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Maroc : une manifestation contre la libération d’un homme accusé de pédophilie porte ses fruits. Il est retourné en prison !

Jugée inacceptable par beaucoup, la remise en liberté provisoire d’un individu suspecté de pédocriminalité a scandalisé le royaume de l’Atlas et, au premier chef, les habitants de la bourgade d’Imi Agadir Foum El Hisn, située dans la province rurale de Tata.
Ces villageois marocains ne décolèrent pas depuis le 4 juin dernier, date à laquelle leur quiétude a été troublée par la divulgation d’une affaire de viol, sordide et hautement répréhensible, commis sur une enfant du terroir. Ils ont fait entendre leur vif mécontentement, mardi 9 juin, lors de la manifestation organisée en signe de solidarité avec la petite victime innocente d’un crime odieux.
Hommes, femmes et enfants, ils ont été nombreux à quitter leurs foyers pour venir gonfler les rangs du rassemblement de protestation contre la libération du trentenaire, accusé d’avoir abusé sexuellement de la petite Ikram, âgée de six ans. Cette agression aurait eu lieu fin mai, alors que la fillette jouait avec les propres filles du prévenu, à son domicile.  « En raison du confinement sanitaire et des hésitations de la famille, la plainte n’a été déposée qu’une dizaine de jours après le viol», a précisé le président du Forum Ifous pour la démocratie et les droits humains.
Cette ONG, installée dans la localité de Foum El Hisn, à seulement quelques kilomètres de la bourgade meurtrie par cette sale affaire, veille actuellement sur la petite Ikram et lui prodigue, entre autres choses, un soutien psychologique. Dans un communiqué, son président a indiqué que le père de la fillette a eu connaissance des faits par les autorités sanitaires locales, à l’issue d’un examen médical accablant qui a conclu au viol de son enfant.
Un père qui, soumis à « forte pression et sous la contrainte »,  a fini par signer un abandon des poursuites, au grand dam des villageois de la province de Tata qui ont refusé de tolérer l’intolérable. Bien leur en a pris de scander leur désapprobation ! En effet, au lendemain de leur large mobilisation, et après qu’une pétition « Nous sommes tous Ikram » a fait florès sur les réseaux sociaux, la Cour d’appel a ordonné l’arrestation du trentenaire.
Me Houcine Bekkar Sbaï, l’avocat de la petite fille désigné par le Forum Ifous pour la démocratie et les droits humains, a déclaré au site Yabiladi : « La juridiction a pris acte du retrait de plainte du père, mais a tenu compte de la situation de santé de la petite fille». Le maintien de l’inculpé en liberté provisoire a été de fait annulé.
Encouragé par cette décision judiciaire, le Forum Ifous exhorte aujourd’hui les associations de défense des droits humains « au niveau local, régional et national » à poursuivre de plus belle leurs actions de suivi et de signalement de cas similaires, et ce, même à l’heure du coronavirus.

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