Le référendum populaire du dimanche 1er décembre en Suisse l’ont montré : la France n’est pas la seule société à vouloir croiser le fer avec l’islam. Même le petit voisin helvétique, icône par excellence des droits de l’homme et de la tolérance est en proie à une intense mobilisation autour des aspects visibles de cette religion.
Le référendum populaire du dimanche 1er décembre en Suisse l’ont montré : la France n’est pas la seule société à vouloir croiser le fer avec l’islam. Même le petit voisin helvétique, icône par excellence des droits de l’homme et de la tolérance est en proie à une intense mobilisation autour des aspects visibles de cette religion.
Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas le foulard, la burqa ou le niqab qui sont visés, mais les minarets, jalons par excellence de la course à l’islamisation du Vieux Continent et « étendards de confrontation revancharde » selon le comité de pilotage d’une initiative populaire qui a désormais inscrit dans la constitution de l’Etat suisse l’interdiction de la construction de nouveaux minarets.
Les Minarets de la discorde, éclairages sur un débat suisse et européen co-dirigé par Patrick Haenni et Stéphane Lathion et édité par Infolio-Religioscope, resitue les enjeux afférant à un débat qui se formule selon une tradition politique helvétique - l’initiative populaire, soit la possibilité pour un groupe de pression, un parti ou un regroupement de citoyens de demander la mise au vote d’un changement de la constitution - mais dont les termes témoignent plus globalement des lignes de tensions qui rythment les rapports entre l’islam et les sociétés européennes.
C’est désormais autour de symboles et de récits, plus que d’enjeux de pouvoir ou de négociations concrètes entre groupes sociaux, que les différents protagonistes se battent aujourd’hui. Cette nouvelle obsession du symbole reflète une crise du politique, et témoigne des craintes et incertitudes de sociétés confrontées aux défis d’une globalisation où l’islam joue souvent un rôle de révélateur et de symptôme.
Née de la volonté d’un petit groupe, nommé le comité d’Egerkingen, s’ancrant principalement au sein de la droite anti-immigration et d’une frange des chrétiens évangéliques, rejetée par la totalité des autres acteurs politiques et religieux, à commencer par le gouvernement, cette initiative souligne la forte capacité d’agitation médiatique de petites formations fortement mobilisées et capables d’user des mécanismes de la démocratie directe.
C’est sans surprise que le débat souhaité publiquement par les initiants tient plus du matraquage d’idées reçues que d’un échange pertinent sur les tenants et aboutissants d’une initiative. Cependant, il serait erroné de n’y voir qu’un camp retranché où la critique de l’islam servirait, cyniquement, un populisme utilitariste.
Le récit anxiogène sur les minarets, dont les muezzins annonceraient mille et un maux, de « l’immigration » du Sud aux « fondamentalismes » liberticides, fait écho avec un malaise plus latent. Il réveille des angoisses relatives à la sécurité auprès de citoyens suisses qui suivent l’actualité de pays voisins ou lointains et s’inquiètent d’un islam associé à des violences symboliques ou concrètes ; il donne aussi une forme à des incertitudes identitaires que vient irriter la nouvelle visibilité d’un islam partiellement refoulé, et largement perçu étranger ou marginal en Suisse.
L’Institut Religioscope, étudiant les facteurs religieux dans le monde contemporain, et basé à Fribourg, a tenu à prendre pied dans le débat public. Non pas en militant pour l’une ou l’autre des positions, mais afin de proposer un regard distancié. C’est dans ce dessein qu’il publie cet opuscule de 110 pages, Les minarets de la discorde. Eclairages sur un débat suisse et européen.
Contrairement à la tradition académique selon laquelle l’essentiel réside dans les bonnes questions, les auteurs ont choisi d’accepter les termes du débat public et de tenter de donner un éclairage dépassionné sur les enjeux explicites et implicites du débat : l’islam est-il une religion expansionniste ? Le minaret est-il un pilier du dogme musulman ou une esthétique architecturale relevant plus de l’ordre de la tradition ? Quels sont les réseaux et l’argumentaire de cette nouvelle critique de l’islam qui informe les représentations des acteurs politiques mobilisés en faveur de l’initiative ? Comment comprendre l’essor de cette polémique dans le cadre du système politique suisse et de la présence musulmane dans le pays ? Quelle validité juridique donner au principe de réciprocité qui voudrait conditionner la construction de minarets en Occident à celle des Eglises dans le monde musulman ? Et qu’est-ce à dire du statut des Eglises dans les pays islamiques ?
Entre l’analyse de ces questions s’insèrent également des portraits d’acteurs, croisant itinéraires personnels et positions politiques, qui confèrent un visage et une voix aux discours et montrent l’étendue du spectre des différentes appréciations de cette question d’Orient en Helvétie.
Les minarets de la discorde ont deux objectifs : à l’endroit des citoyens suisses, c’est un guide pour permettre le vote intelligent. Pour le lecteur étranger, c’est un livre d’analyse sur ce nouvel arc de conflictualité autour de l’islam qui se tend sur l’ensemble du Vieux Continent.
