Dominique Strauss-Kahn et Israël

Au cours du troisième et dernier débat pour l’investiture socialiste ( mardi 7 novembre 2006) consacré

lundi 13 novembre 2006

Au cours du troisième et dernier débat pour l’investiture socialiste ( mardi 7 novembre 2006) consacré aux questions internationales, Dominique Strauss -Kahn a tenté d’avoir une position équilibrée au Proche-Orient en plaidant pour le droit à la sécurité de l’Etat d’Israël et pour un État palestinien « économiquement et humainement viable ».

Cette neutralité que Dominique Strauss-Kahn s’est employé à afficher, n’ a pas toujours été la sienne, comme en témoigne ses propos stupéfiants tenus dans la revue Passages en 1991. Nous publions ci-dessous un extrait parfaitement claire qui se passe de tout commentaire.

Précisons toutefois que pour des propos totalement anodins, certains français « issus de l’immigration » selon l’expression qui leur est spécifiquement consacrée pour les désigner, sont sommés «  d’aimer la France » ou « de la quitter », quand ils ne sont pas régulièrement soupçonnés de faire allégeance à des puissances occultes ou à des États étrangers en vue d’infiltrer la République. Et dire également que certains persistent à accuser ces mêmes populations « issues de l’immigration » de communautarisme, ou de vouloir importer en France le conflit du Proche-Orient.

Passages N° 35 - Février/Mars 1991

Extrait - Question d’Emile Malet : Juif en France ?

Réponse de Dominique Strauss-Kahn : Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c’est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu’un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd’hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l’infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël.

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