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Une campagne d’affichage “BDS”, dans le métro de Londres, s’attire les foudres d’Israël

A Londres, la célébration du douzième anniversaire de la  "Semaine de l'apartheid" a donné lieu à une grande campagne d’affichage « coup de poing », pensée et conçue par les militants du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Ces visuels choc qui dénoncent notamment les arrestations massives d’enfants palestiniens, violant les droits sacrés de l'enfance, et leur torture inhumaine et sans limites, ont habillé hier, lundi 22 février, les panneaux publicitaires de quelque 500 trains desservant la capitale britannique, et se sont attirés, sans surprise, les foudres des zélateurs d’Israël et de sa politique colonialiste mortifère.

Les violents remous suscités par cette campagne de dénonciation grandeur nature ont agité les cimes du pouvoir israélien et déclenché l’ire de son criminel de guerre en chef, Benjamin Netanyahou, dont le coup de semonce a fait trembler l’establishment britannique et la direction de TFL, la compagnie de gestion  du métro de Londres.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : qualifiées « d’acte de vandalisme » par la direction du « tube » londonien, les affiches très dérangeantes ont mobilisé une petite armée d’employés du métro pour les décoller, à la demande pressante de Dore Gold, un diplomate israélien se trouvant à Londres,qui s’est fait le porte-voix du Premier ministre israélien, mais aussi de Yair Lapid, un politicien israélien, qui se targue d’avoir été le plus persuasif auprès du maire de Londres Boris Johnson, décrit comme « un grand ami d’Israël » très sensible à son argument massue : « l’Etat d’Israël ne tolérerait pas de tels actes».

Le Royaume-Uni va-t-il emboîter le pas à la France en matière de criminalisation des actions BDS ? Il s’apprête en tout cas à sortir du chapeau un arsenal de mesures de nature à entraver la marge de manœuvre du mouvement, et à dissuader les institutions qui reçoivent des subventions publiques de prendre part à des campagnes appelant à boycotter les produits israéliens issus des territoires occupés.  

Cette campagne, illustrant une insoutenable et inaudible vérité, se déclinait en trois visuels particulièrement saisissants et marquants :

–   l’un illustrait la vision tronquée de la BBC concernant le conflit israélo-palestinien. Sur le visuel, on peut lire une citation émanant d’un ancien correspondant de la chaîne de télévision britannique au Moyen-Orient, Tim Llewellyn : «Nous nous sommes habitués au fait que, dans une salle de rédaction de la BBC, une vie israélienne a une valeur infiniment plus grande que celle des Palestiniens».

–   l’autre, intitulé «L’apartheid est génial», dénonçait le fait que «plus de cent entreprises britanniques ont fourni du matériel militaire à Israël, ont profité de l’apartheid israélien et contribué à la punition collective militarisée des Palestiniens». 

–  Enfin, le troisième condamnait l’implication de la société britannico-danoise G4S dans les prisons israéliennes, ou encore les checkpoints en territoires occupés. Selon l’affiche, «plus de cinq cent enfants sont détenus dans des prisons G4S chaque année», cellules dans lesquelles les Palestiniens subissent des agressions sexuelles et des sévices d'une cruauté inouïe afin de leur extorquer des aveux.

  

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