En effet, des « affaires » françaises du voile à la question suisse des minarets, en passant par les mobilisations musulmanes consécutivement aux caricatures danoises du Prophète Mahomet, sans oublier les polémiques autour du court-métrage Fitna de l’hollandais Geert Wilders, le débat se nourrit très clairement du symbolique : 4 minarets en Suisse pour près de 400’000 musulmans, 377 burqa en France pour près de 4 millions de musulmans (s’il faut en croire les Renseignements Généraux). Si l’ambassade danoise à Beyrouth a brûlé, c’est pour l’enjeu symbolique de quelques caricatures dans un journal, et non en raison de la discrimination à l’embauche ou de la ghettoïsation contrainte de populations musulmanes. Quant à Mme
Les regards croisés des différents auteurs de cet ouvrage mettent en évidence que si le symbole est aujourd’hui la pierre de touche des conflits, c’est parce que, des deux côtés, nous vivons une crise du projet politique. Si le débat suisse sur les minarets doit nous apprendre quelque chose, c’est que c’est sur les sociétés réelles qu’il faut reporter le débat aujourd’hui.
Commentaires
السلام عليكم
Voici une vidéo choc sur des propos tenus par le Député Jacques Myard au sujet du niqab (burqa pour ses détracteurs) où il dit notamment, quand on lui oppose l’argument de la liberté individuelle, que ça lui rappelle ces "prostituées" qui disaient ne pas avoir de proxénète :
A FAIRE CIRCULERÂ !!!!!!
السلام عليكم
L’article d’Olivier Moos est bon car son objet d’étude est la religion et ceux qui la pratiquent à la recherche de l’objectivité.
Son coup de griffe contre le symbolisme est plus étonnant surtout qu’il le réduit à une indigence politique.
Son premier paragraphe le met pourtant en défaut. Il parle de "croiser le fer" n’est-ce pas aussi faire la guerre d’un point de vue matériel et symbolique (et pas seulement politique) ?
Matériel puisque des objets sont en question : des vêtements, des minarets, des textes de loi et leurs applications concrètes.
Symboliquement parce que ces objets signifient autre chose qu’eux-mêmes. Ils s’intègrent dans des environnements qui disposent d’une cohérence interne qui reste sans doute à découvrir et à comprendre avec respect.
Olivier Moos a un autre avantage,il chiffre et mesure clairement la question, invitant à réduire tant de fantasmagories. Son questionnement situé au niveau du débat public est le bon comme à propos des minarets :"Le minaret est-il un pilier du dogme musulman ou une esthétique architecturale relevant plus de l’ordre de la tradition ?
Cet article permet une bonne réflexion. Merci et à bientôt.
Le rejet de l’Islam - et des Musulmans - est considérable en Belgique. Et quand on évoque ce sujet avec les autochtones, on obtient pratiquement toujours le même genre de réponses qu’on pourrait résumer ainsi : "Le jour où je pourrai déambuler librement et sans crainte dans les pays musulmans en pratiquant ma religion - ou mon absence de religion - sans qu’on me considère comme un sous-humain, tout changera." Bref, une exigence de réciprocité. Légitime ou pas légitime ? Telle est la question.
La raison de ce désordre est historique. Sans remonter au déluge 1/le Coran affirme que le Coran est la dernière révélation pour l’humanité toute entière.
2/ des colonisateurs ont méprisé la religion musulmane, oubliant que dans la Torah, l’Evangile et le Coran, Dieu, l’Unique, a parlé à des êtres humains. On parle de l’unité de la révélation.
3/ des musulmans ont oublié que le Coran dit clairement que juifs et chrétiens, respectueux de leurs religions ne seront pas condamnés (puisqu’ils sont à l’écoute de la parole de Dieu). Leur seul problème étant de dénier la vérité du Coran "en langue arabe claire".
Ce schéma est historique. Des musulmans ont dû se défendre contre des oppresseurs qui les méprisaient. Leur religion exprime parfois cette défense contre des oppresseurs dont ils veulent se distinguer. Les héritiers des oppresseurs ont peur à leur tour d’être opprimés.
Le dialogue n’est possible que si les religieux reconnaissent l’égalité des religions (cf. Mahmoud Azab, professeur à l’Inalco), chacune d’elle prétendant écouter la Parole de Dieu.
C’est simple et tous ceux qui n’ont été ni oppresseurs ni opprimés peuvent comprendre...s’ils respectent l’égalité de tout être humain et même s’ils luttent contre l’oppression...
"De la burqa en France aux minarets en Suisse. Le nouveau combat idéologique contre l’Islam"
Mon impression est que le titre de l’article n’est pas correct.
Il ne peut pas y avoir de combat idéologique quand on parle de résultat d’un référendum populaire. Comment pourrait-on croire que les citoyens votent "par idéologie", cela n’a pas de sens.
Le vote dans la discrétion et l’anonymat d’un isoloir dans un pays démocratique où l’expression est libre , est le fruit d’un ensemble réactif vis à vis d’une situation, ce n’est pas l’expression d’une idéologie. La meilleure preuve est que tous les partis et confessions, hormis le très minoritaire parti populiste d’extrême droite, ont appelé à voter contre la proposition d’interdiction. Le pacifique peuple suisse n’a pas suivi.
C’est peut-être une réaction devant ce qui est ressenti comme une idéologie. N’oublions pas que le peuple suisse est neutre dans l’âme et a toujours résisté aux chants des sirènes idéologiques qui l’entouraient. Mieux, il a été le refuge des victimes d’idéologies agressives qu’elles soient religieuses,politiques, fascistes ou racistes .
