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Paix au Proche-Orient : “les propositions vides de sens de Sarkozy” selon l’AFPS

Cela n’aura échappé à personne : l’arbre de l’halalisation de la Tartufferie présidentielle cache la forêt des échecs et des mensonges du Sarkozysme, au cœur desquels le processus de paix au Proche-Orient et la reconnaissance de la Palestine font figure de parents pauvres, et ce, en parfaite connaissance de cause.

Alors que le bilan du chef de l’Etat prend  l’étonnante tournure d’un mea culpa, censé l’exonérer de toutes ses fautes, le candidat Sarkozy, jamais avare de promesses non tenues, a assuré mardi qu’il  lancerait une initiative de paix au Proche-Orient s’il est réélu. 

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) interpelle donc celui qui est, pour quelques semaines encore, locataire de l’Elysée, sur son bilan diplomatique dans cette région du monde, marqué du sceau de la préférence envers Israël. Un favoritisme qui a, entre autres, ouvert les portes de l’OCDE à l'Etat hébreu, et rehaussé son statut auprès de l’Union européenne.

« Le chemin que préconise M. Sarkozy ne peut aboutir. En effet, les paramètres de la solution sont connus de tous : un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, et non pas le lambeau d'Etat que désire l'actuel gouvernement israélien » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l'AFPS. « Si les conditions sont actuellement réunies pour lancer une initiative de paix au Proche-Orient, on se demande pourquoi le président Sarkozy doit attendre un nouveau quinquennat pour mettre en œuvre une telle politique», a-t-il renchéri. 

L’heure est aux actes forts et déterminants, car Nicolas Sarkozy, même s’il en minimise les effets, sera aussi jugé sur la prime à l’impunité qu’il a accordée inconditionnellement à Israël.  « En second lieu, la France doit déclarer qu'elle se prononce en faveur de l'admission de cet Etat à l'ONU. Nicolas Sarkozy s'y est refusé et s'y refuse toujours. Ce n'est pas par rapport aux Etats-Unis que notre pays doit se déterminer mais par rapport au droit qui doit s'appliquer», exhorte Jean-Claude Lefort.

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