Pour ne jamais oublier cette scène d’accolade, ostensiblement chaleureuse, qui en dit long sur les liaisons dangereuses nouées entre le RN et les laudateurs d’Israël en France pour accéder au pouvoir suprême, nous rediffusons notre article en date du 8 février 2024.
Pauvre France où un Meyer Habib, bouffi d’orgueil, peut afficher sa double allégeance avec une férocité inouïe, sans que la République ne s’en offusque le moins du monde !
Pauvre France où ce séide de Netanyahou n’avance même pas masqué sous la coupole du Palais Bourbon, puisqu’il peut, coiffé de sa kippa, y sévir en toute liberté… Il peut, notamment, y réfuter farouchement l’irréfutable génocide à Gaza et autres exactions atroces marquées de l’empreinte sanglante de sa « Terre promise ».
Pauvre France où ce député indigne, ivre de sa toute-puissance, peut non seulement terroriser son monde, jouer les négationnistes furieux, et déshumaniser de manière odieuse le peuple palestinien en le qualifiant de « cancer », mais s’autorise aussi à tancer vertement les uns et adouber chaleureusement les autres…
La scène ci-dessous, prise sur le vif dans la cour des Invalides lors de l’hommage national aux victimes françaises du 7 octobre, est à cet égard terriblement éloquente. Le fulminant Meyer Habib sermonne le député LFI Manuel Bompard (sans doute pour avoir osé dénoncer l’insoutenable extermination des Gazaouis), avant d’embrasser ostensiblement son jeune ami de l’extrême droite française : Jordan Bardella, le président dévoré par l’ambition du Rassemblement national, anciennement le Front national.
A ceux qui en douteraient encore, c’est à ce prix-là que Marine Le Pen, l’héritière du patriarche Jean-Marie Le Pen, s’est achetée une respectabilité républicaine : en faisant de l’aplaventrisme devant les inconditionnels de Netanyahu en France, au premier rang desquels figure Meyer Habib. Pauvre France !



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