Tant que l’on mettra ces problèmes, justifiés ou non, de perception, de ressenti, de vécu, et même de crainte, au rang d’idéologie, on peut être certain d’être à l’opposé de toute solution.
Il n’y aura jamais de solution si on reste sur le plan de l’idéologie, car les idéologues sont par définition les moins apte à la tolérance d’idées.
Il faut rester sur le terrain pratico pratique du ressenti et du perçu et accepter que les solutions sont dans ce domaine
Et pourtant, la tentation est omniprésente. On sort les bannières et on classe le monde en deux catégories, ceux qui sont de notre côté et ceux d’en face qui sont bien sûr, responsables de tous les maux.
Il suffit de regarder sur ce site le nombre de fois où on parle de "l’Occident", des "Occidentaux" et même "des français" , et en face on met "nous" ou "les musulmans". Il s’agit bien de distinguos idéologiques .
Cela n’a guère de sens, ne serait-ce qu’au regard du pourcentage exorbitant de français issus d’une immigration récente ou plus ancienne. On peut même dire que notre pays est une machine à absorber et intégrer les immigrations quasi permanentes.
Il faut donc se poser les bonnes questions. Et quand on a la chance d’avoir une expression populaire, comme en Suisse, au lieu de la langue de bois des politiques, il faut la considérer dans toute sa réalité et toute sa signification sans filtre idéologique, même si elle dérange.
Pourquoi dire "combat idéologique contre l’Islam".
Les minorités, quelles qu’elles soient bénificient en Europe d’un appui incontestable de l’idéologie ambiante.
Idéologie portée par des intellectuels qui considèrent, avec les thèses développées par C.L Strauss, que toutes les cultures se valent et sont, dans leur organisation symbolique d’un égal degré de complexité.
Pourquoi pas !
Mais là où le divorce entre idéologie du politiquement correct et le ressenti populaire est manifeste réside dans la place que l’on veut donner dans l’espace public avait qualifiée de légitime, légimité donnée par une majorité d’individus qui se reconnais dans une série de choix tous aussi sunjectifs les uns que les autres mais qui constituent le ciment d’une communauté nationale.
Aujourd’hui l’Islam, entre autres, mais on pourrait faire la même analyse avec les Corses, veut s’inscrire dans une logique identitaire équivalente à la culture légitime des pays dans lesquels il s’invite.
Et c’est là que la bât blesse.
Car les populations européennes se demandent entoute sincérité pourquoi les droits qui sont reconnus pour une culture exotique dans son champ géographique d’exercice ne serait pas acceptables pour la "culture européenne" légitimée par le ressentie d’une grande majorité d’individus.
Je suis athee et personnellement pas oppose au port de la burqa, etant sous-entendu que cette autorisation suppose egalement le droit de critiquer toutes les religions sans exceptions. Autrement dit, il est inacceptable qu’on nous brandisse a tout bout de champ l’accusation de blaspheme, notion qui n’existe plus en France depuis belle lurette. Les religions, qui ne sont que des opinions, doivent pouvoir etre critiquees sans menaces et sans aucune censure, comme toute opinion.
Toutefois, je ne comprends pas une chose : on nous dit ici et ailleurs que le port de la Burga n’a rien a voir avec l’islam. En quoi son interdiction stigmatiserait-elle donc les musulmans ?
Désolé pour les "blancs" intervenus dans mon texte, trop hâtivement lancé sur le site et de manière anonyme.
Pourquoi dire "combat idéologique contre l’Islam" ?
Didier m’a précédé sur ce thème en faisant remarquer que le combat idéologique n’est pas ici mené par ceux que l’on croit.
Les minorités, quelles qu’elles soient bénificient en Europe d’un appui incontestable des intellectuels qui considèrent, avec les thèses développées par C.L Strauss, que toutes les cultures se valent et sont, dans leur organisation symbolique, d’un égal degré de complexité.
Pourquoi pas !
Mais là où le divorce entre les intellectuels ardent défenseurs du politiquement correct et le ressenti populaire, réside dans la place que veulent se donner certaines cultures minoritaires dans un espace qui, au départ, n’est pas le leur.
Démarche expansioniste par définition, encouragée en cela par l’intellectualisme ambiant qui entoure ces questions.
Or il faut bien constater que les cultures minoritaires se trouvent en situation de concurrence, sinon en contradiction avec la culture que Bourdieu avait qualifiée de "légitime".
Cette légitimité venant de la reconnaissance que lui donne la majorité des citoyens, de quelque origine qu’ils soient et de quelque confession qu’ils soient par intégration et déculturation.
Deux mots vus aujourd’hui par certains comme offense faite à leur spécificité.
Attendu que nous nous enrichissons de leurs différences, à la condition toutefois que le mélange ait bien lieu.
Accpetation au modèle "légitime" dans des domaines aussi divers que l’art ou les savoirs transmis par l’école.
Une espèce d’adhésion collective à un projet de société.
Une appropriation d’un patrimoine commun.
Or que se passe-t-il avec l’Islam et ceux qui prétendent en faire le "fer de lance" d’une idéologie globale ?
L’Islam, et ceux qui en font leur cheval de bataille, en refusant toute déculturation, entend préserver la pureté originelle d’une religion qui régit non seulement la pensée mais aussi le quotidien de ses adeptes en se référant à un texte transmis à eux seuls par Dieu, en arabe par l’intermédiaire d’un ange.
