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Mohamed Al Sheik, le “Spider-Man” de Gaza, veut figurer dans le Guinness book des records

Léger comme une plume, petit par la taille mais déjà grand par son talent inné de contorsionniste, le jeune palestinien, Mohamed Al Sheik, 12 ans, est un véritable petit homme caoutchouc impressionnant de souplesse, qui force l'admiration des siens ainsi que des habitants de sa ville natale de Gaza.

Appelé affectueusement « Spider-Man » pour son extraordinaire agilité et capacité à effectuer des sauts périlleux en retombant toujours sur ses pieds avec facilité et élégance, ce jeune virtuose, qui se dit fier de son surnom si flatteur, a connu la gloire en 2014 après ses prestations, remarquables et remarquées, dans le show télévisé « Arabs Got Talent » au Liban, où il se hissa jusqu’en finale.

Cette graine de champion, benjamin d'une fratrie de huit enfants, caresse un doux rêve depuis la maison familiale du quartier de Tell al-Hawa, à Gaza : figurer dans le prestigieux Livre Guinness des records pas seulement pour lui, mais aussi pour son pays, la Palestine, dont il serait honoré de « porter haut les couleurs » à l’extérieur de l’enclave palestinienne.  A l’évocation de cette possible consécration, Mohammed a des étoiles dans les yeux et redouble d’ardeur à l’entraînement, sous les encouragements de son coach et plus fervent soutien, Mohammed Loubbad, 26 ans.

L’acrobate d’exception de Gaza dont la candidature a été acceptée par Le Guinness, comme le prouve un mail transmis à l’AFP, veut faire mieux que toucher son rêve du bout des doigts, il aspire à le concrétiser à travers les quatre figures spectaculaires qu’il est le seul au monde à réaliser.

« Beaucoup d'Arabes et de gens à travers le monde me soutiennent en cliquant +Like+ sur mes vidéos sur Facebook, et ça me rend triste de ne pas pouvoir les rencontrer ou interagir avec le monde à cause du blocus », se désole-t-il cependant, mais sans que sa motivation n’en soit pour autant émoussée. A l’issue de son fabuleux parcours sur la scène de « Arabs Got Talent », un contrat d’exclusivité pour une formation à l’étranger pendant 10 ans lui avait été proposé, mais ses parents ont préféré décliné l’offre, estimant qu’il était trop jeune pour quitter le nid familial.

Conciliant sport et études avec une aisance qui n’a d’égal que son élasticité, pour la plus grande satisfaction de sa mère qui attache beaucoup d'importance à sa réussite scolaire,  Mohammed, alias le petit homme araignée de Gaza, réussit à se sentir libre dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde grâce à ses acrobaties de haut vol. « Je suis libre dans les airs et il n'y a ni barrage ni frontière ni blocus », se plaît-il à dire, fort d’un talent exceptionnel qui lui donne des ailes et que le mur de la honte israélien ne pourra ni enterrer, ni briser.

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