Le sénateur-maire de Nice, Jacques Peyrat (RPR), a assuré mardi dans un communiqué que la ville de Nice ’étudiera avec soin tout projet’ d’édification d’une mosquée ’financé par la communauté musulmane’. La divulgation dimanche d’un courrier interne du maire de Nice adressé à un conseiller municipal, où il affirme que ’les mosquées, qui sont un lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une République laïque’, avait soulevé l’indignation, notamment dans les rangs de la communauté musulmane. (Le 13/09 ’les responsables religieux lancent un appel au civisme’)
Mosquée à Nice : le maire
étudiera tout projet financé par les musulmans
NICE, 12 sept (AFP) - Le
sénateur-maire de Nice, Jacques Peyrat (RPR), a assuré mardi dans un
communiqué que la ville de Nice ’étudiera avec soin tout projet’
d’édification d’une mosquée ’financé par la communauté musulmane’.
La divulgation dimanche d’un
courrier interne du maire de Nice adressé à un conseiller municipal, où il
affirme que ’les mosquées, qui sont un lieu de culte, ne peuvent pas se
concevoir dans une République laïque’, avait soulevé l’indignation,
notamment dans les rangs de la communauté musulmane.
Ce courrier répondait à celui
de Noël Vouret, conseiller municipal subdélégué aux relations avec les
cultes, réclamant ’de nombreux locaux pour une solution d’urgence ou des
terrains pour la construction d’une mosquée dans le futur’.
Dans son communiqué, Jacques
Peyrat s’étonne de ’la divulgation à la presse, sous forme anonyme, à
des fins polémiques, de l’un de ses courriers personnels’ et y voit
’une violation délibérée de correspondance privée’.
Le maire de Nice rappelle que
la question de la construction d’une mosquée ’avait fait entre 1995 et
1999 l’objet d’une vive polémique, une salle de prière ayant été aménagée
sans autorisation et surtout en dehors de toute norme de sécurité’.
Le premier magistrat niçois
insiste sur le fait que ’la ville de Nice s’attache à faciliter la
préparation et le déroulement des fêtes et rites de l’Islam’, notamment
lors de la fête de l’Aïd El Kebir et en mettant de ’nombreux locaux à la
disposition d’associations culturelles musulmanes’.
Après avoir insisté sur son
’engagement sans failles pour la cause des harkis’, Jacques Peyrat
fait valoir que ’la loi, depuis le 9 décembre 1905, établit une
séparation très nette entre les Eglises et l’Etat (et donc les collectivités
locales)’.
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nous amène à opérer des modifications sur notre système de personnalisation
des dépêches pour le rendre encore plus complet et pointu. Nous vous proposons
donc de modifier dès maintenant votre revue de presse afin de profiter
pleinement de ces changements.
Nice : Un conseiller de la
majorité municipale réclame la démission du maire
NICE, 12 sept (AFP) - Le
conseiller municipal niçois délégué à l’intégration, Mohamed Rafaï (app.
RPR), a réclamé mardi dans un communiqué la démission du maire de Nice
Jacques Peyrat (RPR) après la divulgation dimanche d’un courrier interne sur
l’édification d’une mosquée dans la ville.
Dans ce courrier - une
correspondance interne du sénateur-maire de Nice adressée l’an dernier à un
conseiller municipal - le maire affirmait que ’les mosquées, qui sont un
lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une République laïque’.
’Pour garantir la
sécurité et l’avenir de cette ville, il doit démissionner et les instances
nationales de son parti, ainsi que toutes les personnalités politiques et
religieuses qui refusent et combattent le racisme doivent tout mettre en
oeuvre’ pour que cessent de telles pratiques, écrit M. Rafaï selon qui M.
Peyrat a ’porté un nouveau coup bas’ à l’image de la cité.
’Il a par ses
déclarations remis en cause les fondements de notre République que sont
laïcité et respect des hommes’, juge M. Rafaï.
Dans un communiqué, le maire
de Nice s’est ’étonné de la divulgation à la presse, sous forme anonyme,
à des fins polémiques, de l’un de ses courriers personnels’. Il a assuré
que la ville ’étudiera avec soin tout projet’ d’édification d’une
mosquée ’financé par la communauté musulmane’.
Alpes maritimes : les
responsables religieux lancent un appel au civisme
Par Martine NOUAILLE
NICE, 13 sept (AFP) - Les
responsables religieux des principaux cultes des Alpes Maritimes ont dénoncé
les moeurs politiques, sociales et économiques en usage sur la côte d’Azur et
lancé un appel au sens civique des habitants et des responsables politiques,
dans une déclaration commune parvenue mercredi à l’AFP.
Ce texte, publié en pleine
polémique sur l’attitude du maire RPR de Nice Jacques Peyrat à l’égard de la
communauté musulmane mais en préparation depuis plusieurs mois, dénonce
notamment ’ces pétitions qu’on fait circuler pour empêcher la
construction d’un foyer pour personnes handicapées, d’une résidence pour
immigrés et a fortiori d’un lieu de culte musulman’.
Fruit de ’contacts
réguliers et amicaux’ entre l’évêque catholique de Nice, Mgr Jean
Bonfils, et les représentants des confessions juive, musulmane, protestante et
orthodoxe, il est la première initiative de cette envergure à l’échelle d’un
département .
Alors que d’habitude, les
prises de position interreligieuses sont motivées par un événement précis,
celle-ci, intitulée ’pour une société plus humaine’ se présente
comme un ’témoignage commun’ hors de ’tout esprit
prosélyte’ sur les problèmes de société dans le contexte bien
particulier des Alpes maritimes.
’certaines pratiques qui
ont cours dans notre région’
Tout en se réjouissant de la
’vitalité’ du département et de la ’générosité’ de sa
population, les signataires déplorent ’certaines pratiques qui ont cours
dans notre région, et malheureusement dans tous les secteurs de la
société’ : rejet des plus faibles, ’tentations sans cesse
renaissantes du racisme’, ’manque de respect’ à l’égard des
institutions, ’affaires’, ’dégradation morale’, habitude
des hommes politiques de ’flatter l’opinion’ et de ’travestir
l’histoire’, etc.
’Nous ne sommes pas fiers
d’une certaine attitude, dans notre département, envers les populations dites
+à risque+, lesquelles, en réalité, sont d’abord des populations
+fragiles+’, écrivent-ils notamment. ’Nous ne pouvons pas accepter
ces pétitions qu’on fait circuler pour empêcher la construction d’un foyer
pour personnes handicapées, d’une résidence pour immigrés et a fortiori d’un
lieu de culte musulman’.
Dans un courrier privé
divulgué récemment, Jacques Peyrat écrivait que ’les mosquées, qui sont
un lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une République
laïque’.
Les religieux niçois
s’élèvent également contre ’cette violence fondamentale qui réduit
autrui à sa position d’obstacle ou de moyen dans une stratégie financière,
politique, carriériste ou amoureuse’, à laquelle, selon eux, risque de
succomber ’notre Côte d’Azur si attentive à soigner son image’.
A côté d’une défense des
valeurs de la famille et de la fidélité conjugale, qu’ils jugent bafouées par
le PACS et ’la culture ambiante’, ils s’interrogent sur les effets de
la mondialisation, alors que ’la richesse qui se déploie ici nous rend
particulièrement sensibles aux inégalités’.
En conclusion, les responsables
religieux disent leur volonté ’d’oeuvrer à la solidarité
universelle’ et de veiller à ce que leurs communautés ’soient
vraiment accueillantes pour chacun’, dans le respect mutuel.