Omar Merzoug explore la relation entre science et islam, soulignant l'importance de l'éthique et de l'unité dans la science musulmane.
Pourquoi lire cet article :
- Comprendre la distinction entre science musulmane et science occidentale.
- Découvrir l'importance de l'éthique dans la recherche scientifique en islam.
Dans cette première chronique , Omar Merzoug, philosophe et spécialiste de la pensée islamique, explore la relation entre la science et la religion dans le monde musulman, en mettant en lumière les fondements philosophiques et éthiques de la science musulmane. Il explique comment cette science, ancrée dans les principes de l’islam, se distingue de la science occidentale moderne par son approche unifiée du savoir et son lien indissociable avec la spiritualité. Omar Merzoug a publié en 2001 « Avicenne ou l’islam des Lumières » aux Editions Flammarion Pendant 7 ans, il a enseigné la philosophie et la civilisation islamiques à l’Institut Al Ghazali de formation des imams de la Grande Mosquée de Paris.
Compte rendu de la chronique d’Omar Merzoug
La science musulmane et le principe d’unité
Omar Merzoug commence par souligner que la science musulmane repose sur le concept d’unité (tawhid), qui est au cœur du message coranique. Cette unité divine se reflète dans l’univers, où tout est interconnecté. Ainsi, la science musulmane a pour objectif de révéler les relations étroites qui régissent les éléments de l’univers, en mettant en évidence l’interdépendance entre l’unité du cosmos et l’unité de Dieu. Cette vision contraste avec la science occidentale moderne, qui, depuis le XVIIe siècle, s’est construite sur une séparation entre la religion et la science.
La rupture entre l’homme et la nature dans la science occidentale
Omar Merzoug explique que la science occidentale, influencée par des penseurs comme Descartes, vise à dominer et à maîtriser la nature. Cette approche, qui considère la nature comme un objet à exploiter, a conduit à une rupture entre l’homme et son environnement, ainsi qu’entre le divin et l’humain. En revanche, la science musulmane ne cherche pas à dominer la nature, mais à comprendre et à révéler l’harmonie et l’unité qui la sous-tendent. Pour les savants musulmans, la science est un moyen de se rapprocher de Dieu en découvrant les lois qui régissent Sa création.
Science et éthique en Islam
Un autre point clé abordé par Omar Merzoug est l’importance de l’éthique dans la science musulmane. Contrairement à la science occidentale, qui peut parfois être détachée de considérations morales, la science en Islam est toujours liée à des enjeux éthiques. Les savants musulmans distinguent entre la science utile (al-‘ilm al-nafi’) et la science inutile (al-‘ilm al-ghayr nafi’). La science utile est celle qui sert l’humanité et contribue au bien-être des individus et de la société. En revanche, la science qui met en danger la vie ou l’environnement est considérée comme inutile, voire nuisible.
Omar Merzoug cite la célèbre formule “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”, en soulignant que les savants musulmans adhèrent pleinement à cette idée. Pour eux, un véritable savant est celui qui craint Dieu et qui utilise ses connaissances pour servir l’humanité. Cette crainte de Dieu, loin d’être un frein à la recherche, est au contraire une source de motivation et d’inspiration.
Les savants musulmans : héritiers des prophètes
Omar Merzoug rappelle que, selon un hadith du Prophète Mohammed (صلى الله عليه وسلم), les savants sont les héritiers des prophètes. Cette affirmation souligne le rôle central des savants dans la transmission du savoir et dans la guidance spirituelle de la communauté. Les savants musulmans ne se contentent pas de répéter ou de transmettre les connaissances des civilisations antérieures ; ils les enrichissent et les développent pour créer de nouvelles disciplines scientifiques. OmarMerzoug donne l’exemple d’Al-Khwarizmi, le père de l’algèbre, qui a su s’inspirer des mathématiques grecques et indiennes pour fonder une nouvelle branche des mathématiques.
La contribution des savants musulmans à la science mondiale
Omar Merzoug réfute l’idée selon laquelle les savants musulmans n’auraient été que des médiateurs, transmettant simplement les connaissances des anciennes civilisations grecque et persane à l’Europe médiévale. Au contraire, ils ont apporté des contributions originales et significatives dans des domaines variés, tels que l’astronomie, la médecine, la chimie et la philosophie. Ces contributions ont non seulement préservé le savoir antique, mais l’ont également enrichi et développé, ouvrant la voie à de nouvelles découvertes.
Conclusion : une science au service de l’humanité
En conclusion, Omar Merzoug insiste sur le fait que la science musulmane est profondément ancrée dans une vision éthique et spirituelle du monde. Elle ne cherche pas à dominer la nature, mais à comprendre et à révéler l’harmonie qui la régit. Les savants musulmans, guidés par leur foi et leur crainte de Dieu, ont joué un rôle crucial dans l’histoire des sciences, en créant de nouvelles disciplines et en enrichissant le savoir humain. Pour Merzoug, cette tradition scientifique, qui allie rigueur intellectuelle et préoccupation éthique, reste une source d’inspiration pour relever les défis contemporains.



c’est une approche observationnelle quand on parle de l’expérience.
c’est une approche expérimentale quand on parle de la théorie.
1- Dans le coran , là ou il y a croire en Allah, il y a juste aprés croire au dernier jugement ce qui veut dire pratiquement :
La vie sur terre est un examen de l’homme et de sa conduite, un examen est limité dans le temps, avec un début et une fin.
Un examen ouvert n’existe pas et n’a aucun sens dans l’islam.
2- L’homme doit laisser sa signature sur terre, la preuve de son passage et c’est pour cela qu’il faut faire la différence entre le savoir faire et la science.
Le métier et savoir faire pour agir, on se fait mal parce que c’est le métier qui rentre.
La science est la religion dans l’islam.
3- La science sans le savoir faire est un gâchis. La vie perd son sens.
Le savoir faire sans la science est un désordre. L’homme perd sa raison d’être.
C’est Rabelais l’auteur de la formule “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”.