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Royaume-Uni : un grand-père de 81 ans succombe à ses blessures après une agression islamophobe abominable

Les mots sont impuissants à traduire l’immense émotion suscitée à Rotherham, dans le comté du Yorkshire, par le décès de Mushin Ahmed, 81 ans, qui n’a pas survécu à l’agression d’une brutalité et lâcheté inouïes qui, le 10 août dernier, l’a laissé pour mort sur le chemin de la mosquée, aux premières lueurs de l’aube.

Ce grand-père estimé de tous, apprécié pour son extrême affabilité et décrit comme « doux et attentionné » par sa famille si cruellement affectée et révoltée par cet acte innommable, a été retrouvé gisant sur le sol, souffrant d’un grave traumatisme crânien qui lui fut fatal au terme d’une agonie longue de 11 jours.

Chaque jour que Dieu fait, il empruntait le même itinéraire pour se rendre à la mosquée proche de son domicile et y accomplir sa prière du matin, revêtu de sa robe traditionnelle et de sa coiffe, et il est possible que ce soit la raison pour laquelle on s’en est pris à lui si sauvagement”, a commenté, bouleversé, Mohammed Rashid, un ami de longue date de Mushin Ahmed, en dénonçant un crime odieux et « écoeurant ».

A la sidération, mêlée d’effroi, des premiers instants a succédé l’indignation la plus vive de la communauté musulmane locale contre une attaque islamophobe abominable, imputée aux groupuscules d’extrême droite dont les récentes manifestations haineuses visant à attiser les tensions communautaires hantent les esprits.

Avec la mort tragique de Mushin Ahmed, disparaît un visage familier et très attachant de la commune de Rotherham, où il s’installa en 1950 pour y construire sa vie, en compagnie de son épouse Margaret, avec laquelle il eut le bonheur d’avoir quatre enfants, puis 12 petits-enfants. Accablé de douleur, son fils Yoseff Ahmed, 40 ans, laisse aujourd’hui exploser sa colère : “C’est un crime atroce, terrible, qui nous l’espérons sera condamné comme il se doit !”, s’insurge-t-il auprès du Daily Mail, en exhortant les forces de l’ordre à remonter la trace des criminels et à ce que justice soit rendue à son père si vulnérable, foudroyé  au soir de son existence par les barbares des temps modernes.

Mon père était un grand-père aimant et adoré par mes sept enfants. Il était d’une nature foncièrement gentille et bienveillante envers tous”, a dépeint un fils douloureusement éprouvé. Un portrait en forme d’éloge posthume auquel l’inspecteur en chef, Chris Singleton, chargé de l’enquête, a ajouté sa touche personnelle en précisant :”Mushin Ahmed était un membre très aimé et respecté de sa communauté.”

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