Le calendrier basé sur le calcul est-il licite ou illicite ?

Le cadi Ahmad Muhammad Shakir a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté jurid

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mercredi 7 juillet 2010

Le calendrier basé sur le calcul est-il licite ou illicite ?

L’opinion juridique du cadi Shakir

Le cadi Ahmad Muhammad Shakir mérite une mention à part dans ce débat. Il s’agit d’un juriste éminent de la première moitié du XXè s., qui occupa en fin de carrière les fonctions de président de la Cour suprême de la charia d’Égypte (tout comme son père avait occupé la même fonction au Soudan). Il reste, de nos jours encore, un auteur de référence en matière de sciences du hadith. (32)

Il a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes … la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique ? ». (5)

D’après lui, le Prophète a tenu compte du fait que la communauté musulmane de son époque était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.

Mais, la communauté musulmane a évolué de manière considérable au cours des siècles suivants. Certains de ses membres sont même devenus des experts et des innovateurs en matière d’astronomie. En vertu du principe de droit musulman selon lequel « une règle ne s’applique plus, si le facteur qui la justifie a cessé d’exister », la recommandation du Prophète ne s’applique plus aux musulmans, une fois qu’ils ont appris « à écrire et à compter » et ont cessé d’être « illettrés ».

Les oulémas d’aujourd’hui commettent donc une erreur d’interprétation lorsqu’ils donnent au hadith du Prophète sur cette question la même interprétation qu’au temps de la Révélation, comme si ce hadith énonçait des prescriptions immuables, alors que ses dispositions ne sont plus applicables à la communauté musulmane depuis des siècles, en vertu des règles mêmes de la charia.

Shakir rappelle le principe de droit musulman selon lequel « ce qui est relatif ne peut réfuter l’absolu, et ne saurait lui être préféré, selon le consensus des savants. ». Or, la vision de la nouvelle lune par des témoins oculaires est relative, pouvant être entachée d’erreurs, alors que la connaissance du début du mois lunaire basée sur le calcul astronomique est absolue, relevant du domaine du certain.

Il rappelle également que de nombreux juristes musulmans de grande renommée ont pris en compte les données du calcul astronomique dans leurs décisions, citant à titre d’exemples Cheikh Al-Mraghi, président de la Cour suprême de la charia d’Égypte ; Taqiddine Assoubki et Takiddine bin Daqiq al-Eid.

Shakir souligne, en conclusion, que rien ne s’oppose, au niveau de la charia, à l’utilisation du calcul pour déterminer le début des mois lunaires et ce, en toutes circonstances, et non à titre d’exception seulement, comme l’avaient recommandé certains oulémas.

Il observe, par ailleurs, qu’il ne peut exister qu’un seul mois lunaire pour tous les pays de la Terre, basé sur le calcul, ce qui exclut la possibilité que le début des mois diffère d’un pays à l’autre.  L’utilisation du calendrier basé sur le calcul rendra possible la célébration le même jour, dans toutes les communautés musulmanes de la planète, d’événements à caractère hautement symbolique sur le plan religieux, tels que le 1er muharram, le 1er ramadan, l’aïd al fitr, l’aïd al adha ou le jour de Arafat, lors du hajj. Cela renforcera considérablement le sentiment d’unité de la communauté musulmane à travers le monde.

Cette analyse juridique du cadi Shakir n’a jamais été réfutée par les experts en droit musulman, plus de 70 ans après sa publication. Le professeur Yusuf al-Qaradawi s’est récemment rallié formellement à la thèse du cadi Shakir. Dans une importante étude publiée en 2004, intitulée : « Calcul astronomique et détermination du début des mois », (6) al-Qaradawi prône pour la première fois, vigoureusement et ouvertement, l’utilisation du calcul pour l’établissement du calendrier islamique, une question sur laquelle il avait maintenu une réserve prudente jusque-là. Il cite à cet effet avec approbation de larges extraits de l’étude de Shakir.

La décision du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN) de 2006

De son côté, le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN), qui s’est senti depuis des années interpelé par cette question, a annoncé au mois d’août 2006 sa décision mûrement réfléchie d’adopter désormais un calendrier islamique basé sur le calcul, en prenant en considération la visibilité du croissant où que ce soit sur Terre.

