Tous les journaux financiers de la place vantent les mérites de ce « nouveau marché » qui pèse entre 300 et 600 milliards de dollars selon les estimations et l’évolution assez fluctuante de la monnaie américaine. Cette « demande islamique » n’inclue pas encore réellement celle des « musulmans vivant en terre non musulmane ; […] Cette demande à forte capacité d’investissement est traitée déjà depuis plusieurs années par les banques traditionnelles qui ont même, pour certaines, créé des filiales dédiées afin d’endosser un marketing plus « oriental » sans remettre en cause l’appartenance culturelle de la maison mère au modèle bancaire occidental classique.
Banque : entreprise dont l’objet est le commerce de l’argent. Elle est
chargée de collecter les dépôts et l’épargne de ses clients, de trouver
des solutions de financement à leur projet, d’effectuer des paiements pour
leur compte et de gérer des valeurs boursières.
Dans cette définition très générale du rôle de la banque, nous trouvons
une description réaliste de ses activités et de la fonction qu’elle
remplit dans notre société, occidentale et « moderne ». L’essentiel de ses
revenus provient de son aptitude à « gérer » de l’argent et à produire un
certain nombre de services financiers reliés à cette gestion, de manière
plus ou moins directe.
Interrogés sur le rôle présume de la banque, la majorité de ses clients
identifient les deux activités suivantes :
1) la gestion des dépôts (salaires, épargnes, etc) et des paiements
(virements, retraits, chèques et cartes)
2) le « prêt » immobilier
Le lecteur remarquera probablement que le mot « prêt » est dans ce texte
toujours accompagné de guillemets dès lors qu’il s’agit de crédit. Il y a,
à mon sens, un abus de langage dans la pratique banalisée de cette
association sémantique entre prêt et crédit. Dans le dictionnaire,
« prêter » consiste à « confier provisoirement quelque chose Ã
quelqu’un ». Il n’apparaît pourtant dans le même dictionnaire aucune
mention d’un quelconque versement d’intérêts en échange du dit prêt.
En
fait, dans le cas des banques, il semble plus approprié d’utiliser le
terme « location ». Une personne ayant recours au crédit bancaire dira
alors « j’ai loué de l’argent pour acheter la maison, ça valait mieux que
de la louer… », ou encore « les locations d’argent sont l’une des
activités principales des banques de détail… », ce qui correspond bien
mieux à la réalité que vivent chaque jour les consommateurs endettés.
Un observateur paranoïaque pourrait également se demander si le choix du
mot « prêt » dans le marketing des banques est vraiment si innocent qu’il
en a l’air. « Prêter », c’est ce que fait un ami quand on a un coup dur ou
ce que fait un enfant quand il apprend le partage. Les organismes de
crédit ont-ils voulu s’approprier cette part inconsciente d’entraide et de
sympathie que le mot « prêt » porte en son sens ? En regardant certaines
publicités pour les crédits à la consommation par exemple, le même
observateur paranoïaque pourrait être pris de vertiges : la représentation
qui est faite du crédit est toujours très enfantine et innocente : un doigt
bienfaiteur donnant des « coups de pouce » aux emprunteurs, ou encore un
bonhomme vert jouant au frisbee avec les enfants sur la plage des
vacances, payées à crédit.
On ne voit pourtant nulle part le drame que
vivent de nombreux ménages surendettés, ni les huissiers qui saisissent
les biens de ceux qui ne peuvent plus payer leurs mensualités, les chargés
de recouvrement menaçants, ou encore les commerciaux insistants qui
expliquent que « tout est possible » sur les coins de tables en
contreplaqué du « pays où la vie est moins chère », à condition qu’elle se
paye en plusieurs fois bien sûr…
Il est paradoxal, lorsque l’un d’entre nous a besoin d’argent, qu’il lui
soit plus naturel de demander à la banque de « l’aider » plutôt qu’à ses
proches (familles, amis, collègues, …) et cela même quand il s’agit de
sommes relativement petites. Il semble acquis, dans l’imaginaire
collectif, que la banque contrôle l’argent et qu’elle est donc
l’interlocuteur le plus crédible pour le « prêter » ou le « gérer ».
