. Si ça ce n’est par de la colonisation qu’est ce que c’est ?
Les Egyptiens doivent absolument se débarasser de cette influence.
Après le départ de Mubarak, le mot d’ordre doit être USA Dégage !
Sayed Khamenei sur la Tunisie et l’Égypte : un évènement-miracle...un séisme
04/02/2011
Le guide suprême de la République islamique en Iran l’Ayatollah Ali Khamenei a qualifié ce qui se passe dans la région " d’évènement-miracle qui a commencé en Tunisie et se poursuit en Égypte", prévoyant que ces soulèvements restituent sa dignité à la nation musulmane .
« Le soulèvement en Tunisie et en Égypte est un mouvement de libération. En mon nom et au nom du peuple iranien et son gouvernement révolutionnaire, je salue les peuples égyptien et tunisien », a-t-il clamé dans la partie arabe de son discours-prêche prononcé durant la prière de vendredi, à l’Université de Téhéran, à l’occasion de la décade Fajr qui commémore la victoire de la révolution islamique en Iran.
Concernant le cas égyptien, il l’a qualifié « d’éclatement de la colère sacrée dans les cœurs des hommes libres face au régime traitre, qui a trahi l’Islam ».
« LES SIONISTES SONT INQUIETS CAR ILS SONT CONSCIENTS DU SEISME »
Le numéro un iranien a entre autre relevé l’inquiétude pressentie par l’ennemie sioniste face aux mouvements révolutionnaires en Tunisie et en Égypte.
« Les sionistes sont aujourd’hui plus inquiets que le président en fuite Ben Ali et son homologue égyptien, ce non-béni (Moubarak signifie en arabe béni, ndlr) » a-t-il ajouté.
La raison en est selon lui que « les sionistes sont parfaitement conscients du séisme que va provoquer le changement du pouvoir en Égypte, lequel va ramener l’Égypte à son véritable rang ».
« LES PRESIDENTS TUNISIEN ET EGYPTIEN SONT BANNIS CAR ILS ETAIENT DEPENDANTS DES AMERICAINS »
Il a de plus soupçonné les analyses occidentales de vouloir travestir les véritables raisons de ce soulèvement, leur reprochant de « se contenter d’évoquer des motifs économiques, et d’omettre les véritables raisons, en l’occurrence celles que ces régimes égyptien et tunisien ont humilié leurs peuples ».
« Cet homme de (non) Moubarak en Égypte a humilié le peuple égyptien, le président tunisien en fuite était dépendant de l’administration américaine ; certains rapports signalent qu’il était même un agent de la CIA », a-t-il précisé.
Le guide suprême a tenu à rappeler que l’Égypte qui avait été le pays qui a mené le plus de guerres contre l’ennemi sioniste, est devenu sous Moubarak celui qui impose un blocus contre la Bande de Gaza.
« Si ce n’est la dépendance de Moubarak aux sionistes, l’entité sioniste n’aurait jamais pu mener à bien ce blocus », a-t-il déploré.
A son avis, dès que le président égyptien prendra la fuite, la première porte qui se fermera en face de lui sera la porte américaine, à l’instar du Shah.
« L’Égypte est un exemple singulier : c’est le premier pays qui a obtenu son indépendance après la seconde guerre mondiale, il a de plus nationalisé le canal de Suez ; l’Égypte a été le seul pays à soutenir le peuple palestinien et a occupé un rang avant-gardiste dans le monde arabe », a-t-il soutenu.
« (…) ce pays a été criblé par les trahisons qui ont entaché sa dignité. Ce qui se passe aujourd’hui est la riposte convenable du peuple égyptien à ce crime commis par ce dictateur. Si cet étendard, que Dieu ne le veuille en arrive à tomber, c’est une ère sombre et obscure qui va s’instaurer », a mis en garde le guide suprême de la république islamique.
