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Le président birman sous le coup d’une plainte pour “crimes de haine et génocide” contre la minorité musulmans des Rohingyas

La plainte déposée jeudi dernier, à la Cour fédérale de Manhattan, par plusieurs militants des droits des musulmans américains, contre le président birman Thein Sein, ce despote féroce qui joue les réformateurs, et sa politique génocidaire à l’encontre des Rohingyas, cette minorité musulmane condamnée à être apatride et massacrée depuis de longs mois sous des cieux rouges sang, fera-t-elle sortir de leur cécité complice la communauté internationale et la nobelisée, quasi sacralisée, Aung San Suu Kyi ? Rien n'est moins sûr.

En tout cas, cette dénonciation des crimes contre l’humanité perpétrés par une junte militaire sans pitié et des moines bouddhistes, ivres de vengeance, mués en hordes d’assassins, aura le grand mérite de graver dans le marbre des exactions innommables à l’approche d’un 8 novembre crucial, date des prochaines élections législatives annoncées comme libres, les premières depuis 25 ans, mais sur lesquelles plane déjà la suspicion de sinistre mascarade et de fraudes. Il est à noter que Aung San Suu Kyi, en lice pour conquérir le pouvoir suprême, multiplie les meetings en régions, enjoignant les électeurs à vérifier que leurs noms figurent bien sur les listes.

Décrits par l’ONU comme « l’une des minorités les plus persécutées eu monde », les Rohingyas pourchassés comme des immigrants illégaux, embastillés, torturés et exterminés avec une extrême cruauté appartiennent désormais à une autre catégorie de damnés de la terre : ceux qui sont victimes d’une épuration ethnique effroyable, dans l’indifférence des chancelleries occidentales, des grands démocrates qui y officient, et des monarchies pétrolières du Golfe.

Cette poursuite civile intentée par pas moins de 19 organisations musulmanes américaines, mais aussi par la Task force de Birmanie, et l’ONG Rohingya Hitay Lwin Oo, accuse Thein Sein "de crimes de haine, de génocide, de tortures, de détentions arbitraires, de traitements inhumains et dégradants à l’encontre de la minorité musulmane Rohingyas », comme l’a rapporté l’agence Reuters, samedi 3 Octobre. 

Des dommages compensatoires et punitifs sont exigés en contrepartie de ces innombrables violations présumées du Alien Tort Statute (ATS), une loi américaine qui autorise les ressortissants étrangers à engager des poursuites devant les tribunaux américains pour des infractions au droit international ou à un traité signé par Washington.

  

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