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Mustafa al-Aziz al-Shamiri, victime d’une erreur d’identité et enfermé à Guantanamo pendant 13 ans

Pris pour un autre par des autorités américaines qui ne font pas de détail, ni de quartier, mais commettent de nombreuses bavures irrattrapables dans le cadre d’une lutte anti-terroriste de toutes les dérives, Mustafa al-Aziz al-Shamiri, un ressortissant yéménite, a été brutalement jeté dans l’enfer concentrationnaire de Guantanamo en 2002, se retrouvant en combinaison orange et les fers aux pieds en moins de temps qu’il ne lui en a fallu pour comprendre le cauchemar éveillé qu’il vivait.

Pendant treize longues années interminables, celui qui n’était qu’un sans grade du jihadisme, et non pas le porte-parole et formateur de premier plan d’al-Qaïda avec lequel il avait été confondu, n’a eu pour seul horizon que les barreaux de sa prison infâme sur la lointaine île de Cuba. Il découvrit tardivement, tout comme ses geôliers et bourreaux, qu’il devait cette dramatique erreur à son patronyme proche de celui de l’influent personnage que croyait détenir l’administration US.

Une confusion, ô combien regrettable et dommageable, que reconnaît aujourd’hui Washington, en laissant entrevoir la perspective de la proche libération de Mustafa al-Aziz al-Shamiri, ce détenu modèle qui, cruelle ironie du sort, a été longtemps considéré comme trop dangereux pour être relâché, et sans preuves à charge pour faire l’objet d’un procès…

Celui dont la vie a basculé en 2001, capturé par les forces armées américaines près de Mazar-e-Sharif, après avoir combattu en Bosnie en 1995, au Yémen en 1996 et pour les Talibans en Afghanistan en 2000, pourrait être le 49ème prisonnier du camp X-Ray à recouvrer la liberté, au terme d’un supplice sans limites, tant sur le plan de la durée, de la légalité, que de l’humainement tolérable.

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