C’est la nature profonde de la mission de la banque qui est ici en jeu.
Pourvoyeuse de financement en échange d’un taux d’intérêt, la banque
participe à un système structurellement inflationniste : pour consommer on
« emprunte », pour rembourser ce que l’on « emprunte », on augmente le
prix de ce que l’on vend (y compris son travail), pour faire face à cette
augmentation de coût, notre acheteur augmente les prix ou « emprunte »,
etc etc
Offrant un taux d’intérêt à ceux qui lui confient leur épargne et leur
trésorerie, la banque centralise des réserves qui auraient pu être prétées
(dans le vrai sens du terme) ou investies dans des projets ayant un impact
social et économique positif, même s’ils sont financièrement moins
« rentables » qu’un placement à intérêts.
Faisant miroiter aux consommateurs l’accès à un monde matériel dont leur
pouvoir d’achat réel les exclut, la banque fait partie d’un système qui
les encourage a s’endetter pour pouvoir satisfaire leur conformité à une
norme conçue pour être juste un peu au- dessus d’eux… On voit ainsi
apparaître un univers de biens et services accessibles à crédit qui
démultiplie les possibilités de possessions matérielles, offrant un accès
virtuel à la classe de pouvoir économique supérieure à chaque individu
solvable (ou non) dans la société de consommation.
C’est dans ce contexte qu’est discutée l’ouverture (déjà effective dans
certains pays) de « banques islamiques » en Occident. Tous les journaux
financiers de la place vantent les mérites de ce « nouveau marché » qui
pèse entre 300 et 600 milliards de dollars selon les estimations et
l’évolution assez fluctuante de la monnaie américaine. Cette « demande
islamique » n’inclue pas encore réellement celle des « musulmans vivant en
terre non musulmane », et est essentiellement constituée de riches
investisseurs et d’organisations du Golfe et d’Asie du Sud Est.
Cette demande à forte capacité d’investissement est traitée déjà depuis
plusieurs années par les banques traditionnelles qui ont même, pour
certaines, créé des filiales dédiées afin d’endosser un marketing plus
« oriental » sans remettre en cause l’appartenance culturelle de la maison
mère au modèle bancaire occidental classique. Des ingénieurs spécialisés
sur les produits prétendus conformes à la Shari’a ( prononcer
« charia-complayante ») planchent du matin au soir pour « halaliser coûte
que coûte l’inhalalisable », au moins sur les jolis prospectus bordés de
calligraphies arabes…
Discussion sur un "desk" de "trading" d’une grande banque d’investissement
française :
 Un ingénieur-naïf : Et ce produit, comment tu vas le rendre
« charia-complayante » ?
 Un ingénieur-plus-naïf-depuis-longtemps : Facile, on remplace les actions
« aram » (pour « haram », interdit en Islam) comme Heineken par des
actions autorisées, comme Coca Cola ou Nestlé. Ensuite, pour les paiements
d’intérêts, on fait un achat-vente de matière première ou on paye au
client le portage… Il ne reste plus qu’à le soumettre au « charia-borde »
(pour « Shari’a board », conseil religieux chargé de valider les produits
vendus à une clientèle « Shari’a »).
 Un ingénieur-naif : Ah d’accord…
Autre extrait dans une équipe d’ingénierie d’une (très) grande banque
d’investissement anglo-asiatique :
 La chef : Alors, dans les demandes qu’on a cette semaine, y’a du
« charia ». Qui s’en occupe ?
 Un ingénieur-encore-un-peu-naïf : Il faudrait vraiment regarder dans le
détail ce qu’ils nous demandent pour être sûrs que ça correspond vraiment
à ce qu’ils espèrent, ça va prendre un peu de temps…
 La chef : Non, ne te casse pas la tête, ils savent pas vraiment ce qu’ils
veulent de toutes façon. Utilise la présentation qu’on avait faite la
dernière fois pour Bank-Arabian-American ou Saudi-British-Investments, je
ne sais jamais qui est qui !
