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Un tribunal de Jordanie injurie les femmes non voilées

Son arbitrage a claqué dans l’enceinte du prétoire, résonnant bien au-delà des murs de la salle d’audience par sa portée éminemment ignominieuse envers la gent féminine, un tribunal de Jordanie s’est illustré par un ultra-conservatisme qui insulte gravement les femmes, mais fait aussi injure à la quintessence du message coranique.

C'est un mot grossier et ordurier, l'équivalent de "femmes de mauvaise vie" en langage châtié, qui a qualifié les musulmanes ne portant pas le hijab par un juge éminent de la Cour d’Amman dont la hauteur de vue est à l’aune de sa rhétorique : elles ont sombré dans le niveau zéro de la justice et de l’éloquence, dans des abîmes du sexisme et de la discrimination envers le sexe faible qui ne tirent personne vers le haut, heurtant les oreilles et violant la Constitution jordanienne qui prône l’égalité entre les hommes et les femmes. Un comble !

Approuvant la position d’un avocat jordanien se référant à une fatwa intransigeante envers les femmes non voilées, le juge a sans sourciller et sans fioritures statué sur le cas de ces musulmanes jugées immorales, en leur interdisant l’accès aux tribunaux, leur déniant ainsi leur statut de justiciables comme les autres.

Cette décision a scandalisé l’Union des femmes jordaniennes qui est immédiatement montée au créneau dans un communiqué de presse pour en dénoncer le caractère odieusement discriminatoire et rappeler quelques fondamentaux sur lesquels le juge s’est assis sans finesse, ni état d’âme…

En substance, voici un extrait de ce communiqué :

"Considérant que cette décision viole les dispositions de la Constitution jordanienne qui reconnaît l'égalité entre tous les Jordaniens et protège leurs libertés individuelles, nous demandons à toutes les parties concernées de réexaminer la décision susmentionnée En attendant, nous soulignons les points suivants:

1. La tenue vestimentaire des femmes est un choix personnel et personne n’est habilité à la contester tant qu’elle n’enfreint pas la loi en vigueur. Toute attaque sur les libertés est considérée comme un crime et une violation explicite de l'article VII de la Constitution.

2. La décision du tribunal  porte atteinte aux femmes, à leur honnêteté, intégrité et dignité, d'autant qu'elle a été prise par la plus haute juridiction du système judiciaire religieux.

3. La loi de statut personnel est anticonstitutionnelle car elle nuit au principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

Par conséquent, l'Union des femmes exige que le tribunal d’Amman revienne instamment sur sa décision de mettre au ban de la société les femmes qui ne portent pas le hijab, et que soit révisée la loi sur le statut personnel car il continue à discriminer les femmes."

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