Le Ramadan et le football en France et en Espagne : deux poids, deux mesures

Recroquevillée dans une crispation laïque « bien de chez nous », une certaine caste journalistique se ca

mardi 25 août 2009

Recroquevillée dans une crispation laïque « bien de chez nous », une certaine caste journalistique se cabre de nouveau en ce début du mois de Ramadan, dénigrant sans vergogne la pratique d’un jeûne accusé de tous les maux. Archaïque, communautariste et perturbateur, telle fut la hauteur de vue des propos repris en chœur, lundi soir, sur RTL, par le cercle d’initiés que sont Elisabeth Levy, journaliste, Jean-Luc Mano, conseiller en communication, Joseph Macé-Scaron, directeur adjoint de Marianne et Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, au cours de l’émission « On refait le monde ».

Comment, avec un tel battage médiatique à charge, qui ne connaît aucun temps mort, la sphère footballistique hexagonale pourrait-elle bien échapper à l’animosité ambiante ?

Tandis que le Real Madrid traite ses recrues musulmanes, Karim Benzema, Lassana Diarra et Mahamadou Diarra, comme des coqs en pâte, veillant à leur mitonner un programme spécial qui permettra leur hydratation et leur évitera les risques de blessures musculaires, au PSG, en revanche, on ne fait pas de quartier, c’est le banc de touche qui guette !

En effet, pour l’inflexible entraîneur, Antoine Kombouaré, la règle d’or qu’il a édictée est claire : les joueurs qui observent le jeûne du Ramadan le jour du match ne seront pas alignés. Et, histoire de bien prouver que le Ramadan relève d’une anomalie sociale, ce dernier a lancé : « Ceux qui font le ramadan le jour du match restent chez eux. Je ne vais pas jouer avec la santé des joueurs ni mettre les autres joueurs en difficulté ». Fermer le ban.

A l’OM, Didier Deschamps, plus mesuré et compréhensif, décidera dans les prochains jours de sa stratégie « Ramadanienne », insistant toutefois sur la difficile compatibilité entre le rituel religieux et le sport professionnel. La France et l’Espagne, ou le deux poids, deux mesures dans la perception et la gestion du Ramadan, qui laisse à penser que le Mercato a ses heureux élus …

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