 Un ingénieur-encore-un-peu-naïf : Ah d’accord…
Ces extraits de conversations montrent deux choses : la première est que
la norme légale et l’éthique économique musulmane sont considérées par les
banques comme des caractéristiques marketing du client, ni plus, ni moins,
un peu comme une préférence culturelle ou un goût particulier pour
certains styles vestimentaires (sans même parler de l’homogénéisation de
ladite clientèle a une entité arabo-islamisante floue à laquelle on peut
indistinctement servir les mêmes « solutions personnalisées » en changeant
le nom en haut de l’offre…).
La seconde est que la décision et la
structuration de l’investissement est morcelée entre plusieurs
intervenants au sein même de la banque. Le projet soumis pour approbation
au Shari’a board est donc bien souvent truffé d’omissions et
d’imprécisions (involontaires ?), afin d’obtenir la validation tant
convoitée du produit. La responsabilité du Shari’a board se limite Ã
l’avis qu’ils ont rendu, compte tenu des éléments dont ils disposaient,
bien souvent incomplets (les éléments).
Une banque islamique, c’est comme un Mac Donald’s halal : un concept dont
le sens même est à questionner.
Le rôle que joue la banque aujourd’hui dans le contrôle des pays en
développement, la réalisation de richesses pour des investisseurs déjÃ
largement dotés au détriment des autres, l’assujetissement des
consommateurs "frustrés" à une servitude quasi-volontaire par la dette, la
rend tout simplement incompatible avec l’éthique musulmane. Comment donc
faire coéxister ces deux idées sans entrer sur le terrain des compromis
innacceptables ?
Fleurissent aujourd’hui dans la communauté musulmane occidentale d’ardents
défenseurs de cette « nouvelle finance », prêts à supplier les banques
classiques de répondre à leur appel de consommateur. Ces dernières,
naturellement attirées par l’intérêt financier que cette nouvelle
clientèle représente, doivent répondre de manière stratégique à la
question suivante :
« Dans le climat actuel, où les musulmans ne sont pas très populaires dans
notre société, les bénéfices générés par cette nouvelle clientèle
compensent- ils, à moyen terme, les retombées négatives sur notre image de
marque pour avoir cédé à ce que certains appellent déjà "la pression
communautariste" ? »
On voit bien que la réponse à cette question change d’un pays à l’autre,
dépendant de la place que les musulmans occupent dans ce pays, de leur
perception par les autres citoyens et par les gouvernants, de leur pouvoir
économique, de leur stratégie d’influence (si elle existe), etc…
Si les banques françaises n’ont pas encore répondu a cette question, alors
on se permettra de nous en poser une autre : Est-ce une mauvaise nouvelle ?
Cet article est le premier d’une série de 3 articles.
Commentaires
Magnifique article qui nous (me ?!) permet de nous (me ?!) remettre en cause dans nos (mes ?!) attitudes de consommations !!!
Merci de nous pousser à réfléchir plus loin que le bout de notre nez... Du genre "quand est ce qu’ouvre cette Banque Islamique en France, que je m’achète MA maison !!!!!"
Quellle est l’utilité économique des banques islamiques ? Je n’en vois aucune, si ce n’est encore de donner un nouveau label hallal à un secteur qui n’en a pas besoin.
C’est bien écrit, ça pose les bonnes questions...
Quid du quotidien du musulman et/ou de l’entrepreneur musulman qui cherche à développer son activité... Sans pouvoir emprunter à intérêt.
Restons dans la sphère réelle ! (clin d’oeil à l’ingénieur en mathématiques financières).
bonne réflexion. dommage que le style soit un peu lourd !
Il n’existe pas d’économie musulmane, mais une éthique musulmane de l’économie, ce qui est différent. Les pays musulmans ne peuvent faire autrement que de s’adapter aux critères de performance de l’économie mondiale.
Excellentissime article qui pose les mots sur un sentiment que j’éprouve depuis longtemps.
J’ai beaucoup aimé l’expression « halaliser coûte que coûte l’inhalalisable », elle est tellement d’actualité.