Il suffit de lire la prose de certains intervenants sur Ouma.com pour voir à quel point ils s’éloignent de la "culture légitime" des pays où ils évoluent. En revendiquant l’usage de leur langue dans les écoles, ou encore l’imposition de rites dans l’espace public, ou encore en revendiquant un cadre juridique particulier.
Dans notre espace laïque, cette religion établie une hiérarchie entre l’Islam, les autres religions monothéistes, les polythéistes, les idôlatres ou les non croyants.
Hiérarchie inique dans une société laïque dont les Constitutions reconnaissent l’égalité de droits pour chaque citoyen quelles que soient ses croyances ou l’absence de croyances.
En Europe un chrétien ou un idôlatre ont droit au même respect.
L’islam entend donc, non pas se placer comme une simple composante dans le paysage européen, au même titre que les autres, mais comme une alternative.
Ceci apparait tout à fait inacceptable pour une très grande majorité de personnes, qui n’ont rien à voir de près ou de loin avec le qualificatif de xénophobes ou racistes qui leur est facilement accolé.
Il se passe donc que les populations qui se reconnaissent dans la culture légitime du pays, et qui sont majoritaires, ne veulent pas accepter qu’une culture allochtone entende prendre une place qui dépasserait celle que l’on donne aux composantes spirituelles du pays.
Le minaret devient ainsi un symbole, ou plutôt est bon prétexte, pour mettre les choses au point.
On pourrait dire les points sur le i du minaret.
Il faut que les musulmans le comprennent si ils souhaitent faire partie de la "culture légitime" du continent européen.
Ce qui aujourd’hui fait problème n’a rien a voir avec une montée irrépressible d’un crypto-nazisme, ou du fascisme.
Aujourd’hui l’Islam, entre autres, ( mais on pourrait faire la même analyse avec les Corses, ou les Basques, en fait toute minorité prosélyte et exclusive), veut s’inscrire dans une logique identitaire équivalente à la culture légitime des pays dans lesquels il s’invite.
Et c’est là clairement que la bât blesse. Car les populations européennes se demandent en toute sincérité pourquoi des droits particuliers seraient octroyés à une culture exotique et minoritaire, qui entend reproduire des schémas culturels jugés rétrogrades en Europe.
Reproduction d’us et coutumes qui, dans leur espace d’exercice originel, montrent à l’oeuvre des modèles sociétaux, où une place privilégiée ets donnée à l’ISLAM et à ses pratiques et qui ne constituent en rien pour les citoyens européens une alternative crédible.
"la "culture européenne" légitimée par le ressentie d’une grande majorité d’individus." ...ne nous accepte pas illustre inconnu.
Toutes les cultures"étrangères"s’imbriquent parfaitement dans la culture française c’est un fait,la France est à ne pas en douter un pays généreux et que l’intelligence surpasse dans bien des domaines.
Toutes les cultures sauf une, sauf à lui reprocher une attitude raciste à l’égard des individus ou de l’état d’esprit de ceux qui en sont.
J’ai regardé le débat la commission Sarkosy euh Gerin contre Tariq Ramadan et à vrai dire je n’ai retenu que le pitoyable cinéma de M.Glavany ,invectivant M.Ramadan de ses meilleurs mots.
Lorsque vint le tour de M.Ramadan de répondre à la méchanceté incarnée du sieur Glavany,le président Gerin coupa le micro du pauvre Tariq.
Couic !
S’il m’est autorisé de prendre tribune ici et de m’adresser à M.Gerin Président de la commission qui porte son nom,j’aimerai qu’il sache ceci :
Il devrait s’intéresser aux banlieues alors qu’il avait en charge l’une des plus symboliques,il n’en a rien fait,préférant le chic au choc.
M.Gerin dont je ne doute pas dans la sincérité dans son engagement contre les dérives féodales qu’il n’a de cesse de répéter,devrait visionner l’émission ,il y trouverait tout le succès politique nécessaire à son tremplin dans le giron national.
J’ai toujours pensé que le bonheur se trouve là juste à coté,tout près.
J’aimerai que les médias nous donnent l’occasion d’un vrai débat et que l’oumma se fasse entendre comme à un simple citoyen.
Mamyli à nouveau !
Je croyais que l’idéologie était un ensemble d’idées qui rassemblées ne provoquent qu’erreur et fausseté. La philosophie étant précisément la critique des idéologies.
Le problème est sans doute moins un problème de vocabulaire que comme le dit Didier de ressenti. Or, que percevons-nous subjectivement, à savoir 1/ que peu de femmes en occident portent la burqa.
2/ que les musulmans sont capables de prier même dans le désert et en l’absence de l’appel des minarets. Il suffit d’avoir une montre ou internet (le site Oumma par exemple) pour connaître des heures de prières et de rendez-vous...
Ce ressenti ici et maintenant conduit à des certitudes comme le fait que la burqa et les minarets ne rendent pas compte de l’islam.
Je pourrais certes me tromper !?
A Didier
“la perception , le ressenti , le vécu ou la crainte “ d’un peuple peuvent déboucher sur une idéologie fasciste s’ils trouvent des manipulateurs habiles et des moyens financiers capables de les aider a exploiter, dévier, et concentrer ces craintes sur un ennemi réel ou mythique.
Entre deux guerres : la crise économique de 1929, le chomage, des manipulateurs habiles et l’appui d’une partie du grand patronat allemand ont favorisé la prise du pouvoir par Hitler et ceci par voie tout a fait démocratique. Est-ce que le nazisme est un vote épidermique ou une ideologie ?