Utilisant comme point de référence conventionnel, pour l’établissement du calendrier islamique, la ligne de datation internationale (Greenwich Mean Time (GMT)), il déclare que désormais, en ce qui le concerne, le nouveau mois lunaire islamique en Amérique du Nord commencera au coucher du soleil du jour où la conjonction se produit avant 12 : 00 GMT. Si elle se produit après 12 : 00 GMT, alors le mois commencera au coucher du soleil du jour suivant. (33)

La décision du CFAN est d’un grand intérêt, parce qu’elle conjugue avec une grande subtilité les exigences théologiques des oulémas avec les données de l’astronomie. Le CFAN retient le principe de l’unicité des matali’e (horizons), (34) qui affirme qu’il suffit que la nouvelle lune soit observée où que ce soit sur Terre, pour déterminer le début du nouveau mois pour tous les pays de la planète. Après avoir minutieusement étudié les cartes de visibilité du croissant lunaire en différentes régions du globe, il débouche sur la conclusion suivante :

Si la conjonction se produit avant 12 : 00 GMT, cela donne un temps suffisant pour qu’il soit possible d’observer la nouvelle lune en de nombreux points de la Terre où le coucher du soleil intervient longtemps avant le coucher du soleil en Amérique du Nord. Étant donné que les critères de visibilité de la nouvelle lune seront réunis en ces endroits, on pourra considérer qu’elle y sera observée (ou qu’elle aurait pu l’être si les conditions de visibilité avaient été bonnes), et ce bien avant le coucher du soleil en Amérique du Nord.

Par conséquent, sur ces bases, les stipulations d’observation de la nouvelle lune seront respectées, comme le prescrit l’interprétation traditionnelle de la charia, et le nouveau mois lunaire islamique débutera en Amérique du Nord au coucher du soleil du même jour. Si la conjonction se produit après 12 : 00 GMT, alors le mois commencera en Amérique du Nord au coucher du soleil du jour suivant. (35)

Vers un calendrier islamique universel aux paramètres du calendrier saoudien d’Umm al Qura ?

Cependant, le CFAN modifia sa position en 2007, et décida de s’aligner sur une décision du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche (CEFR), utilisant les paramètres du calendrier saoudien d’Umm al Qura pour déterminer le début des mois islamiques (la « conjonction » se produisant « avant le coucher du soleil aux coordonnées de la Mecque », et "le coucher de la lune ayant lieu après celui du soleil" aux mêmes coordonnées.)

Le CFAN et le CEFR décidèrent d’utiliser leur propre calendrier, au lieu de celui d’Umm al Qura, du fait que ce dernier fait parfois l’objet d’"ajustements" pour faire coïncider certaines dates avec celles retenues par les autorités saoudiennes pour des célébrations à caractère religieux (telles que le début et la fin du ramadan et la date du hajj en particulier). (27) Mais, ils substituèrent les paramètres de la Mecque à ceux retenus par le CFAN en 2006 dans le but de favoriser le développement d’un consensus des musulmans à travers le monde sur cette question.

D’après le CFAN, les données du calendrier ainsi établi ne diffèrent que de manière marginale de celles obtenues par l’application de sa méthodologie d’août 2006, (36) même si cette dernière reste la version préférée des astronomes concernés par cette question. (35)

Les décisions du CFAN et du CEFR ont eu les retombées importantes suivantes, sur le plan institutionnel :

- Le principe d’utilisation du calendrier basé sur le calcul est officiellement parrainé par des leaders religieux connus et respectés de la communauté musulmane ; (5) (6) (37)

- Il est adopté officiellement par des organisations islamiques dont nul ne conteste la légitimité ; (38)

- Les communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique sont disposées à l’utiliser pour la détermination du début de tous les mois, y compris ceux associés à des occasions à caractère religieux.

Cependant, sur le plan opérationnel, l’initiative du CFAN et du CEFR de 2007 n’a eu, jusqu’ici, que des retombées marginales à travers le monde musulman.

La confrontation rituelle entre les traditions et la modernité

Depuis la fin des années 1950, la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence Islamique et d’autres institutions similaires ont présenté à leurs Etats membres plus d’une demi-douzaine de propositions visant à développer un calendrier islamique commun. Bien que ces propositions n’aient jamais abouti, jusqu’ici, les efforts continuent dans cette voie, à la recherche d’une solution acceptable pour toutes les parties concernées.

En effet, du fait de ses faiblesses manifestes, le calendrier islamique basé sur l’observation de la nouvelle lune n’est plus utilisé, dans les sociétés musulmanes, que pour déterminer les dates associées à des célébrations religieuses. Pour tous leurs autres besoins, les musulmans du monde entier utilisent, depuis de nombreux siècles, le calendrier grégorien, basé sur le calcul astronomique, sans avoir la moindre appréhension qu’ils pourraient, ce faisant, enfreindre des prescriptions religieuses.