Nous sommes dans un système aberrant où l’argent est acheté par de l’argent.
Il faut savoir que les banques aussi empruntent.
Et comparé aux simples clients les garanties à fournir pour obtenir leurs financements (moi non plus je n’utilise pas le mot "prêt") ne consistent pas seulement à fournir un chiffre d’affaire, mais la somme des créances (dettes des clients + intérets).
Ce qui signifie au fond que désormais, la richesse n’est pas définie par la possession de biens ou d’argent, mais qu’on est considéré riche par l’argent qu’on nous doit !! Nous marchons sur la tête !
La plupart des gens oublie que ce modèle économique de prêts à intérêts existe depuis des centaines d’années, et que dans les pires moments de l’histoire humaine, ce sont des situations de sur-endettement qui ont mené à des pratiques comme l’esclavage.
Lorsque l’on avait plus de quoi rembourser les intérêts, on payait de sa personne, d’où l’asservissement.
Si l’Islam a interdit cette pratique, ce n’est pas une prescription dogmatique. Les conséquences du système actuel nous en montrent à quel point elle est destructrice.
Je ne suis pas économiste, mais à mon sens, un prêt à but lucratif ne devrait exister qu’à la condition que le risque soit partagé par les deux parties (prêteur,demandeur). Dans ce mode, il ne serait réservé qu’à l’entreprenariat, et la banque en retour, récupèrerait un pourcentage sur le bénéfice créé.
Le système capitaliste financier actuel doit cesser sa fuite en avant, car évidemment les richesses explosent, mais ni la planête, ni les Hommes ne pourront survivre à une croissance éffrénée.
Les richesses aujourd’hui ne se créent que par le temps, autrement dit, par rien du tout.
Merci encore monsieur pour cette piqure de rappel.
Salam,
J’ai beau lire et relire cet article, je n’arrive pas à en saisir l’idée directrice.
Que cherche à démontrer l’auteur ? ou à dire ?
Si quelqu’un pouvait m’éclairer svp...
merci d’avance
A Hakim I : Vous dites ce n est pas une "prescription dogmatique" Alors dites moi qu est ce que ça veut dire pour vous quand ALLAH dans le CORAN maudit "akalata assouhth" et "harrama allah arriba" ? Arrêtez de greffer sur vos propres écrits et opinions l islam .C est très dangereux ; surtout pour ceux qui ne sont pas arabophone , et qui n ont qu une science de l islima de base.Laissons s exprimer sur l islam les ayants droit ,à savoir les oulamas. Pour 17 mars ; je suis comme toi . Je n ai rien compris ,et en plus je ne vois pas l utilité de ce genre d articles.Mais comme nos têtes pensantes non pas d idées sur ce que ce passe et ce prépare dans le monde concernant la géopolitique et surtout les menaces qui pésent sur le monde musulmans .Bien ils continuent à nous abreuver avec des articles sur l islam(le halal,le haram, la femme dans l islam ; la banque islamique exetera exetera )Qu est ce que tu veux , on est dans l aire du temps . Mais ne cherches pas à comprendre puisque il n y à rien à comprendre .wa assalam (moha)
Salam,
la question des finances islamiques (parce que c’est ce dont il s’agit ici) est beaucoup plus complexe que ce qui est présenté dans cet article qui me semble être simpliste et parsemé de raccourcis (on ne fonde pas une opinion sur des conversations imaginées mais sur des faits, des idées,...).Je ne pense pas qu’il faille remettre en cause le système bancaire islamique dans son entièreté mais surtout appeler à une gestion basée sur une véritable éthique musulmane et non pas en considérant l’éthique au même titre que des lois fiscales,... comme un ensemble de règles que l’on essayerait de détourner afin de maximiser son profit avec la conscience tranquille...
Wa llâhu a’lam
Je ne greffe absolument rien sur rien monsieur l’anonyme ou moha.
Un dogme, c’est une affirmation qui doit être crue sur parole et sans aucune preuve ni illustration.
Lorsque je dis que ce n’est pas un dogme, c’est que nous avons la preuve aujourd’hui du pourquoi de l’interdiction de la riba.