A HXLHXLHXL : Bien sûr que l’application de toutes les religions est critiquable : que ce soit la religion juive, chrétienne ou musulmane. Que l’on critique par exemple la vision des femmes dans l’islam cela s’entend et ouvre le débat.
Qu’on fasse des amalgames entre islam et terrorisme, nous ne sommes plus dans la critique mais dans la stigmatisation. Cela n’apporte rien de positif et n’ouvre pas à débat mais à la haine.
Vous dites :"Toutefois, je ne comprends pas une chose : on nous dit ici et ailleurs que le port de la Burga n’a rien a voir avec l’islam. En quoi son interdiction stigmatiserait-elle donc les musulmans ?" La burqua n’a rien à voir avec l’islam et son interdiction ne poserait pas problème si le but n’était pas de stigmatiser les musulmans.
Pourquoi faire un débat et tout un problème de ce port de la buqua qui ne concerne qu’une infime et insignifiante partie de la population musulmane, si ce n’est pour stigmatiser 4 millions de musulmans ? Faire d’un fait divers une généralité, qui jette l’opprobe sur la majorité des musulmans.
A Didier : Je ne partage absolument pas votre point de vue en ce qui concerne l’idéologie. Car cela voudrait dire que la haine et la sitgmatisation des juifs, qui ont prévalue à la montée du nazisme ne font pas partie intégrante à l’idéologie nazie ?
A aamoun ali adib,
La montée du nazisme que vous évoquez n’a évidement rien à voir avec ce qui intéresse ce débat . Il suffit de bien connaître l’histoire d’entre les deux guerres, la montée des nationalismes et surtout la situation très particulière de l’Allemagne depuis 1918.
Quant aux votes "démocratiques" du peuple allemand qui ont conduit Hitler à ce qu’il est devenu, il suffit de voir comment ils ont été organisés, et "menés" pour comprendre pourquoi ils sont tout sauf démocratiques, ne serait-ce que parce que l’Allemagne à cette époque n’était pas une démocratie, et cela ne s’est pas arrangé par la suite !
L’Histoire est sans ambiguïté sur ce point.
Non, la prétendue idéologie islamophobe n’existe pas dans ce type de manifestations (en Suisse), où de plus le peuple a exprimé le contraire de ce que ses dirigeants attendaient.
C’est chercher des responsabilités là où elles ne sont pas.
A Amazone,
A ma remarque :
"C’est chercher des responsabilités là où elles ne sont pas."
Vous me répondez : " Alors où sont les responsabilités ?"
Je ne me pose pas cette question, car le problème ne se pose pas en terme de responsabilités. Je voulais dire : inutile de chercher des responsabilités, car si on raisonne en terme de responsabilités, chacun trouvera ses responsables et de là ses coupables.
C’est exactement ce que fait cet article qui d’emblée parle d’idéologie islamophobe, c’est à dire qu’il désigne un coupable qui pourra accueillir tous les griefs.
Ma mère, qui essayait de raisonner son fils toujours en révolte contre quelque chose ou quelqu’un, me disait souvent une phrase que je ne voulais pas entendre et qui était du genre : "tu veux un coupable ? Regarde dans le miroir. Et si tu le trouves pas, tu verras au moins la seule personne à qui tu peux demander de faire quelque chose"
A Didier :"C’est chercher des responsabilités là où elles ne sont pas."
Alors où sont les responsabilités ?
A Babil :"Hiérarchie inique dans une société laïque dont les Constitutions reconnaissent l’égalité de droits pour chaque citoyen quelles que soient ses croyances ou l’absence de croyances" Je voulais déjà vous le faire remarquer mais je crois que vous amalgamez deux concepts :
Vous ecrivez que nous sommes dans une socièté laique ce qui est complétement faux et à ce sujet je vous renvois à la tribune de Nicolas Sarkozy dans Le Monde du 9 décembre.
La socièté française n’est pas laique, elle est d’inspiration chrétienne.
Ne sont laiques que les institutions d"état.
D’où votre intervention est complétement faussée au regard de cette précision.
A Didier
Des gens vous diront que la république de Weimar était aussi démocratique que la France des années vingt et que le maréchal Hindenburg, conscient du péril Nazi a tout fait pour s’opposer a la nomination d’Hitler comme chancelier mais qu’il a du s’incliner, comme le gouvernement Suisse, face a la pression des urnes. Mais la n’est pas le débat.
Vous trouvez qu’il n’y a pas d’idéologie islamophobe dans le vote des Suisses sur les minarets et que ce vote est plutôt le résultat de (perception, de ressenti, de vécu ou de crainte)
Corrigez moi, je vous prie, si je me trompes mais a ma connaissance l’écrasante majorité des suisses musulmans sont des autochtones ou des gens qui ont acheté légalement leur citoyenneté ils sont respectueux des lois , ils travaillent honnêtement et contribuent a la prospérité de la Suisse . Comment se fait il qu’ils inspirent a une majorité de leur concitoyens de pareils sentiments de rejets et de peur
Bonjour Babil,
A la lecture de vôtre texte, je souhaite vous poser plusieurs questions, si vous me le permettez :
1/ Quelle est vôtre définition de la "culture légitime" à laquelle vous faites référence. Autrement dit quels en sont les contours ??