« N’AYEZ PAS CONFIANCE EN LES AMERICAINS ET LES OCCIDENTAUX »
S’adressant aux manifestants égyptiens, sayed Khamenei les a avertis contre le rôle actuel que les Américains et les Occidentaux sont en train de jouer, leur rappelant qu’ils ont toujours soutenu le régime égyptien.
« N’ayez pas confiance en les Américains et les Occidentaux, parce qu’ils sont prêts à substituer un agent par un autre » a-t-il également mis en garde.
Et d’ajouter : « les Américains qui ont soutenu leur agent depuis 30 ans n’ont pas le droit de s’ingérer dans les questions égyptiennes. Si le peuple égyptien peut mener à terme son soulèvement, les politiques américaines essuieront une défaite sans précédent dans la région ».
« PAS MOINS D’UN REGIME POPULAIRE FONDE SUR LA RELIGION »
"N’acceptez pas moins d’un régime entièrement populaire fondé sur la religion", a-t-il suggéré au peuple égyptien.
Sayed Khamenei s’est également adressé au clergé d’AlAzhar, l’appelant à prendre une position distincte en faveur du peuple.
Et pour terminer, Sayed Khamenei s’est attendu à ce que « les médias mondiaux répandent des informations mensongères, sur une soi-disant ingérence iranienne, l’exportation de la Wilayat-el-Faqih et sur un soi-disant prosélytisme du chiisme en Égypte ». « Nous sommes habitués à ce discours mensonger qui est relayé par les vendus. Son but n’est autre que de semer les divisions entre les peuples » a-t-il conclu, après avoir assuré aux égyptiens qu’il s’adresse à eux, en tant que frère, et par responsabilité de son engagement religieux.
@Anonyme sceptique se croit dans le meilleur des mondes en matiére de bonne gouvernance, alors que l’on entend, imperceptiblement, comme en Gréce, gronder la future fronde dans les etats d’une Europe voulue contre le consentement du peuple. L’Euro bat de l’aile, les états surendettés, la pauvreté, le chomage montent, des citoyens américains dorment dans des tentes, n’ont pas acces aux soins. Malgré cela anonyme voit la paille dans l’oeil de l’Iran mais pas la poutre dans la sienne !
L’Iran focalise davantage que la dictature saoudienne. Allez savoir pourquoi !
L’Iran est dans une phase de sa révolution, non pas religieuse, mais contre le nouvel ordre mondial. Dans un monde apaisé l’Iran passera a une phase d’ouverture. Pour l’instant elle sauvegarde sa revolution.
En revanche l’Arabie Saoudite est rétrograde dans son fonctionnement dans un cadre rutilant et corrompu. Cela n’a rien de musulman mais permet a une élite de se maintenir via le pétrole et le soutien de l’occident.
C’est une erreur politique de s’effaroucher des islamistes et de les exclure du jeu politique. C’est cette erreur d’exclusion peu démocratique qui méne au dialogue de sourd, aux incompréhensions réciproques.
Si dans le jeu politiques, toutes les parties pouvaient s’exprimer, les tensions et les recours à la violence seraient nuls.
Les islamistes d’Egypte oeuvrent déjà sur le plan social, caritatif, éducatif, soulagent les familles pauvres. Ainsi ils sont utiles, et ont des propositions qui peuvent servir a tous. En incluants les islamistes dans le jeu politique, ils peuvent évoluer, changer d’avis par la confrontation verbale. En tout cas, ce n’est pas en diabolisant et en excluant qu’on peut espérer un changement.
Les democraties occidentales ont du mal avec leurs populistes et cependant ils les laissent s’exprimer dans un cadre défini.
Le ministre du logement, M. Ahmed Alaa El Din alAmin alMaghrebi connue sous le nom d’Ahmed Al-Maghrabi s’est réfugié à l’ambassade d’Arabie saoudite au Caire suite à la décision du procureur général de l’empêcher de voyager et de bloquer ses avoirs.
Selon la chaîne satellitaire iranienne alAlam, alMaghrebi a la double nationalité saoudienne et égyptienne , il possède diverses des compagnies géantes y compris des hôpitaux dont un centre pour les yeux ainsi que la plupart des projets touristiques, des hôtels, et des investissements immobiliers dans la mer Rouge.