Ce comportement paradoxal est également observé au niveau des Etats. Ainsi, l’Arabie Saoudite utilise-t-elle le calendrier d’Umm al Qura, basé sur le calcul, pour la gestion des affaires administratives du pays, ce qui indique clairement que le calendrier lunaire basé sur l’observation mensuelle de la nouvelle lune ne peut pas servir à un tel usage.

Les questions suivantes s’imposent, de ce fait :

- En préconisant la méthode d’observation de la nouvelle lune pour la détermination du début des mois lunaires, le Prophète aurait-il indiqué une procédure qui rendait caduques les fonctions usuelles du calendrier musulman, le rendant impropre à tout usage ? Ou bien ne s’agissait-il que d’une simple indication, une réponse appropriée, en son temps, à la question qui lui était posée, mais qui aurait dû être revue et adaptée aux besoins des sociétés musulmanes, au fur et à mesure de leur développement scientifique, culturel et social ?

- Pourquoi les horaires des prières sont-ils déterminés de manière licite sur la base du calcul astronomique, et les débuts de mois islamiques ne pourraient-ils pas faire l’objet de la même démarche ? (35)

- Pourquoi le calendrier basé sur le calcul serait-il d’un usage licite en Arabie Saoudite, quand il s’agit de gérer les affaires administratives du pays, et serait-il illicite quand il s’agit de déterminer les dates associées à des célébrations religieuses telles que le 1er ramadan, eid al-fitr, le 1er dhul hijja, ou eid al adha ?

- Plus généralement, pourquoi l’utilisation du calendrier grégorien basé sur le calcul astronomique serait-elle licite pour les musulmans du monde entier, alors que l’utilisation du calendrier islamique, basé sur le même calcul, ne le serait pas ? (39)

Les Etats musulmans, seuls vrais décideurs en la matière, sont les seuls à pouvoir répondre à de telles questions. Ils sont conscients que le consensus séculaire en faveur de l’utilisation de la méthode d’observation de la nouvelle lune a été sérieusement "ébréché" par le cadi Shakir d’abord, puis par le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord et le Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche, sans compter nombre d’auteurs et d’associations moins connus. Une nouvelle génération de penseurs musulmans (très minoritaire, pour le moment, et située essentiellement aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays du Maghreb, mais comprenant des maîtres à penser aussi influents que Yusuf al Qaradawi), ne voit plus d’obstacle d’ordre religieux à l’adoption du calendrier basé sur le calcul. D’ailleurs, les diverses options qui s’offrent aux décideurs des Etats musulmans en matière de réforme du calendrier reposent toutes, d’une manière ou d’une autre, sur l’utilisation du calcul astronomique.

Mais, cette ré-interprétation du rituel islamique, en matière de détermination du début des mois lunaires, doit bousculer des traditions millénaires pour se faire sa place. Elle doit faire face, en particulier, à des courants fondamentalistes importants qui prêchent le respect de l’orthodoxie et des traditions en matière religieuse. Ces courants fourmillent en Arabie Saoudite, au Pakistan et en Egypte, pour ne citer que quelques pays représentatifs.

Le calendrier basé sur le calcul devient, ainsi, un enjeu important dans la confrontation politique rituelle, récurrente, entre les défenseurs des traditions et les promoteurs de la modernité dans les sociétés musulmanes. (40) Relégué actuellement au statut de relique du passé, il peut de nouveau assumer de manière satisfaisante toutes ses fonctions usuelles dans les sociétés islamiques, s’il est remis en phase avec ses fondements conceptuels et méthodologiques astronomiques.

Notes

1.  Un auteur de référence en matière de science du hadith

2.  Décision du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord

3. Abi alfayd Ahmad al-Ghomari : « Tawjih alandhar... » op. cit.

4. Moonsighting.com Global Islamic calendar 2nd meeting Rabat, 2008 : La décision de 2006 du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN) a suscité l’intérêt des autorités politiques et religieuses dans de nombreux pays musulmans, parce qu’elle tient compte des exigences de l’interprétation traditionnelle de la charia, tout en permettant d’établir à l’avance un calendrier islamique annuel, qui peut en fait s’appliquer à l’ensemble du monde musulman. Le début des mois de ce calendrier serait programmé sur la base du moment (parfaitement prévisible, longtemps à l’avance) auquel la conjonction se produira chaque mois. Des astronomes de diverses nationalités se réunirent au Maroc, en novembre 2006, puis en octobre 2008, pour étudier plus en détail la possibilité de l’adopter comme base d’un calendrier islamique universel. 

