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Les néo-nazis grecs s’opposent farouchement à la construction d’une mosquée à Athènes

Tempêtant, injuriant, et donnant libre cours à la rage qui les anime, ce n’est pas la première fois que les néo-nazis grecs éructent leur haine de l’islam, confortés désormais dans leur volonté d’imposer le règne de la terreur par la légitimité des urnes qui, en 2012, a provoqué un séisme politique en élisant 18 députés de l’organisation « Aube dorée » au Parlement.

Prospérant sur la crise économique endémique et le ressentiment national à l’encontre de la politique d’austérité drastique imposée par l’Europe et le FMI, les nazillons d’Athènes, qui n’acceptent dans leurs rangs que des Grecs de « race blanche », adressent un message particulièrement dangereux à l’Europe et aux instances internationales, tout en battant la campagne pour vouer aux gémonies la présence musulmane sur leur sol.

Dans leur ligne de mire, la perspective cauchemardesque de l’édification d’une mosquée dans la capitale grecque les a fait récemment sortir de leurs gonds, redoublant de hargne pour contrecarrer le projet porté par l’association musulmane de Grèce, qui a été rendu nécessaire par les conditions indignes de recueillement que subissent  des fidèles en constante augmentation.

Sous la forme d’un ultimatum,  Ilias Kasidiaris, le tribun de l’extrême droite, a galvanisé ses partisans, lors d'un rassemblement, le dimanche 19 mai, comme l’a rapporté l’AFP: "Si une mosquée est construite pour les criminels islamistes en Grèce, un front de 100.000 Grecs dirigés par Aube Dorée sera créé", tandis qu’au même moment les musulmans d’Athènes recevaient une lettre estampillée du logo du parti "Aube dorée" les menaçant en grec, en arabe et en anglais, "d’être abattus comme des poulets", ou encore de faire "couler le sang", s’ils ne quittaient pas le pays sans demander leur reste.

Après s’être heurtées aux fortes réticences de la puissante Eglise orthodoxe, qui a notamment alerté sur le refus de l’opinion publique de voir se dresser des minarets dans le paysage urbain, les autorités grecques ont finalement consenti à la construction d’une mosquée à Athènes au regard des besoins criants des 200 000 musulmans locaux, mais aussi afin de pallier une cruelle inégalité de traitement.

Plus que jamais démangés par l’envie d’en découdre, les néo-nazis de Grèce semblent avoir franchi un nouveau palier dans leur croisade féroce contre l’islam, qui ferait passer leur coup d’éclat de 2011, au cours duquel ils harcelèrent des fidèles qui célébraient l’Aïd Al-Adha en plein air, en leur jetant des œufs et en diffusant de la musique à tue-tête, pour une tentative d’intimidation en douceur…

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