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Un chercheur israélien préconise de “violer les femmes palestiniennes” pour empêcher les attentats

La seule chose qui pourrait dissuader un candidat à un attentat suicide serait qu’il sache que s’il est attrapé, sa sœur ou sa mère sera violée”, c’est sur les ondes d’une radio israélienne, le 1er juillet, et à une heure de grande écoute, que ces préconisations ahurissantes et extrêmement choquantes, dignes du plus cruel des bouchers et non d’un universitaire bon teint, ont été assénées par un monstre de sang-froid :  le docteur Mordechai Kedar.

Comment ne pas frémir devant cette exacerbation de la haine qui se double d’un appel à commettre l’innommable de la part d’un maître de conférences, expert de surcroît de la population palestinienne en Israël, qui électrise les esprits en banalisant l’idée que la barbarie à l’encontre des Palestiniens est légitime et justifiée ?

Il faut dire que ce chercheur à la double casquette, que l’on renverrait bien à ses chères études en lui coupant le micro, sévit au Centre Stratégiques Begin Sadate de l’université Bar Ilan, marqué à droite, et dirige l’Israel Academia Monitor, un site web néo-mccarthyste qui surveille les présumées « activités anti-israéliennes d’universitaires israéliens ». Pour la petite histoire qui a fait la Grande Histoire, rappelons que l’université Bar Ilan comptait parmi ses étudiants le futur assassin du Premier ministre Yitzhak Rabin : le juif extrémiste Yigal Amir.

Quand on apprend, pour compléter ce portrait édifiant, que Mordechai Kedar a servi pendant 25 ans dans le renseignement militaire, où il s’était spécialisé dans les groupes dits « islamiques », on mesure mieux la dangerosité de ce pédagogue qui profite de toutes les tribunes pour se muer en chef de guerre, et l’un des plus sauvages.

Droit dans ses bottes, ce dernier a campé sur ses positions radicales lorsque l’animateur de la radio lui a objecté que son incitation au viol des femmes palestiniennes “sonne mal”, un doux euphémisme, avant d’ajouter que “l’on ne peut pas prendre bien sûr, de telles mesures”.

Insensible à ce sursaut d’humanité ou d’éthique, Mordechai Kedar a enfoncé le clou en répondant qu’il ne parle pas de “ce que nous devrions ou ne devrions pas faire, mais de faits, que c’est la seule chose pour dissuader“, insistant “c’est la culture dans laquelle nous vivons…“, “c’est le Moyen-Orient”. Proprement terrifiant !

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