5.  Sur le plan méthodologique, la substitution des paramètres du calendrier d’Umm al Qura à ceux établis par le CFAN dans sa décision d’août 2006 a les effets suivants :

- L’exigence que la « conjonction » se produise « avant le coucher du soleil aux coordonnées de la Mecque », au lieu de 12 :00 h GMT, comme spécifié auparavant par le CFAN, augmente de 3 heures la plage durant laquelle la conjonction sera prise en compte. Ceci améliore les chances pour que le premier jour du nouveau mois, déterminé selon la méthodologie du calendrier d’Umm al Qura, ne soit décalé que d’un jour par rapport au calendrier lunaire établi par les observatoires astronomiques.

- Par contre, le paramètre selon lequel « le coucher de la lune doit avoir lieu après celui du soleil aux coordonnées de la Mecque » introduit une condition restrictive par rapport aux paramètres établis par le CFAN en 2006. Il implique que la nouvelle lune doit être potentiellement visible à la Mecque le soir qui suit la conjonction, alors que le CFAN basait son raisonnement sur le fait que la nouvelle lune serait potentiellement visible « quelque part sur Terre ».

6. Zulfikar Ali Shah The astronomical calculations : a fiqhi discussion

7.  Islamic Center of Boston, Wayland : Moonsighting Decision documents

8. On peut se poser une multiplicité d’autres questions à ce sujet, parmi lesquelles les suivantes  :

- La charia, d’après le consensus des musulmans, ne s’est jamais opposée à l’acquisition de la connaissance scientifique, ni au développement de la science. Pourquoi ferait-elle une exception, au niveau du calcul du début des mois lunaires ?

- Comment se fait-il que les musulmans s’enorgueillissent des travaux des astronomes musulmans éminents qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’astronomie, au Moyen Age, si la substance de leurs travaux doit être considérée comme illicite ?

- Est-ce bien raisonnable de réduire le calendrier islamique à un rôle de figurant, et de donner le premier rôle à un calendrier étranger à la culture musulmane, alors que le calendrier islamique basé sur le calcul est capable de répondre parfaitement à tous les besoins des sociétés musulmanes modernes, qu’il s’agisse des célébrations religieuses ou des transactions commerciales, par exemple ?

- Qu’auraient fait les musulmans, pour la gestion de leurs activités quotidiennes, si le calendrier grégorien n’avait pas existé ?

9. Ce scénario n’a rien de surprenant pour celui qui a étudié l’histoire des calendriers. Ces derniers ont souvent connu de grandes dérives, et soulevé de grandes passions. Par exemple, le « calendrier romain » fut réformé une première fois par Jules César en 46 av. J.C., devenant, sous la dénomination de « calendrier julien », le calendrier solaire de référence pendant seize siècles, en Europe et en Afrique du Nord. Mais, il connut, au cours de cette longue existence, de grands dérapages, tiraillé qu’il était entre les intérêts nationaux, sociaux et religieux des groupes les plus divers. 

En 1267, Roger Bacon pouvait écrire, à son sujet, en s’adressant au Pape Clément IV :

« Le calendrier est intolérable pour le sage, une horreur pour l’astronome et une farce pour le mathématicien ». (41) En effet, d’après un récit de l’époque, « si un voyageur part de Venise le 1er mars 1245, le premier jour de l’année vénitienne, il se retrouverait en 1244 en arrivant à Florence et, s’il continuait après un court séjour sa route vers Pise, l’année 1246 y aurait déjà commencé. Continuant son chemin vers l’Ouest, il se retrouverait en 1245 en Provence et, s’il arrive en France avant le 16 avril (Pâques) il serait de nouveau en 1244. »

Cependant, le calendrier julien surmonta ses difficultés, grâce à la réforme dont il fit l’objet en 1582, sous l’égide du Pape Grégoire XIII. Mais, il lui fallut encore surmonter une multiplicité d’obstacles, sur une durée de près de trois siècles et demi, dans différentes communautés et régions du monde, avant de pouvoir s’imposer, sous sa nouvelle dénomination de « calendrier grégorien », en tant que calendrier de référence sur un plan universel. (42)

10. http://literati.net/Duncan/CalendarExcerpt.htmDavid Ewing Duncan :Calendar : Humanity’s Epic Struggle to Determine a True and Accurate Year, Harper-Collins/Avon, 1998

