Menu
in ,

Rejeté par Cambridge, un jeune musulman obtient une bourse de 272 000 € du prestigieux MIT

En début d’année, lorsque le jeune Mohamed Isuf Ahmed décacheta nerveusement une lettre portant le sceau de la prestigieuse université de Cambridge, il sentit son cœur se briser en miettes en découvrant sa teneur : sa candidature, après mûre réflexion, avait été rejetée.
Anéanti par ce refus qui, en quelques mots bien soupesés, lui fermait les portes de l’une des plus anciennes universités au monde, ce brillant bachelier britannique de confession musulmane pensait, alors, que son rêve de poursuivre son cursus dans un établissement de grand renom s’était à jamais envolé.
Convaincu que cette lettre, en balayant ses espoirs, avait définitivement scellé son avenir académique, Mohamed Isuf Ahmed était loin d’imaginer qu’un horizon universitaire plus radieux se dessinerait toutefois, de l’autre côté de l’Atlantique…
En effet, trois semaines plus tard, ce n’est pas une, mais deux réponses favorables qui lui furent adressées par la direction de deux universités américaines, parmi les plus sélectives et réputées à l’échelle internationale : Harvard et le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Deux établissements supérieurs d’excellence, dont le fort rayonnement n’a rien à envier à celui de Cambridge.
L’étudiant très prometteur de Aldgate, dans l’est de Londres, doit encore se pincer pour y croire, tant ce rebondissement extraordinaire lui ouvre de formidables perspectives, quasi inespérées.
« J’avais le cœur brisé quand Cambridge m’a répondu négativement », a-t-il confié récemment, ajoutant : « Mon rêve le plus cher était d’étudier dans une université très prisée qui changerait ma vie. Très honnêtement, je n’aurais jamais pensé que deux grandes universités américaines accepteraient ma candidature ».
Une fois remis de ses émotions, Mohamed Isuf Ahmed n’aura pas mis longtemps avant de décider sur quels bancs il souhaiterait plancher : « J’ai choisi le MIT, parce que c’est la meilleure université au monde en ingénierie aérospatiale ».
Bien lui en a pris puisque, cerise sur le gâteau, la présidence du MIT, misant sur ses remarquables aptitudes, lui a offert une bourse d’études d’un montant de 272 000 euros pour s’illustrer dans ses deux disciplines de prédilection que sont la physique et le génie aérospatial. De quoi reprendre confiance en soi et se sentir à nouveau pousser des ailes !
« J’aimerais que mon exemple incite davantage d’enfants musulmans, notamment des quartiers de l’est de Londres d’où je suis originaire, qui pensent que les grandes universités ne sont pas accessibles, à postuler », a insisté Mohamed Isuf Ahmed qui fait la fierté de sa famille, mais aussi de son ancien proviseur Mouhssim Ismail.

« Nos jeunes les plus studieux et méritants regardent maintenant au-delà des universités britanniques appartenant au Russell Group, au-delà d’Oxford et de Cambridge, et au-delà même du Royaume-Uni », s’est enthousiasmé cet avocat dans une vie antérieure, non sans avoir complimenté chaudement celui qui, à ses yeux, est l’incarnation de la fine fleur estudiantine musulmane au royaume de sa Gracieuse Majesté.
Si Mohamed Isuf Ahmed marche fièrement sur les pas de celle qui a été pour lui une précieuse source d’inspiration – Tafsia Shikdar, admise au MIT en 2017 -, il ne fait pas mystère de l’admiration qu’il porte à une autre étudiante musulmane d’exception : Hadeel Abdallah. Forte d’un parcours sans faute et titulaire d’une bourse Rhodes, l’une des plus convoitées au monde, elle a eu l’honneur d’être admise gratuitement à Oxford, en 3ème cycle (voir notre vidéo ci-dessous).

                             Tafsia Shikdar

Hadeel Abdallah, une étudiante musulmane entre dans l’histoire de l’Université d’Oxford

Laissez un commentaire

Quitter la version mobile