Alors au lieu d’étaler vos quelques références islamiques, lisez les commentaires en vous débarrassant de votre arrogance et haine avant tout. L’agression ne mène à rien.
Quant a laisser toutes les décisions et réflexions aux seuls oulémas, peut être que vous aimez que l’on pense à votre place, eh bien ce n’est pas mon cas.
Il est clair que je suis très loin d’avoir la connaissance suffisante de notre religion pour être audible, mais ce n’est pas une raison pour disqualifier les gens comme moi. Et ceci juste parce-qu’on a pas le niveau d’ouléma.
Ce que je remarque en tout cas en vous lisant, c’est qu’il y en a qui sont faits pour penser, et d’autre pour suivre. Pour vous seuls les "ayant droits" comme vous dites peuvent penser... je vous plains.
Je pense contrairement à beaucoup dans ces commentaires que la question est primordiale.
1 - parce qu’elle sera d’actualité, il faut par conséquent, s’il on veut prévenir les musulmans que c’est une mauvaise idée ou que ce n’est pas d’éthique musulmane, avoir une idée au préalable de ce que sera une banque islamique, ceci afin de ne pas avoir comme pour la fatwa sur le crédit à intérêts, une flambée de frère et soeur qui se jettent tête baissé sur "l’opportunité" qui leur est faite et regretter par la suite.
2 - tous les musulmans ne sont pas de l’avis de l’auteur et de la plupart des commentateurs et il faut les entendre, il faut que la communauté des savants et la communauté des experts en économie traitent de la question. Ensuite seulement nous pourrons trancher.
Assalem à tous,
Merci pour l’auteur de poser un problème central toujours d’actualité dans le monde musulman, même si la finalité du texte manque de clarté et qu’une telle question centrale est traitée par un ingénieur en math fi.
A vrai dire, elle doit être traitée par des imminents économistes et gestionnaires musulmans adossée par des Oulamas du moins les plus apaisés et ouverts scientifiquement parlant.
Il nous faut de l’ijtihad sur ces questions, sans passion avec rationalité et responsabilité. Car les interprétations dans un sens ou dans un autre sont d’une grande responsabilité devant la Oumma. Il ne suffit certainement pas de dire que telle est hallal ou harram pour dégager sa responsabilité. Une position neutre, tout en considérant l’acte « de hallal ou harram » est également une responsabilité…
En réalité, il semble qu’un grand nombre d’économistes et gestionnaires musulmans, ayant penché sur la question, ne trouve pas aujourd’hui, la place des services rémunérateurs dans le modèle économique musulman si celui-ci existe, et considèrent à juste titre, que l’intérêt dans sa composante principale fait partie des services dans tous les modèles économiques contemporains appliqués.
Or tout le monde sait aujourd’hui que le secteur des services fait partie intégrante d’un modèle économique plus ou moins viable qui a fait ses preuves durant des siècles. Ainsi, le fait de prêter son tracteur, soigner un malade, transporter une personne, garder ou surveiller un lieu….sont des services payant au même titre que prêter une somme d’argent. En outre les primes de risque que nous payons dans différents domaines (risque habitation, risque maladie…ou autres), se vacciner n’est ce pas une protection contre les risques que nous payons… ? alors, au même titre la prime de risque intégrée dans l’intérêt doit être considérée également à ce titre…
Ce bref aperçu économique n’est que sommaire, et le problème est bcp plus complexe. Pour les économistes, nous devant se pencher sur la question avec sérénité sans passion et avec responsabilité…et proposer des solutions d’aujourd’hui viables. Je ne pense pas qu’il suffit de dire que l’intérêt est équivalent au riba…car ceci, est aussi une responsabilité…
Oua Allahou aâlem.
