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Un Saoudien divorce suite au refus de sa femme de fermer leur voiture

Si dans les sociétés occidentales où les unions ne tiennent souvent qu’à un fil, les mariages pluvieux ne garantissent plus des mariages heureux, on pourrait s’attendre à ce que les ruptures conjugales, dans le très rigoriste royaume saoudien, ne reposent pas sur des querelles futiles ou sur un coup de colère plein d’orgueil, et pourtant…

Etait-ce la goutte, si petite, dérisoire et presque gagesque, qui a fait déborder le vase ? Toujours est-il qu’un Saoudien n’a pas hésité à envoyer valser l’injonction coranique qui interdit le divorce pour des coups de sang ou des raisons bien insignifiantes, ayant vu rouge quand son épouse a refusé de fermer leur voiture, à leur retour d’un pique-nique en famille.

Les médias locaux et les réseaux sociaux se font des gorges chaudes de cette répudiation irrévocable et rondement menée, dépeignant un époux ulcéré par la désobéissance de sa moitié qui n’a guère apprécié qu’elle ait l’outrecuidance de lui retourner l’ordre de fermer leur véhicule, au motif qu’il en était le plus proche. Il n’en fallait pas plus pour que le divorce soit consommé, avant même d’être prononcé…

"Si tu ne fermes pas la voiture, il te sera désormais interdit de t'approcher de moi et tu n’auras plus le droit d’entrer dans ma maison", aurait tempêté le mari, tandis que son épouse, inflexible, a préféré faire ses bagages et retourner chez son père plutôt que de se plier à cette sommation. Toutes les tentatives de réconciliation sont restées vaines, au grand dam de leurs proches respectifs, la femme blessée ne voulant plus rester mariée à un homme qualifié d'"irresponsable".

L’institution du mariage serait-elle en péril là où pensait qu’un socle de valeurs  religieuses et d’aspirations communes cimentait les unions comme rarement ailleurs ? Force est de constater que la "crise des divorces" affecte également le monde arabe, et l’Arabie saoudite en particulier, traduisant une mutation sociale qui n’est pas sans risque pour les femmes, qui peuvent se retrouver totalement à la merci de leur famille. Ainsi, selon une une étude réalisée dans la région de La Mecque et mentionnée dans un article publié dans Al-Hayat en août 2007, près de la moitié des mariages se terminait alors par une séparation dès la première année.

Des rapports plus récents publiés par le ministère saoudien de l'Economie et de la Planification, outre la hausse sensible des divorces observée en 2012, ont mis en lumière que les tribunaux et les fonctionnaires de mariage scellent 70 000 contrats de mariage chaque année, mais également plus de 13 000 divorces par an, le royaume wahhabite raflant ainsi la deuxième place peu convoitée, juste derrière le Bahreïn, en terme de mariages qui ne résistent pas à l’épreuve du quotidien, ni du temps.

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