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L’olivier de Ben Ali, l’arbre qui a masqué son blanchiment d’argent

C’est l’olivier qui cache la forêt de l’abus de pouvoir, de la concussion et de la vénalité inassouvie, l’ex-dictateur en fuite et condamné par contumace à perpétuité, Ben Ali pour ne pas le nommer, se serait offert l’arbre vénérable par excellence pour maquiller une sordide opération de blanchiment d’argent.

Pour la coquette somme de 3 millions de dinars, le despote n’a pas craint de salir des rameaux porteurs de paix et d’espérance pour en faire le camouflage idéal de son vice secret : le gonflement des factures d’importation.

Alors que l’insurrection populaire grondait aux portes de sa forteresse réputée imprenable, la malhonnêteté illimitée de Ben Ali était démasquée au grand jour par deux ONG, Sherpa et Transparence International France, qui l’ont attaqué en justice pour blanchiment d’argent.

L’olivier, importé à prix d’or par le fugitif le plus célèbre de Tunisie, avait une valeur inestimable qui transcendait largement sa seule capacité à dissimuler l’argent sale du premier pilleur en col blanc de Carthage : l’arbre légendaire du pourtour de la méditerranée était âgé de 300 ans, comme le souligne le journal Al Hadath. Une longévité qui semble éternelle, et qui aurait mérité bien mieux que d'être souillée par la cupidité d'un tyran, expert en déguisement de ses innombrables forfaits.

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