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Un jeune migrant musulman sauve une Israélienne de la noyade

L’Italie célèbre son courage, tandis que Rome lui a décerné une couronne de lauriers pour son sauvetage héroïque, Sobuj Khalifa, un jeune trentenaire musulman, originaire du Bangladesh, sans toit et sans ressources, n’est plus désormais sans amis dans la péninsule italienne, depuis qu’il s’est jeté dans les eaux polluées du Tibre, mardi 12 mai.

"Je ne suis pas un héros. Dieu veut que nous aidions notre prochain", clame-t-il humblement devant les médias qui l’ont fait passer de l’ombre à la lumière en quelques heures seulement, n’ayant écouté que ce que lui dictait son cœur et le Très-Haut pour secourir une inconnue qui sauta d’un pont situé dans le centre de Rome, où il venait de trouver refuge.

Ni une ni deux, Sobuj Khalifa plongea dans l’eau la tête la première, afin de sauver de la noyade une femme de 55 ans dont il ignorait tout, et notamment qu’elle était israélienne. Son geste de bravoure, immortalisé par un téléphone portable et acclamé par des passants admiratifs aux cris de « Bravos ! », n’en devenant que plus symbolique aux yeux des autorités locales, de surcroît à l’heure où la question sensible de l’immigration est au cœur de joutes politiques houleuses.

La cinquantenaire, poussée au désespoir par la fin d’une histoire d’amour, selon la version officielle relayée par la presse italienne, est hors de danger, son état s’améliorant très vite, comme l’a indiqué une porte-parole de la police.    

Salué en héros du jour, Sobuj Khalifa a eu les honneurs de la mairie de Rome, Ignazio Marino, le premier magistrat de la cité, louant sur sa page Facebook son acte « héroïque et d’une grande humanité », tandis que Riccardo Pacifici, la grande figure de la communauté juive locale, lui a adressé ses vifs remerciements au nom des siens.

Mais bien plus que les mots, aussi élogieux soient-ils, c'est leur traduction en un acte fort qui va véritablement bouleverser la vie marquée par l’extrême précarité et jalonnée de souffrances de ce jeune migrant musulman : l’octroi d’un permis de séjour et de travail sur le territoire italien, ces précieuses autorisations qui vont lui permettre de laisser derrière lui ces huit années vécues dans l’illégalité et le dénuement total, jusqu’à finir sous les ponts, dont l’un d’entre eux changea miraculeusement le cours des choses…

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