Sa femme possède la plus grande part de la chaîne française d’hôtellerie Accor.
L’opposition égyptienne accuse alMaghrebi d’avoir donner gratuitement des terres égyptiennes à de grands richards surtout aux princes de l’Arabie saoudite : ainsi les fils d’Ibrahim sont devenus les propriétaires (la famille de la veuve du roi Fahd et les propriétaires de la station satellitaire alArabyia ) des plus célèbres hôtels égyptiens. C’est dingue tout ce qui se dévoile en plein jour !
Le silence des gouvernants arabes sur les crimes commis contre tout musulman n’était pas le fait du hasard mais bien d’une collusion intéressée avec le sionisme.
Les Frères musulmans, principale force d’opposition en Egypte, refusent de dialoguer avec le régime, c’est ce qu’a affirmé un porte-parole sur le site internet de la confrérie, après que le vice-président Omar Souleimane l’eut invitée au dialogue.
"Les Frères musulmans rejettent catégoriquement tout dialogue avec le régime", a dit Mohamed Mursi dans un communiqué.
"Le peuple a fait tomber le régime et nous ne voyons donc aucun intérêt à dialoguer avec un régime illégitime", a-t-il dit.
Souleimane avait déclaré plus tôt que la confrérie n’avait pas encore décidé si elle acceptait ou non de discuter. les Frères musulmans ont tout à fait raison de refuser de discuter avec le régime de Moubarak.
L’imam Khomeiny rahmatollah en 1979 a aussi refusé de discuter avec le régime royal sioniste en Iran. Ainsi avec la poursuite des manifestations il a chuté dans sa totalité.
"comme le sont tous ceux que l’occident soutient contre la volonté des peuples"
C’est un peu facile. Ce n’est pas l’occident qui a place Khomeini au pouvoir en Iran, c’est la revolution iranienne. Ce n’est pas l’occident qui a mis Boumedienne au pouvoir en Algerie, c’est un coup d’etat militaire. Ce n’est pas l’occident qui a place Khadafi au pouvoir, etc, etc. ...
Que l’occident s’en accommode, c’est une chose, mais ne confondons pas les causes et les effets.
L’ancien ministre de la Guerre israélien a affiché son appui à Hosni Moubarak, ajoutant que la chute de son gouvernement serait un coup irréparable, pour Tel-Aviv. L’ancien Ministre israélien de la Guerre, le général Benyamin Ben Eliezer a salué Hosni Moubarak pour ses appuis, pendants les 3 dernières décennies, à Israël. Ces déclarations interviennent alors que les protestataires en colère égyptiens bravent toujours le couvre-feu et n’évacuent pas la rue. Ben Eliezer a également critiqué, mercredi, l’approche politique des responsables américains vis-à-vis de la crise politique actuelle en Égypte, arguant que les États-Unis n’ont pas encore compris la profondeur des événements qui sont en train de se produire ces jours-ci au Moyen-Orient. Si les Frères Musulmans remportent les élections en Égypte, un nouveau Moyen-Orient islamique va apparaître, a affirmé Benyamin Ben Eliezer. Ce moyen-orient Islamique est ce qu’ils craignent le plus. C’est ce moyen-orient Islamique qu’ils ont détruit pour pouvoir s’installer en Palestine. C’est en détruisant le Khalifah et en s’assurant que plus jamais il n’existe qu’ils ont pu s’installer en Palestine avec la complicité des Saouds et des Anglo-saxons.
Ils ont réussi a faire passer le Califat pour une utopie et ceux qui le réclament pour des illuminés ou des cinglés extrémistes fous dangereux...
Pourquoi n’ont-ils pas suivi les recommandations du Prophète ? (pbsl) Après sa mort les musulmans ont rayonné, ils étaient comme des Lions. Quand on ne craint que Dieu et qu’on œuvre pour le bien alors rien ne peut arriver.