salam alaykoum
je ne vois vraiment pas ce qui vous choque qu’une bnaque dite islamique s’ouvre en france. notre bus sur terre est d’adorer Allah si quelqu’un pens ele contraire c’et qu’il n’a rien compris à l’islam. mon but entre autre dans l’adoration d’Allah est de ne pas avoir recours aux intéret avis de tout les savants sauf cette fameuse fatwa qui sois dite en passant autorise en donnant l’argument de l’extrème necessité mais je ne vois pas où est l’extreme necessité d’acheter une maison (si on a les moyens d’acheter on a alors les moyens de louer donc entre les deux je choisis de rester dans le halal).
maintenant si la banque effectivement achète une maisons par exemple et la revend par le biais du "crédit-bail" en prenant son bénéfice et alors tant que c’est halal c’est tout ce que je demande. certain vois ca comme de l’hypocrésie car ils se disent ca revient au même que les interet etc. mais ils se trompent il ya une très grande différence. c’est la justice. je m’explique ; admettons qu’une personne qui gagne 1500€ par mois et veux s’acheter une maison à 100000€ eh bien comme il ne gagne que 1500€ par mois il va etre obligé de prendre sur 30 par exemple et donc le cout finale de sa maison sera de 130000 soit 30000€ de plus jusqu’à là rien d’anormale. mais la ou c’est anormale c’est que une autre personne qui gagne lui 3000e par mois et qui souhaite aqcuérir la même maison à 100000€, comme il a plus de moyen il va prendre un crédit sur 10 ans seulement au finale il va payer 110000 donc 10000e de plus. est ce que vous trouver normale qu’une personne plus aisé paye moins cher la même maison. Noooon alors voila la différence avec une banque dite islamique. car la banque vend au même prix sa maison que la personne gagne 1500e ou 3000€. si par contre elle ne respecte pas cette justice alors là effectivement je serais d’accord pour dire que c’est de la foutaise. walahou a3lam
salam : a hakim .Premièrement je ne t ai pas disqualifier mais ; tu t es disqualifier tout seul en te présentant comme quelqu’un d intelligent et savant .et je crois que ce n est pas le cas . En disant de ne pas greffer des versets du CORAN à vos commentaires ;je me suis adressé à tout le monde .Et tous ceux qui le font sur un sujet étranger à l’ISLAM c’est qu’ils n’ont pas de solides convictions dans ce qu’ils écrivent ; alors ils font appel à la référence coranique .Concernant mon suivisme comme tu dis ;je peux te dire que j ai étudier le coran peut être même avant que tu naisses. J’ai étudier la littérature arabe aussi bien que le fiqh.Et ce n est pas pour ça que je crois avoir le savoir pour en parler . Moi je ne suis qu un simple mosslim qui essaye de pratiquer le mieux qu il peut . Je laisse le commentaire de la religion pour des gens qui passent leurs temps à l étudier ,et sacrifient leurs vie pour la religion et l amour de allah .Et non à ceux qui connaissent 2ou3 sourates et qui se croient et se permettent de lancer les fatwas . Et je sais de quoi je parle . Ce genre de types on les trouvent dans les mosquées ; mais passant . Pour informations . tu sais je suis syndicaliste(FO pour ne pas le cité) où je suis bien apprécié .je suis dans le milieu associatif et politique .Et je peux même t informer que je suis comme conseillé du conseillé du président et de la député du département .Et je ne me vante pas si je te dis que je suis apprécié et écouté pas pour ce que je suis mais pour mes idées ;que ça soit dans mon syndicat ;ou dans l association ou dans le milieu politique . Et j espère que tu as saisi l importance de mon engagement ; en étant de droite mais syndicaliste .Et j assume mon syndicalisme quand je suis dans mon parti et j assume mon engagement politique quand je suis dans mon syndicat et tout le monde sait que je suis un mosslim pratiquant .j espère que cela va t éclairé et à t aider à ne plus dire n importe quoi .Moi je suis un vrais amazigh ce qui veut dire homme libre . wa assalam (moha)
Par larouas - le 17 mars 2008
Il n’existe pas d’économie musulmane, mais une éthique musulmane de l’économie, ce qui est différent. Les pays musulmans ne peuvent faire autrement que de s’adapter aux critères de performance de l’économie mondiale.