2/ Pour vous, ces "contours" culturels d’un peuple évoluent ils au fil de l’histoire et des intéractions ??
2/ Comment analysez vous la place que devraient prendre les musulmans d’origine Européenne ??
3/Quel "cadre juridique particulier" est actuellement revendiqué par les musulmans ?
4/ En quoi l’enseignement de l’Arabe à l’école met il en péril la "culture légitime", alors que d’autres langues étrangères sont enseignées sans que cette thématique soit soulevée ?
5/ Quels éléments objectifs vous permettent d’avancer que : "L’islam entend donc, non pas se placer comme une simple composante dans le paysage européen, au même titre que les autres, mais comme une alternative".
6/ concernant vôtre formule "pays dans lesquels il(l’islam) s’invite", quelle est selon vous l’origine historique de la présence musulmane contemporaine en France ??
7/ par rapport à vôtre phrase selon laquelle les musulmans visent "l’imposition de rites dans l’espace public", puis je vous demander quelle est vôtre définition du principe de laïcité en ce qu’il s’agit justement de l’espace public.
8/ Et enfin, sur quels critères évaluez vous que : "cette religion établie une hiérarchie entre l’Islam, les autres religions monothéistes, les polythéistes, les idôlatres ou les non croyants"
J’espère sincèrement que vous répondrez à mes questions afin d’enrichir le débat et que mon message ne restera pas lettre morte comme la première fois que je vous ai interpellé..
Cordialement.
A Hayat
Questons pertinentes
HAYAT vient de donner une SECONDE oportunite a BABIL de demontrer l’objectivite de sa pensee et la rigeur de son raisonement. Nul doute que BABIL est tres ouverts au debat constructif et n’hesitera pas a repondre aux questions pertinentes d’HAYAT.
A Didier : ""tu veux un coupable ? Regarde dans le miroir. Et si tu le trouves pas, tu verras au moins la seule personne à qui tu peux demander de faire quelque chose"
Votre mère avait raison au moins en ce qui concerne la deuxieme partie à savoir :"tu verras au moins la seule personne à qui tu peux demander de faire quelque chose"
maamoun ali adib
Cela fait plaisir de rencontrer quelqu’un qui connaît l’histoire. Sincèrement.
Vous savez que lors de l’élection d’Hitler, Hindenburg n’était pas en mesure physiquement et moralement d’assumer son rôle. Il méprisait Hitler mais n’avait rien fondamentalement contre ses idées et son idéologie, pas plus qu’une grande partie des militaires et des grands patrons. Quant au peuple, resté sur la frustration organisée de 1918, il venait de connaître les pires récession et inflation de son histoire. Dans ce contexte, et l’incapacité des politiques traditionnels a trouver des solutions, il ne pouvait qu’être subjugué par une idéologie qui le disait supérieur à tous les autres, destiné à dominer la terre, exploité par les puissances de l’époque et qui stigmatisait le capitalisme international et ses acteurs (les juifs). Il y a d’autres idéologies qui tiennent le même langage, et en ce moment même.
C’est après l’élection d’Hitler comme chancelier et la mort d’Hindenburg que le nazisme d’état a pu s’exprimer. Vous connaissez certainement le contexte et l’organisation des élections qui ont suivi.
Quant à la deuxième partie de votre message, très juste d’ailleurs, elle montre bien que ce ne sont pas les musulmans de Suisse (en tout cas pas dans leur immense majorité) qui ont pu provoquer cette réaction électorale.
Je pense que c’est une réaction contre l’image perçue de l’Islam, et cette image peut être faussée et subjective, mais c’est celle qui est perçue. Et d’où vient cette image, certainement pas de ce père et de cette mère de famille musulmans suisses qui vont prier à la mosquée et élèvent leurs enfants dans le respect des valeurs de la société.
Quelle est l’image perçue non par une personne mais par un grand nombre d’individus ? De quoi est composée cette image ? Comment s’est-elle composée ? Comment l’inverser ? Qui doit inverser cette perception ?
Il ne faut pas aborder ces questions et encore moins les réponses sous l’angle idéologique, la réaction s’en trouverait amplifiée.
Hayat a dit à Didier le 9/11 dans un forum concernant la charia, licite/ :
"Personnellement il m’a été donné de vivre une bonne partie de ma vie dans des cultures très éloignées de la culture occidentale et je pense que l’on peut, pour peu que l’on soit ouvert à la façon de voir de l’autre, complètement "muer" d’un état à un autre (au point d’ailleurs de se sentir parfois très en décalage avec nôtre "milieu d’origine").
Cet exercice est parfois un peu périlleux parce qu’il arrive que l’on se demande réèllement qui l’on est mais je crois qu’au final, si on accepte de se remettre complètement en question, de s’explorer intérieurement, on s’ouvre à toutes les richesses que la vie nous offre..et pour moi, la foi découle directement de cette expérience de la diversité des possibles, preuve de Dieu.
Hayat à vous lire, votre vie est riche d’expériences .
Ne pensez-vous pas qu’il est difficile d’attendre à priori une démarche et un parcours de vie comme les vôtres de la part du citoyen de base européen ? Ne pensez-vous pas que les aspirations des suisses, autrichiens, italiens, tous les européens en somme, à vouloir rester "dans" et préserver la culture de leurs ancêtres dans leurs propres pays sont légitimes.