Les Saouds ont contribué a la destruction du Khalifah pour mettre en place un...royaume (nouveauté dans le monde arabe inspirée des modèles anglo-saxons).
Diviser pour mieux régner, ces vils sionistes ont tout compris et ont trouvé des spécimens de choix chez certains Arabes... Qui les respecte aujourd’hui ?!
« Anonyme sceptique a dit :
"Mais cela ne vous interpelle pas n’est ce pas ?"
Non amazone, en effet. Des gens comme vous luttent contre toute évolution d’un monde replié sur un livre.
"Parce que ceux là servent vos interets au prix du sang de leurs populations !"
Belle et noble déclaration, mais je n’ai aucun intérêt dans cette histoire et je n’ai rien fait. Les Français non plus.
Pourriez-vous vous calmer ? Ou souhaitez-vous carrément une nouvelle dictature, islamique celle-là : (parlez franchement), qui ne fera que retarder l’évolution universelle et inévitable des sociétés traditionnelles ? »
Oui amazone, un peu de pondération dans vos contributions serait souhaitable ma soeur.
Il a raison l’anonyme.
@Citoyen, vos raccourcis nourris de clichés éculés sont pitoyables.
Les egyptiens, comme le reste du monde, revendiquent une autre gouvernance, la cessation de l’arbitraire, des humiliations et de la torture. Ou voyez-vous une dictature "religieuse" ?
De plus , vous n’étes pas habilité à interpeler qui que ce soit sur ce site pour exiger du "calme" sur des propos qui dérangent vos petites certitudes ! Seriez- vous le modérateur du Web ?
Sachez que les propos sur ce site sont généralement corrects et le vouvoyement de rigueur. Si vous avez du fiel à déverser allez sur les sites haineux qui ne manquent pas sur internet, hélas.
Que ce soit en Tunisie ou en Egypte, l’armée est en 1ère position. Certes les mouvements sont partis de la base populaire en Tunisie, un peu moins populaire en Egypte, mais sans l’armée je me demande s’il aurait pu y avoir une concrétisation et surtout sans les USA, il est pratiquement sur que Ben Ali n’aurait pas quitté le pays. Alors un peu de modestie quant aux capacités démocvratiques des masses arabes qui ne sont pas plus le sens de la démocratie que leurs dirigeants. Ce que cherchent les sociétés arabes c’est le changement, un changement qui ne correspond pas forcément à un changement démocratique. Il ne faut pas oublier que les sociétés arabes sont elles-mêmes autoritaires et elles le démontrent chaque jour. Ceci expliquant cela, il en sortira sans doute des régimes ou des gouvernements différents dans leur composition, mais pas autant qu’on pourrait le penser, dans leur fonctionnement autoritaire. Tant que la mentalité des sociétés arabes n’aura pas évolué dans le sens de la démocratie, c’est à dire, dans le sens du pluralisme et de l’acceptation de l’autre, les politiques autoritaires auront de beaux jours devant elles, avec la bénédiction des masses.
Il est trop facile dans cette affaire, de se déresponsabiliser sur le dos de l’occident. L’occident n’intervient que lorsqu’il y a un vide. D’ailleurs il n’y a qu’à voir le désir de le voir intervenir pour chasser Moubarak, ou les reproches faits à la France parce qu’elle n’était pas intervenue de façon plus significative en Tunisie.
Il faut savoir ce que l’on veut.
Omar S
Omar a dit « Ce que cherchent les sociétés arabes c’est le changement, un changement qui ne correspond pas forcément à un changement démocratique. Il ne faut pas oublier que les sociétés arabes sont elles-mêmes autoritaires et elles le démontrent chaque jour. Ceci expliquant cela, il en sortira sans doute des régimes ou des gouvernements différents dans leur composition, mais pas autant qu’on pourrait le penser, dans leur fonctionnement autoritaire »
100% en phase avec Omar...y’a qu’à voir certains posts sur ce forum.