11. Le calendrier grégorien

Références en arabe

Mohammed al-Bukhari, Recueil de hadiths (3/119)

Allal el Fassi : « Aljawab assahih wannass-hi al-khaliss ‘an nazilati fas wama yata’allaqo bimabda-i acchouhouri al-islamiyati al-arabiyah », « Le début des mois islamiques arabes », rapport préparé à la demande du roi Hassan II du Maroc, Rabat 1965 (36 p.), sans indication d’éditeur

Abi alfayd Ahmad al-Ghomari : Tawjih alandhar litaw-hidi almouslimin fi assawmi wal iftar, 160p, 1960, Dar al bayareq, Beyrouth, 2è éd. 1999

Nidhal Guessoum, Mohamed el Atabi et Karim Meziane : Ithbat acchouhour alhilaliya wa mouchkilate attawqiti alislami, 152p., Dar attali’a, Beyrouth, 2è éd., 1997

Muhammad Mutawalla al-Shaârawi : Fiqh al-halal wal haram (édité par Ahmad Azzaâbi), Dar al-Qalam, Beyrouth, 2000

Ahmad Shakir : « Le début des mois arabes … est-il licite de le déterminer par le calcul astronomique ? (1939) » reproduit par le quotidien saoudien « al-Madina » du 13 octobre 2006 (n° 15878)

Yusuf al-Qaradawi : « Calcul astronomique et détermination du début des mois » (en arabe) Islamonline.net

Abderrahman al-Haj : « Le fqih, le politicien et la détermination des mois lunaires » (en arabe) Islamonline.net

Références en français

Emile Biémont : Rythmes du temps, Astronomie et calendriers, De Borck, 2000, 393p

Karim Meziane et Nidhal Guessoum : La visibilité du croissant lunaire et le ramadan, La Recherche n° 316, janvier 1999

Jamal Eddine Abderrazik : « Calendrier Lunaire Islamique Unifié », Editions Marsam, Rabat, 2004.

Louisg : Le Calendrier musulman

Louisg : Le début des mois dans le calendrier musulman

Nidhal Guessoum : Le problème du calendrier islamique et la solution Képler

Mohamed Nekili : Vers un calendrier islamique universel

Khalid Chraibi : 1er muharram, calendrier lunaire ou islamique ?

Khalid Chraibi : La problématique du calendrier islamique

Khalid Chraibi : Le calendrier musulman en 10 questions

Références en anglais

Moonsighting.com website

Moonsighting.com : How Islamic months begin

Moonsighting.com : Selected articles on the Islamic calendar

Islamic Crescent’s Observation Project (ICOP) : Selected articles on the Islamic calendar

Saudi Arabia High Judiciary Council : Announcement of beginning of months 2000-2010

Helmer Aslaksen : The Islamic calendar

Mohammad Ilyas : Lunar crescent visibility criterion and Islamic calendar

Mohamed Odeh : The actual Saudi dating system

Robert Harry van Gent : The Umm al-Qura Calendar of Saudi Arabia

Robert Harry van Gent : The Islamic Calendar of Turkey

Robert Harry van Gent : Predicting the First Visibility of the Lunar Crescent (comprend une bibliographie importante : bibliography on lunar crescent visibility

Fiqh Council of North America : Islamic lunar calendar decision of 2006

Islamic Center of Boston, Wayland : Moonsighting Decision documents

Zulfikar Ali Shah The astronomical calculations : a fiqhi discussion

Khalid Chraibi : Issues in the Islamic Calendar, Tabsir.net

Khalid Chraibi : Towards a global Islamic calendar, SaudiDebate.com

Khalid Chraibi : Can the Umm al Qura calendar serve as a global Islamic calendar ? Tabsir.net

Islamic-Western Calendar Converter (Based on the Arithmetical or Tabular Calendar)

David Ewing Duncan :Calendar : Humanity’s Epic Struggle to Determine a True and Accurate Year, Harper-Collins/Avon, 1998, ch. 1

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Auteur : Khalid Chraibi

Economiste (U. de Paris, France, et U. de Pittsburgh, USA), a occupé des fonctions de consultant économique à Washington D.C., puis de responsable à la Banque Mondiale, avant de se spécialiser dans le montage de nouveaux projets dans son pays. Il est l'auteur de nombreux articles d'analyse économique publiés dans le magazine « Economia », ainsi que de plusieurs chapitres de l'ouvrage collectif : « The Kingdom: Saudi Arabia and the challenge of the 21st century », Mark Huband and Joshua Craze (Editors), Columbia University Press/Hurst, New York, 2009

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