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Un professeur de Garches traite son élève de “sale djihadiste” et n’encourt aucune sanction

« Sale djihadiste ». L’insulte particulièrement inconcevable et inaudible dans le temple du savoir, et a fortiori à l’école de la République, a pourtant fusé de la bouche d’un professeur de sport du collège Henri Bergson, à Garches (Hauts-de Seine) qui, dénué de la moindre pédagogie, a donné libre cours à sa colère contre un collégien de 13 ans, le jeune Yazid, sans la nécessaire retenue et distanciation par rapport à l’actualité brûlante que l’on est droit d’attendre du corps enseignant.

C'est à se demander si les appels solennels à éviter les amalgames ravageurs qui ont résonné à toutes les tribunes, à tous les micros, et notamment dans l’enceinte éducative, depuis la tragédie nationale de début janvier, ont eu le large écho que leur diffusion réitérée pouvait laisser espérer..

Arguant du comportement "odieux" du jeune garçon, lequel aurait quitté le terrain de badminton en plein match, l’enseignant tente de justifier son dérapage verbal injustifiable par l’accrochage décrit comme très rude qui l’a opposé à son élève. En d’autres termes, ses paroles ont dépassé ses pensées, et on passe l’éponge…

Si la Direction des Services Départementaux de l'Education nationale (DSDEN), par la voix de Gilles Lavie, fait bloc derrière lui, indiquant à l’Express : il "n'est pas question d'envisager des sanctions à l'encontre du professeur". "L'enseignant a immédiatement reconnu que son propos était maladroit et inapproprié. Pour autant, il ne faudrait pas surinterpréter la situation", du côté de Yazid et de sa famille, le préjudice moral est immense et la faute impardonnable.

"Je ne pensais pas qu'un professeur dise cela un jour", a confié Yazid, sidéré et blessé, à RMC, tandis que ses parents outrés dénoncent des propos "vraiment choquants", de nature à libérer une parole raciste éminemment blâmable, d’autant plus dans un haut lieu de la transmission de la connaissance et des valeurs républicaines. "Je n'aurais jamais pensé que cela vienne de la part d'un professeur. Ils sont censés transmettre des valeurs à nos enfants, les valeurs de la République", s’est indigné Adil, le père du collégien, avant de renchérir : "'une personne comme ça n'a pas sa place dans l'Education nationale et ne doit pas participer à l'éducation de nos enfants".

Alors qu’un représentant de l’Education nationale sera prochainement mandaté pour faire toute la lumière sur ce fâcheux incident qui, hélas, en dit long sur le climat délétère ambiant, les parents de Yazid ont décidé de se tourner vers la justice, déterminés à ce que ce grave faux pas professionnel ne soit pas minimisé et classé hâtivement dans la catégorie des langues qui ont fourché…

"Est-ce que l'école de la République, avec des profs comme cela en son sein, cherche à former des citoyens responsables ou des jeunes qui vont avoir la haine? Parce que là ils sont en train de lui mettre la haine à mon fils. Il ne comprend pas pourquoi l'enseignant n'a pas été sanctionné et moi non plus » a vivement déploré le père de Yazid.

 

 

 

 

 

 

 

 

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