J’espère juste que les tunisiens, intelligents,agréables à vivre, fasse la preuve que la violence n’est pas constitutive de l’A.D.N. des arabes.
@ Omar, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’occident, puissance militaire et économique du moment, intervient quand il y a du vide.
Demain la Chine fera de méme, puisque la force régit les rapports entre nations.
@Sabrina, vous oubliez que la démocratie va de pair avec une propagande bien huilée. Avec les énormes moyens de communications actuels, la minorité a trouvé le moyen d’influencer la masse dans le sens qui lui est utile. Ainsi, lors de l’invasion de l’Irak, le mensonge, la peur, la diabolisation de l’ennemi furent massivement employés comme instrument d’adhésion aux guerres contre des pays musulmans. Aujourd’hui la diabolisation des islamistes permet l’adhésion à des interventions militaires contre des civils, et légitime la torture.
Je crois que lorsque les régimes arabes auront la technologie adéquate et maitrisé la pratique d’une propagande huilée, ils abandonneront le recours a l’autoritarisme, pour un interface "soft".
Comme on dit : La démocratie, c’est cause toujours, et la dictature, ferme ta gueule !
Or je crois qu’il existe un moyen de gouvernance plus perfectionné et plus juste. On finira par le trouver.
Je vous conseille de lire Alexis De Tocqueville, "la démocratie en Amérique".
Concernant les interventions sur ce forum, elles sont trés intéréssantes et reflétent une diversité d’opinion, mémes passionnées, c’est fort bien !
Cher Mr, vous dont le nom et le prénom sont une double bénédiction, merci de cet article si éclairé et éclairant. Si l’on ne devait lire qu’un seul article au sein de cet excès logorrhéïque de commentaires ce serait celui-ci.
Merci encore
"Des gens comme vous luttent contre toute évolution d’un monde replié sur un livre."
En attendant ces gens là ne font la guerre à personne, ne lancent pas des obus sur des civils et surtout n’utilisent pas des armes non conventionnées sur des civils !
En attendant ces gens manifestent partout dans le monde arabo musulmans pour prendre en main leur destin, ce que l’occident refuse c’est à dire toute évolution relié ou pas sur un livre !
Je vois quel évolution vous proposez...celle qui sert vos interêts mais pas les leurs !
Ne vosu inquiètez pas de leurs evolutions, ils sont entrain de la prendre en main, occupez vous de la vôtre il parait que ça gronde en Serbie et en Grèce....
Des gens comme vous luttent contre toute évolution d’un monde replié sur un livre." En attendant ces gens là ne font la guerre à personne, ne lancent pas des obus sur des civils et surtout n’utilisent pas des armes non conventionnelles sur des civils !
En effet amazone, tout au plus remarque-t-on quelques attentats entre musulmans par ci par là. En Irak, au Pakistan par exemple.
Je me demande si ce ne serait pas le Mossad ou la CIA qui...
A Orlando :"En effet amazone, tout au plus remarque-t-on quelques attentats entre musulmans par ci par là. En Irak, au Pakistan par exemple."
Et dans votre petit cerveau, jamais ne s’est posée la question de savoir pourquoi avant l’invasion américaine il n’y avait pas d’attentat en Irak et au Pakistan (à part l’affaire des rétrocommissions bien sûr) ?
la question de savoir pourquoi avant l’invasion américaine il n’y avait pas d’attentat en Irak et au Pakistan ?
amazone, en Irak, ce bon Saddam manquait d’humour et faisait exécuter les opposants. Ce n’est pas à lui qu’on aurait lancé courageusement une paire de chaussures. Trop risqué ! Et chiites et sunites ne pouvaient même pas s’entretuer.
Quant au Pakistan, il a lui-même entraîné des terroristes musulmans et il en paye le prix. Au fait les Américains n’ont pas envahi le Pakistan qui leur cause bien du souci en pratiquant un double jeu.
Le Pakistan, une république islamique comme vous les aimiez avant votre toute récente conversion à la démocratie.