Ne croyez-vous pas que les peuples européens, et d’autres (Japon, Coréen du sud, Australie), ne sont pas forcément racites ou islamophobes, mais qu’ils refusent cette mondialisation qui aboutit à un et salmigondis des peuples, tout cela au grand bénéfice des multinationales .
La votation le permettant, les
suisses se sont exprimés.
Bonsoir
Hayat, en raison de votre grande civilité, que j’apprécie, je me permettrai de répondre point par point à vos questions.
1/ Quelle est vôtre définition de la "culture légitime" à laquelle vous faites référence. Autrement dit quels en sont les contours ??
Il ne s’agit pas d’une définition qui m’appartient, mais dans laquelle je me retrouve et à laquelle adhère par définition une grande majorité de citoyens français.
La "culture légitime" désigne le type de connaissances et de savoirs qui apparaît légitime aux yeux de tous (tous les individus d’une même société).
Ce concept fut développé par le sociologue Pierre Bourdieu, gourou de la pensée progressiste actuelle en matière d’enseignement et dont je suis loin de partager toute la philosophie.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’actuellement (ceci est rapporté de façon très officielle au niveau des inspections d’académie) de nombreux élèves, se réclamant de culture musulmane, manifestent leur opposition à l’enseignement de certaines parties du programme officiel scolaire(shoah en Histoire, ressenti ethnique sur l’enseignement de l’Histoire de l’esclavage ou de la colonisation, éducation sexuelle contraire à certaines traditions, évolution darwinienne contraire à la religion, cours d’éducation physique pour les filles contraire à une certaine notion de la pudeur etc...) autant d’éléments qui font partie de revendication ethnico-culturelles qui de fait s’opposent à la culture légitime telle qu’elle était définie et qui faisait jusqu’ici consensus.
Dans son étude sur les inégalités à l’École, Bourdieu montre que certains types de savoirs sont mieux valorisés que d’autres par l’institution scolaire.
Par exemple, les connaissances en littérature classique sont mieux valorisées à l’école que les connaissances sur l’histoire du rock.
Cela induit l’idée que dans la culture (au sens large) d’une même société, il existe des sous-cultures plus ou moins légitimes.
L’enseignement répond donc à une choix de savoirs qui globalement ne fait pas débat et induit un certain type de capital culturel.
Les cultures n’étant pas équivalentes de fait par leurs valeurs, elles composent des capitaux dont sont inégalement dotés les individus. Bourdieu utilise beaucoup l’expression "culture légitime" dans son ouvrage La Distinction
Ceux qui sont dépourvus de ces savoirs légitime d’excluant de fait de la culture légitime
Voilà pour le premier point.
Il n’y a pas de mouvement idéologique contre l’Islam. Ceux qui ont besoin de ça pour leur propagande l’affirment haut et fort. Pour réunir autour de soi, il faut créer la peur. Et ensuite rassembler.
Si j’écris que je suis Reno : serai-je publié ?
2/ Pour vous, ces "contours" culturels d’un peuple évoluent ils au fil de l’histoire et des intéractions ??
La réponse à cette question va de soi concernant une société ouverte comme la notre. Il n’en irait pas de même pour des sociétés figées, cristallisées dans le respect immuable de totems et de tabous et qui au contact inévitable des autres n’ont guère d’autres choix que de disparaître.
Notre société, comme beaucoup d’autres, a évolué dans un espace ouvert et s’est modifiée en permanence et ce depuis des siècles par apports externes successifs.
A ce titre notre sociéte subit en permanence une certaine déculturation, mais ceci ne s’est jamais traduit par une acculturation totale par assimilation à une culture extérieure à la notre.
La spécifité de la culture française est d’acculturer les groupes minoritaires qui s’y agrègent, ceci par assimilation et déculturation partielle de la culture dominante.
C’est en cela que l’on peut dire que la culture française s’est enrichie de certaines différences mais que l’on a tort d’étendre, comme on le fait aujourd’hui, à une définition qui serait : "nous nous enrichissons de toutes les différences".
Certaines différences provoquent chez nous des réactions de rejet.
Dans cette déculturation de fait, les modifications culturelles reçoivent l’agréement implicite de la majorité.
Notre société prend ce qui lui agrée et rejette ce qui lui apparait comme incompatible avec sa "culture légitime", pour reprendre le premier point.
Il ne fait aucune difficulté pour un Français de prendre ce qui, venant de l’extérieur, lui apparait comme bon.
Pour faire simple, en matière culinaire par exemple, les apports extérieurs sont permaments. Ces apports se font généralement sans débat et sans états d’âmes. Mais on acceptera le couscous ou la pizza et on refusera les sauterelles grillées en raison, non pas des valeurs gustatives de l’insecte ou de quelconques prescriptions d’essence religieuse, mais de notre simple méconnaissance ou doute concernant sa comestibilité.
3/ Comment analysez vous la place que devraient prendre les musulmans d’origine Européenne ??
Je ne comprends pas votre question.
S’agit-il des musulmans d’Albanie ou du Kosovo, issus de l’acculturation de populations européennes par l’empire ottoman, ou des musulmans issus de l’immigration généralement africaine ?
Dans ce dernier cas, car je suppose que vous voulez parler de ceux là , ma réponse est simple l’Islam doit prendre la place d’une religion comme les autres, pas moins mais pas plus. Il s’agit pour notre république, d’une croyance subjective dans un espace laïc, celui de la société française.