Dans d’autres articles, il m’est déjà arrivé à poser la question suivante : Est-ce qu’une économie islamique ? Car on ne saurait traiter du marché du halal, de l’intérêt en dehors de toute système économique musulman. Mais si la conclusion de Larouas s’avère exacte alors, on ne peut dans l’absolu rien reprocher à personne. Que chacun fait de son mieux.
« Banque : entreprise dont l’objet est le commerce de l’argent. »
Définition un peu approximative (pour ne pas dire inexacte). Une banque est une banque parce qu’elle crée de la monnaie à partir de rien alors que les fonds (en tout genre) collectent avant de prêter. Ils prêtent ce qui existe déjà .
La banque crée de la monnaie pour financer la production. Une banque est banque car elle est liée à l’opération de production. Les autres opérations que réalisent les banques ne leur sont pas spécifiques.
L’une des reproches majeurs des banques islamiques, c’est qu’elles se comportent en tant que fond, et non en tant que banque.
Sous cet angle, on pourrait émettre une hypothèse sur la situation des pays pauvres en général et des pays musulmans en particulier (à définir). Ces pays là , connaissent des difficultés économiques car dans le fond, ils n’ont pas "d’économie". Ici l’économie est égale à la production qui est financée par le système bancaire. Pour caricaturer, on peut dire que ces pays consomment ce qu’ils ne produisent pas et produisent ce qu’ils ne consomment. Exemple, il faut vraiment que le Maroc arrête de vendre des tomates pour acheter des ketchup, ce produits étant essentiellement à base de tomate (je ne peux faire plus caricatural mais l’idée est là ).
Pour ceux qui pensent que l’economie islamique n’existe pas, je leur propose de consulter ma conference au centre Culturel syrien du 17 decembre 2002, au 12 avenue de Tourville 75007 Paris, a 19( heure.
Il vaut mieux lire avent de se pretendre de tout savoir.
salam je vois que l’argent des musulmans est plus important que les musulmans eux meme,on parle facilement de charia quand on parle d’argent mais pour le reste cela devient tabou. JE PENSE QUE L ON EST ASSEZ GRAND ET CONPETANT POUR GERE NOTRE ARGENT ; un lecteur assidu
salam 3alikoum,hamdoulilah mes freres et soeurs,il y’a pas de tabous en islam,une banque est un organisme financier,eux il gagnerons de l’argent et nous on preservera notre foie ,et cela n’à pas de prix,moi je veux ouvrir une entreprise ,une banque qui respecte mes principe c’est la belle vie,une banque musulmane c’est le debut de l’epanouissement des musulmans,alors quelle ouvre qu’on se mettent au travail,et faite le "dou3aa"afin que le reve deviene realité incha allah
« Dans le climat actuel, où les musulmans ne sont pas très populaires dans notre société, les bénéfices générés par cette nouvelle clientèle compensent- ils, à moyen terme, les retombées négatives sur notre image de marque pour avoir cédé à ce que certains appellent déjà "la pression communautariste" ? »
Si je comprends bien, il ne faut rien faire de peur d’être montré du doigt. Ce n’est pas avec cet état d’esprit que l’on évoluera dans la société.
Devrait-on systématiquement cacher notre islamité de peur que cela choque les gens ?
Je n’ai pas honte de ma religion et je suis content pour ma part qu’on prenne enfin en considération le fait qu’il existe aussi une clientèle musulmane et que celle-ci peut contribuer à l’essort de la France.
C’est une merveilleuse claque au visage de ceux qui cherchent à faire disparaitre le fait musulman en France.
assalam alikom c vriment une tres bonne chose de cree une banque islamique baraka allah fikom mes frere
Salut ben je suis un très bon footballeur .j’ai 17ans je joue neuf et d’autres poste d’attaquant . je veux jouer a Qatar ou UAE et j ai aucun problème de faire la nationalité. je me nomme Lacina et je suis musulman s’il vous plait frères musulmans aider moi a venir au Qatar ou Dubai pourvu que ce soit au moyen-orient. Allah nous bénisse et bénisse le prophète et sa famille .
dadinho8@hotmail.fr
tel:22560680641