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Les gauches ont abandonné les idéaux universalistes

Les « damnés de la terre » européens… 

…doivent rallumer le flambeau des idéaux universalistes (Goethe, Fanon, Tran Duc Taho, Iqbal, etc) éteint par les gauches pour endiguer les populismes haineux d’une « Europe cassée ».

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Sur le plan des idées, et uniquement sur ce plan, il faut être non-binaire. Pour le reste, il faut lutter contre toutes les tentatives d’indifférenciation car il est bien connu que l’unité n’est absolument pas l’uniformité. Mais que se passe-t-il donc dans cette Europe qui ressemble de plus en plus à ce « monde cassé » qu’avait décrit le philosophe Gabriel Marcel ? Rappelons déjà qu’une philosophie qui ne sait que jouer ou manipuler des concepts sans chercher à renouveler l’homme et sa vision est tout bonnement une subversion. Accroître la connaissance est la tâche de l’intellectuel ; et lorsque celui-ci l’occulte, alors il cesse d’être un intellectuel au service des autres, il redevient tout juste un courtisan parmi tant d’autres.

Un avenir non-humain voilà le programme que l’on nous sert tous les jours. Une futurologie funeste qui consiste à faire croire que la répétition du même est une loi naturelle ; cette croyance c’est ce dont a besoin le système ou la superstructure (qui contrôle et subvertit) pour se perpétuer. Le fatum d’Occident veut nier à l’homme sa part de créativité, d’inventivité et d’imprévisibilité. Demain ne se répétant jamais, « Le futur n’est pas à découvrir mais à inventer » et c’est pour cela que « le grand œil » du marché a tout intérêt à nous priver de notre futur à visage humain.

C’est pour cela aussi, que l’attitude prospective telle qu’elle a été définie par Gaston Berger devient une question de vie ou de mort au 21ième siècle. Cette démarche de l’esprit est tout simplement cette « foi en la possibilité permanente d’une rupture avec le donné déjà existant et l’ordre établi ». Mais ce qui est inquiétant, c’est la propagation de cette société qui n’est qu’un « solipsisme à plusieurs », avec des hommes et des femmes ayant une vie insulaire, une conscience insulaire et une vision du monde insulaire.

Enfin, l’on doit se demander : vers quoi nous amènent les gauches réunies depuis leur nuit « Nups’iale » (la nuit perpétuellement festive de la Nupes) ? Notre réponse : tout simplement vers l’accessoire et le futile. A l’heure où l’humanité a besoin de lucidité, de courage et d’abnégation, les gauches s’amusent en nous amusant.

L’étendard universaliste a été abandonné et ce n’est pas de ce côté-là que viendra la libération de nos multiples aliénations. Les oppositions contrôlées et la fabrication du consentement sont l’œuvre de celui-là même qui prétend nous défendre alors qu’il nous combat. Une opposition sérieuse qui aspire à représenter un peuple doit se préparer non pas à l’administration des choses mais au gouvernement des hommes. Avec une telle vision d’un futur non-humain que partagent les gauches, celles-ci ne peuvent plus se prétendre universalistes ; depuis plusieurs décennies ces gauches vouent un culte à une trinité funeste : l’indifférenciation, l’idéologie et la posture.

Le salut viendra des plus faibles et des plus méprisés. Un damné de la terre vit d’une vie réelle ses écueils. La posture et l’idéologie ne trouvent pas de place dans sa misérable vie. Seul(e) celui ou celle, pour qui garder son humanité devient un combat de tous les jours et qui le sait, peut s’ouvrir à ses semblables. C’est pourquoi, ces « damnés de la terre » doivent rallumer le flambeau des idéaux universalistes éteint par les gauches en s’inscrivant dans la continuité d’un Goethe, d’un Fanon, d’un Tran Duc Taho ou d’un Iqbal, et ce, pour endiguer les populismes haineux d’une « Europe cassée ».

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