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Les restes d’une centaine de combattants palestiniens restitués par Israël

Après avoir laissé les familles palestiniennes dans l’ignorance durant des décennies, ou pire encore, avoir nié savoir quoi que ce soit, le gouvernement israélien a décidé de remettre, jeudi, à l'Autorité palestinienne, dans un geste qualifié d'"humanitaire", les restes de 91 martyrs palestiniens, militants et combattants, tués depuis le début de l’occupation en 1967.

"Nous avons reçu les restes de 91 martyrs qui étaient enterrés de manière inhumaine dans la vallée du Jourdain dans des tombes numérotées", a déclaré à l'AFP le responsable des Affaires civiles au sein de l'Autorité palestinienne, Hussein al-Cheikh. Douze ont été acheminés vers la bande de Gaza contrôlée par le Hamas et les autres en Cisjordanie, ont précisé conjointement des sources officielles palestiniennes et militaires israéliennes.

Les dépouilles de 79 "martyrs" seront transférées au quartier général du président Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, où se trouve le tombeau du défunt président Yasser Arafat, pour une cérémonie officielle et la prière funéraire. Ils seront ensuite conduits dans leur localité d'origine, sauf 17 dont les familles se trouvent hors des Territoires palestiniens, qui seront inhumés sur place.

Le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mark Regev, évoque la portée pacificatrice de l’événement, qui suffirait, selon lui,  à "remettre le processus de paix sur les rails".

Le Hamas, de son côté, rend un hommage posthume aux héros tombés pour la défense de la souveraineté palestinienne, et qui sont en ce jour singulier liés par une coïncidence de dates, évoquant "le mélange du sang des héros du navire Marmara avec celui des martyrs et héros de Palestine", en référence aux neuf passagers turcs du navire Mavi Marmara tués dans un assaut israélien, il y a deux ans jour pour jour.

Certaines familles n'ont pas caché leur étonnement, croyant leurs proches déjà enterrés dans les Territoires palestiniens, ou bien n'ayant jamais rien su de leur fatale destinée, à l'image de Nasser al-Bouz, fondateur d'un groupe armé à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, porté disparu depuis 1989.

"Nous avons fait des efforts inlassables depuis plus de deux décennies pour connaître le sort de mon frère. Israël a nié être au courant, tandis que l'Autorité palestinienne et les organisations de droits de l'Homme ne disposaient d'aucune information à son sujet", a confié à l'AFP son frère, Sobhi al-Bouz.

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