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Mosquée de Montreuil : la justice s’oppose à son projet d’agrandissement

Sortie de terre en août 2010 et inaugurée en grande pompe, la Mosquée Al-Oumma de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, ne verra pas, huit ans plus tard, son projet d’extension se matérialiser, au grand dam de la Fédération culturelle des associations musulmanes de Montreuil (FCAMM) qui l’a porté à bout de bras.

En effet, le tribunal administratif en a décidé tout autrement. Son arbitrage défavorable a purement et simplement annulé la décision de la municipalité de préempter un terrain, afin d’exaucer le vœu de ses concitoyens de confession musulmane : à savoir, parer à l’urgence en augmentant la capacité d’accueil très insuffisante du parking attenant au lieu de culte, et au-delà, agrandir l’édifice religieux en le dotant de salles de cours et de conférences, ainsi que d’une bibliothèque destinée à l’enseignement des sciences islamiques, mais pas seulement.

« Ce n’était pas forcément un enseignement religieux. Nous souhaitions mêler un lieu de culte et de culture », insiste en vain Maged Osman, le responsable de la mosquée, ce dernier se heurtant à l’hostilité des propriétaires du terrain.

Sensibilisée à la question et après avoir donné son feu vert à la requête émise par les responsables de la FCAMM, l’association qui gère la mosquée, la Ville de Montreuil n’avait pas hésité, le 25 janvier 2017, à exercer son droit de préemption pour un terrain de 1 900 m² jouxtant le lieu de culte.

Mais c’était sans compter le refus opposé par le tribunal administratif de Montreuil, saisi par les propriétaires du terrain, et la condamnation de la ville qui en a résulté, l’obligeant à verser la somme de 2 000 € aux plaignants.

Selon le Parisien, « les juges motivent leur décision en invoquant deux points. Le premier renvoie à la loi du 9 décembre 1905, établissant la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Elle interdit aux communes d’apporter une « contribution […] directe ou indirecte à la construction de nouveaux édifices culturels. » Le tribunal ajoute que « l’extension d’un édifice culturel et la réalisation d’un parking réservé aux pratiquants ne relèvent pas de la compétence d’une commune ».

Alors que la mairie de Montreuil se « réserve le droit de faire appel », les fidèles se font les avocats éloquents de ce projet d’agrandissement, vantant ses nombreux avantages, tels qu’une « meilleure organisation du soutien scolaire », l’argument le plus fédérateur et susceptible d’avoir une large résonance émanant de Maged Osman : « J’espère que nous arriverons à trouver une solution pour le bien-être de la ville ».

6 commentaires

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  1. Oumma.com voici un autre scandale ignoré de tous :

    La Celle Saint-Cloud (78) est une ville fondée sur les terres d’un Baron, qui a légué ses terres à la Ville de Paris sous certaines conditions :

    – Créer une zone d’habitation pour les travailleurs, c’est fait
    – Qu’une synagogue, une église et une mosquée soit construites aux endroits qu’il a choisi

    La synagogue est la. L’Eglise est la. Et devinez qui n’a pas son terrain réservé ?

    La mosquée.

    La ville de Paris et la Mairie de la Celle Saint Cloud font tout pour empêcher sa construction. Les musulmans prient donc dans une petite salle gérée une association (L’ASMC), qui fait tout son possible pour récolter l’argent nécessaire pour acheter un terrain et construire une mosquée.

    C’est un scandale que cette mairie et la ville de Paris renient la promesse faite au Baron.

    A quand un article sur ce sujet plutôt inhabituel.

    Voici un article du Parisien qui omet bien évidemment de parler de la mosquée.

    http://www.leparisien.fr/la-celle-saint-cloud-78170/la-celle-saint-cloud-le-baron-de-hirsch-ce-bienfaiteur-inconnu-du-quartier-beauregard-06-04-2017-6831426.php

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