L’athée est aussi respectable que le croyant.
Une place qui doit se limiter à la sphère privée et dans des lieux prévus à cet effet.
Je ne suis pas contre la construction de mosquées, pas plus que d’églises ou de temples bouddhistes.
Mais vous savez que la magnificence de nos églises par le passé avait pour but de subjuguer les ouailles et de s’imposer dans le paysage. Elles trônaient au coeur des cités. Je ne souhaite pas que nous revenions à cette époques où la religion dictait sa loi. Un lieu de culte doit être un lieu comme les autres, sans ostentation, et s’il doit y avoir un signe distinctif qu’il soit simplement soumis à nos règles d’urbanismes.
Pour le reste, je suis contre toute manifestation visible de l’appartenance à une religion dans l’espace public (écoles, lieux de travail et fonction publique).
Je suis contre la prière dans la rue.
Pour l’Islam, le voile pour moi m’indispose car il stigmatise et manifeste un état d’infériorité de la femme quant à sa féminité. Pour la burqa, c’est un vrai scandale, elle me hérisse le poil, car elle soustrait les femmes qui le porte à toute visibilité sociale et les réduit à des ombres anonymes.
Je dirai simplement, qu’une religion ne doit en aucun cas importer de ses lieux d’origine des signes qui heurtent la sensibilité générale.
que diriez-vous si des individus, se réclamant d’une religion naturiste (acceptable au regard de nos lois), prétendaient évoluer en tenue d’Adam et d’Eve dans les lieux publics ?
Pourrions-nous parlez de liberté d’expression ?
Je le crois Didier et ça n’engage que moi.
Je le crois d’autant plus que le fait d’y penser m’apparait inacceptable.
De quel droit ?
De quel droit dès lors qu’une majorité s’est prononcée démocratiquement contre la présence du minaret dans les mosquées existantes ou en devenir ?
Ce même droit qui fait grincer la censure dès lors que la tendance a de s’en approcher. mais ça c’est un autre débat.
Je lis ici et là certains pester contre la" victim’attitude" des musulmans s’ornant de courage pour dénoncer l’imposture que dis-je ,le sacrilège du moment.
Oui mais à une condition,une seule : que l’image rectifie ses clichés .
les clichés qui circulent de puis trop longtemps ont finit par influencer le libre-arbitre de chacun et rendre la pensée inopérante.
Le débat est vide,sans âme.
Quand un pays décide qu’un autre pays doit disparaitre afin qu’il y installe un peuple qui remplacera un autre peuple qui attendra de rentrer chez lui que le premier ait défait ses valises,je me demande s’il y a matière à droit dès lors que c’est l’image qui dirige les débats.
Pour étayer ma pensée,je vous invite à me suivre.
"les arabes forment le groupe ethnique le plus dénigré de toute l’histoire d’hollywood.Ils sont généralement dépeints comme des sous-humains."
Et l’image créa les symboles et la pensée unique .
A Didier
Ainsi nous sommes d’accord pour dire que ce n’est pas le comportement des suisses musulmans mais plutôt l’image perçue de l’Islam qui a provoqué cette réaction électorale.
Nous sommes je l’espère d’accord pour dire que les suisses musulmans n’ont aucun pouvoir pour influencer les extrémistes musulmans qui ont façonné cet image
Vous paraissez réticent à admettre qu’il y a eu une manipulation à grande échelle, et sur le long terme pour présenter l’islam comme un bloc monolithique et amalgamer par exemple les minarets suisses avec les fusées iraniennes
Soit, appelés a vivre ensemble il nous faut travailler ensemble a changer cet image. Nous devrons réfléchir aux meilleurs moyens pour y parvenir et s’abstenir de jeter de l’huile sur le feu
A Babil
Même si le terme légitime prêt a confusion en sous entendant que d’autres cultures sont illégitimes. Remarquons ensemble que cette culture légitime n’est pas immuable et donc qu’elle doit comporter en son sein des éléments d’ouvertures a d’autres cultures permettant ainsi son évolution.
Remarquons aussi qu’une culture est censée convaincre par persuasion et par l’exemple, et qu’une culture qui a besoin de décret et de gendarmes pour s’imposer flirte dangereusement avec l’endoctrinement. Les gens qui ont connu les dictatures vous diront que l’endoctrinement est la mort de la culture
la culture légitime ou la norme définie comme valeur intrinsèque et intangible,soit ! mais force est de raisonner et d’accepter que
La culture évolue,change s’adapte aux réalités du moment.
Que nos ancêtres soient gaulois ou que Charles martel ait bouté les arabes à Poitier peut-être mais imposer une norme culturelle en faisant fi du reste et vous avez une dictature de la pensée.
« Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » UNESCO sur Wikipédia.
légitimer la culture en incluant toutes les tendances,spirituelles,cultuelles,affectives.Reprendre les manuels scolaire et y inclure quelques faits,quelques dates historiques pour dissiper les zones d’ombre tendrait à rendre la culture sa neutralité et lui conférer un rôle institutionnel incontournable.
Seulement est ce que l’intelligentsia dominante est prête à céder quelques onces de terrain en guise de compromission qui vaudrait pour reconnaissance ?
Si tel est le cas, la culture Française serait-elle menacée pour autant ou se trouverait-elle renforcée dans ses convictions de l’idée première d’une grande nation plurielle ?